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dimanche 29 mai 2011

Voix de passage - XXIV

C’est l’histoire d’un petit Indien... 

- un jour, un petit Indien sur son cheval voyageait dans les montagnes. 

- Il rencontra un ours qui mangeait du miel. 

- Et le petit Indien a eu peur. 

- Mais comme il était courageux, il lui courut après pour lui prendre son miel car il n’avait pas mangé depuis 2 jours. 

Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

samedi 28 mai 2011

Voix de passage - XXIII

- Je trouve ce dessin très philosophique… L’histoire des Indiens d’Amérique en un seul dessin.

- Ces pauvres Indiens, Geronimo et ses tribus nous leur avons tout pris, leur identité, leur peuple et leurs forêts. Je hais les westerns!! Les Indiens sont toujours tués et les «Blancs» sont toujours les bons!!

- Surtout pour avoir vu le changement «Indiens-Culture américaine», Mac Donald’s, KFC, Hollywood et toutes ces conneries. Je préfère effectivement «Vinetu» et ses Indiens.

- Pauvre monde! Nous nous croyons tellement en avance, mais nous régressons. Les enfants ne savent plus s’amuser si pas de Play station, IPod, Game cube, Xbox, sincèrement les Américains nous pourrissent! Qu’il est loin le temps où les enfants jouaient avec la nature comme les Indiens.

- Il y a aussi ces Japonais, ces Chinois… un comique dit: «Vous allez voir, ces Chinois vont nous envahir tout Paris! Mais ils nous laisserons quand même le 13e!»

- Et le 19e et le Marais, mais il faut vivre le 21e siècle et ce n’est que le début!!


Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

mercredi 25 mai 2011

Voix de passage - XXII

- La nature est si belle mais la lecture, c’est mieux ! Meilleur serait de lire en pleine nature, parmi les fleurs et leurs odeurs.

- La nature? Oui dans toute sa splendeur! Lire dans un parterre de fleurs, sur l’herbe grasse. Sentir leur odeur, s’en imprégner.

- Lire, observer, s’inspirer de toute cette nature qui nous entoure. Se faire des films, s’imaginer dans le bonheur. Tout et n’importe quoi.

- En effet, lire parmi les animaux et la nature. Mais si j’étais dans un beau décor, je préfèrerais le dessiner, l’immortaliser.  


Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

Voix de passage - XXI

- Il se trouve que je ne le suis pas! C’est pas de ma faute. 

- Serait-ce la faute de vos parents? 

- C’est la "faute" de personne! 

- C’est comme venir au monde dans un pays, une région. On ne choisit pas ! le plus important pour moi, c’est d’être curieuse de tout et de tous! Des cons, il y en a PARTOUT! 

- Le tout est la perception qu’on en a et aussi "l’usage". Même les cons peuvent être utiles. Il n’y a pas de bête uniquement nuisible. Tolérance est mère de relation. Plus facile à dire qu’à appliquer chaque jour. 

- Mais tout chez l’être humain débute par la perception et donc aussi par l’apparence. Et c’est très, très souvent là que je finis par me prendre "une claque". J’ai beau le savoir, c’est en moi: j’ai envie de faire confiance autant que je donne ma confiance. 

BREF ! SPONTANEITE 

- ce passage est spontané mais pas très clair. LA perception n’est pas forcément que celle de l’apparence et puis il y a aussi ce qu’on appelle l’instinct. Animal, animal… 

- vous avez raison! Mais je pense que la perception demande plus de construction intellectuelle et des références socioculturelles. 



Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

Voix de passage - XX

- Le pommier a déjà perdu ses fleurs.

- En observant un arbre, le pommier avait déjà perdu toutes ses fleurs. Le froid est la cause de cette perte de ses fleurs.

- Où sont les pommiers ? Je les vois en Normandie, leurs couleurs illuminées par le soleil, à leur base, des vaches et leurs bouses. Mais ici, à Paris, ce ne sont pas des arbres, ce ne sont PLUS des arbres! ce sont leurs enveloppes charnelles estropiées mais sans âme. Or leur beauté vient de leur âme.

- Une âme? Oui. Mais personne ne sait la sonder, la décrypter. Ni la comprendre. Les voix des arbres sont impénétrables.



Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

Voix de passage - XIX

- Partager un moment d’écriture: c’est marcher dans la rue, se promener, ramasser des choses intéressantes.

- Des choses? Comme des déchets? Comment se promener dans la rue? A droite, les voitures et leurs bruits incessants et à gauche, les bâtiments laids et étroits.

- La rue n’est pas toujours source de tranquillité. Bien au contraire? Se promener naïvement et avec insouciance peut apporter bien des problèmes.

- La rue est un lieu où nous pouvons rêver, avoir un esprit tranquille ou pas. Chacun peut penser ce qu’il veut. Libre à nos esprits.



Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

Voix de passage - XVIII

- Dans mon marathon, c’était un joli moment de détente et de rencontre…

- L’imagination, au bruissement du feuillage printanier, m’engageait à des rêveries surréalistes. Etait-ce mon esprit rêveur qui me faisait découvrir au coin des rues et de passages bien connus des surprises incongrues, ou tout à fait extraordinaires.

- Cette coulée verte était un lieu surprenant et ma balade se présentait comme u bref passage dans une unité de temps fort court et c’est à ce moment que la rencontre se fit…

- Les pensées souvent sont tues. L’écriture est un moyen, ou non pas un moyen mais un chemin. J’empruntai ce chemin, sourire aux lèvres, pour prendre peut-être des routes inconnues même de moi-même! 



Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

Voix de passage - XVII

- Ce beau temps fait s’envoler soucis nous engageant à communier de bonne humeur.

- Sur le pavé claquent talons, (…) d’un beau soleil transparent et lumineux.

- J’avais quelques minutes et ses talons qui claquaient… alors je me suis mis à lui parler du festival de la voix et à lui proposer de m’accompagner…

- Découvrir ce que je ne connais pas, voyager dans la découverte d’autrui, écouter, être transportée, faire fleurir dans mon jardin secret d’autres connaissances. A coup sûr, c’était dans mon état d’esprit.

- L’après-midi fut riche en de multiples découvertes de talents divers et de cette personne qui me quitte sur un beau sourire. 



Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

Voix de passage - XVI

- «C’est de la balle!»

- Car c’est une belle journée pour exprimer ses idées.

Allongée dans l’herbe, Anna entendait son amie s’essayer au langage des jeunes, ce qu’elle n’était plus depuis longtemps…

- Ce dernier nous permet à notre tour de rester jeunes.

Anna pensait cependant que la sagesse et l’expérience valaient bien mieux que ces phrases-là, et que lorsqu’on n'avait rien à dire, autant se taire!

- Effectivement la parole est d’or et le silence est d’argent.

Plutôt que continuer à bavasser sur de la philosophie de comptoir, Anna se leva sur ses vieilles jambes, et fixa le soleil.

- Le soleil réchauffe l’âme et le corps.

Derrière elle, le second soleil se couchait, donnant au ciel sa belle teinte verte, tranchant délicieusement avec le violet de l’herbe.

- Le violet et le vert et même le jaune du soleil font notre belle nature.

Mais tandis qu’Anna contemplait le paysage, que son amie fermait doucement les yeux, une menace jaillit de l’ombre…

- Les mers les plus calmes se mettent en colère des fois.

Un jorbax sauta en dehors de sa sacoche, et pour l’amie d’Anna, le soleil se fit ombre et sa vie s’écoula entre les crocs du prédateur.

- L’ombre attire la pénombre qui nous sombre.

Tout en s’enfuyant, Anna songea non sans ironie que la dernière phrase de son amie avait été «c’est de la balle».



Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

Voix de passage - XV

- Seul dans la ville, un pavot cornu… bronzait

- Eh non, il n’est pas seul… que d’amis qui se pressent autour de lui…

- Et pourtant il a beaucoup hésité avant de sortir, je crois qu’il a peur dans la ville.

- La ville, pleine de ses fleurs, de ses douceurs pourra le rassurer.

- Trop de bruit, trop de monde, il cherche un petit coin de douceur.

- Un petit coin de paradis, le pavot l’a dit.

- Le pavot l’a dit, le poète aussi.

- Tous deux se sont posés. Le pavot n’est plus seul. Cornu il reste, bronzé il devient…




Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

Voix de passage - XIV

- Il ne manque que le bruit du clapotis des vagues, le sable est chaud, le chant des mouettes au dessus de moi me berce.

- Vu au loin l’horizon, le bleu de la mer se ménageant au bleu du ciel, les voiles de ces bateaux qui bougent au rythme des vagues.

- Au loin des planches glissent sur ces vagues voraces, un couple s’enlace, des enfants jouent dans le sable, un chien court après un goéland et saute dans l'eau.

- Le charme de ces baraques des plages bretonnes qui datent d’un demi-siècle est vraiment magnifique. Seuls le vent et le temps ne sont pas si parfaits.

- Je voyage en pensées, Douarnenez, Vannes, Saint Brieuc, Cancale, St Malo et Dinard, ou ces petites baraques faites de toile rayée bleu et blanc le font penser au début du siècle dernier, l’on s’attend à apercevoir des nageuses en robe et des hommes avec leurs moustaches à la Proust. 


Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

Voix de passage - XIII

- J’attends mon copain boucher pour tailler une bavette non pas sur l’étal mais assis à une table à côté d’un jardin.

- Jardin sans fleurs pour l’instant alors que c’est déjà le printemps mais devant une belle plante! Non? En tous les cas moi j’aimerais l’entendre.

- Je n’attends que ça (…?) petit Louis et ouvre l’œil pour admirer les glaïeuls imaginaires mais réels dans l’esprit.

- L’esprit, la pensée, les émotions!!! les souvenirs aussi, l’exaltation tout ce qui nous anime à l’intérieur et nous invite à écouter notre cœur souvent en dehors de la raison sans oublier que la réalité, les lois malheureusement sont là de toute façon mais cela évite de faire n’importe quoi!

- N’importe quoi, quoi c’est naturel et agréable de se laisser aller au vagabondage.



Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

Voix de passage - XII

- 20 ans: le bel âge! On n’est plus adolescent mais on est tout juste jeune adulte, et l’on ne sait pas encore ce qu’on attend de la vie ou tout du moins ce qu’elle nous réserve. Surprise!

- Surprise: la vie est encore longue et beaucoup de découvertes nous attendent.

- C’est tellement vrai, on ne sait pas mais on peut quand même choisir où l’on va; moi j’ai envie de décider aujourd’hui et ne plus supporter ce que l’on subit. Ce n’est pas pour autant que l’on n’a pas peur mais au moins ce n’est pas dans la douleur.

- Aïe! aïe! cela peut faire souffrir. En 2011, l’homme a inventé un petit appareil nommé GPS qui peut nous aider à se guider dans la vie car les routes sont longues et les croisées des chemins tortueuses.

- Et oui, il faut être patient et vigilant, qui nous guide? Son moi ou les autres? les deux à la fois sont toujours présents, mais au final peut-on vivre seul sans le magnifique chemin de la relation? Quel beau présent quand on a trouvé celui qui peut partager avec vous tous les bons moments; serait-ce le chemin de l’AMOUR?!!!... 




Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

mardi 24 mai 2011

Voix de passage - XI

- Bonjour madame. 

- Bonjour mademoiselle. Quelle surprise de vous rencontrer au passage Prévert. Que devenez-vous depuis le temps des cerises de l’an dernier?

- Oh oui! quelle belle surprise! Maintenant, je suis mariée et j’ai une fille qui s’appelle Angélique. Je suis directrice artistique et vous, que devez-vous? 

- Moi, j’ai grimpé d’échelons. A titre de retraitée, de 3e âge, de mamie aussi, j’ai beaucoup plus d’activités que dans la vie active. J’écris, je donne de la voix dans les chorales, je me fais du biceps en battant du gros tambour, je me fais de belles jambes à la danse de salon. Je danse mieux que je ne marche, car je marche avec une canne! Bref, je suis ravie de notre rencontre. 

- Moi aussi je suis ravie et moi aussi je prends des cours de chant. Comment vont vos enfants? 

- Avec les enfants, la relève est assurée.



Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

lundi 23 mai 2011

Voix de passage - X

- C’est vraiment inconfortable… Tu ne crois pas qu’on devrait changer de position?

- Effectivement les chaises sont un peu dures. Il aurait fallu amener des coussins.

- Oui, ce serait drôle… Des coussins pour une planque! Si rien ne bouge dans le quart d’heure, je vais acheter un sandwich.

- Et moi je vais chercher une bouteille d’eau. Les nappes frénétiques sont sèches paraît-il.

- C’est du jamais vu, une telle sécheresse. Vivement la saison de la boisson…

- Surtout les boissons à bulles, celles que je préfère.

- Bon, cette fois, j’y vais. Tant pis pour les moutons de la moquette. J’en ai marre de les balayer!



Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

Voix de passage - IX

- L’année de mes vingt ans est passée depuis bien longtemps. Il y exactement dix-sept ans. Il est vrai que l’année de mes vingt ans était surprenante et mémorable. Mémorable pour mes parents, c’était l’année de mon 2e baccalauréat. Et surtout la dernière chance de poursuivre mes études. Surprenante: j’ai eu mon bac. C’est l’année où j’ai rencontré votre mère.

- Où as-tu rencontré maman?

- J’ai rencontré maman à la montagne, à Chamonix, en colonie de vacances. C’était le début… Vous êtes arrivées 9 ans et 12 ans après…



Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

Voix de passage - VIII

- Les amis de nos amis sont les nôtres. 

- Tel est l’enseignement que nous a appris le chef. 

- Oui de la discussion jaillit la lumière. 

- Nous sommes rassemblés ici, autour de cette digne philosophie, nous, les rats. 

- La lecture nous a réunis dans cette belle bibliothèque. 

- L’odeur des livres émoustille nos narines, le savoir à nos portes, nous avons enfin l’occasion de nous élever, nous, la vermine putride. 

- Il vaut mieux un peu savoir de toutes les choses que le tout d’une seule chose. 

- L’essentiel étant de connaître notre ennemi: si les amis de nos amis sont nos amis, il en est de même pour nos ennemis, et ce ne sont pas les mouches qui nous diront le contraire! 

- De nos ennemis, on se méfie toujours, mais sur nos amis on peut se tromper. 

- Par exemple, qui peut se fier aux sauterelles, ces êtres gloutons et criards? 

- Elles engloutissent tout, là où elles passent l’herbe ne pousse pas. 

- Tandis que nous, les rats, nous connaissons l’impatience de l’équilibre, et grâce à cela, nous serons bientôt les rois. 

- L’équilibre et l’ordre sont le repos moral. 

- C’est ainsi que nous les rats pensons, trop souvent pris pour vermine et cependant sages parmi les sages…

- La sagesse est la solution de bien des conflits.



Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

dimanche 22 mai 2011

Voix de passage - VII

- J’aime beaucoup ma maman!

- Moi aussi, je l’aime beaucoup! elle est merveilleuse! j’adore passer du temps avec elle. Comment s’appelle ta maman?

- Oh là! un joli prénom qui n’est pas courant de nos jours. Si un jour j’ai une petite fille je l’appellerai comme sa mamie. A toi de l’identifier! 

D comme D’Amour 
E comme Elle est 
L comme Lorsque 
P comme Partout où elle va 
H comme Harmonie 
I comme Intelligence 
N comme Naturelle  
E comme Elégante 

- J’ai deviné, c’est Delphine! C’est un beau prénom, en effet! C’est super ton acrostiche! ma maman s’appelle Marie-Christine. Sinon, as-tu des frères et sœurs?

- une ribambelle, ma chère! Trois sœurs à marier. Un frère officier de marine. Deux frères enseignants! Un frère chasseur de crocodiles pour les sacs des dames!

- Ah je vois que vous êtes nombreux! Moi, j’ai une petite sœur qui a 8 ans. Elle est en CE1. Bon, je vais te laisser, il y a mon papa qui m’attend dans la voiture! Au revoir!



Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

Voix de passage - VI

- Etre soi-même, c’est ne pas mentir à son entourage.

- Quant à moi j’mens jamais à mon entourage, pour pas faire ravage.

- Car l’amitié est basée sur la confiance et la vérité de cette amitié.

- Quand l’amour commence, l’amitié finit le jour même.

- En tous cas je n’te mens pas, Sarah car tu comptes vraiment pour moi!

- Bah pourquoi m’as-tu piqué Jack?



Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix. 

Voix de passage - V

- Quand il fait chaud, rien de mieux pour se rafraîchir et pour renaître… que l’eau, sous toutes ses formes!

- J’ai entendu dire que boire deux litres d’eau par jour nous permettrait de vivre plus longtemps! mon frère se force à en boire 2 litres ou plus depuis qu’il le sait!

- Je crois qu’il doit faire attention, le trop est l’ennemi du mieux!

- C’est sûr ! mais mon frère a une peur bleue de la mort…

- Et vous, vous semblez avoir moins peur que lui?

- Quand la mort arrivera je n’en serai de toutes façons pas consciente.

- Ah! qui sait! dieu seul, non?

- Vous croyez en Dieu? sans vouloir paraître indiscrète, bien sûr.

- Bien sûr! mais sans doctrines ni dogmes!



Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du festival de la voix.