<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352</id><updated>2012-02-17T02:00:37.727+01:00</updated><category term='110415'/><category term='Mots en Marge'/><category term='Poésie'/><category term='Contes'/><category term='Printemps des poètes 2011'/><category term='Eté 2011'/><category term='100228'/><category term='Adoption'/><category term='Prose'/><category term='Hors ateliers EC'/><category term='081212'/><category term='091116'/><category term='100308'/><category term='Haïkus'/><category term='Atelier-Enfants'/><category term='Berlin'/><category term='110121'/><category term='Voix de passage'/><category term='Divers'/><category term='Désert'/><category term='090629'/><category term='L&apos;immeuble'/><category term='L&apos;immeuble-2009'/><title type='text'>Ecritures Colombines - les textes</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>99</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-8587963630097042410</id><published>2011-07-17T13:56:00.000+02:00</published><updated>2011-07-17T13:56:44.541+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Adoption'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eté 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Alors, tu viens ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’attends.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’attends depuis des mois. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’attends depuis des mois et des mois. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’attends, j’attends, j’attends depuis des mois et des mois, et des mois et tous ces mois ensemble, bien empilés ont dû commencer à faire des tas de douze mois. Il faudrait que je compte tous ces paquets de douze mois pour connaître le nombre d’années. J’ai comme l’impression que j’attends depuis toujours. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’attends, j’attends, j’attends depuis des mois et des mois, et des mois… et tous ces mois ensemble… Tiens, pour me passer le temps, je pourrais essayer de transformer tous ces paquets de douze mois en semaines, ou en jours. Je ne suis pas très forte en mathématiques, alors toutes ces opérations m’occuperont un bon moment. Tuer le temps… Ecrire tous ces chiffres correctement, aucun en miroir, les uns en dessous des autres, zut, j’ai mal écrit, je recommence, de l’encre sur mes doigts...  De toute façon, j’ai le temps. Prise dans mes calculs, mes ratures, je ne penserai plus qu’à moi, sans toi, je ne penserai plus que ça fait des mois que j’attends, que je t’attends. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’attends, j’attends, j’attends depuis des mois et des mois, et des mois et des mois… et tous ces mois ensemble… mais je ne vois toujours rien venir. Moi, moi, moi, sans toi! Combien de mois? Cinquante deux mois, sans émoi pour toi… eh, moi? «Quand est-ce que j’aurai un petit frère ou une petite sœur?» Et inlassablement, la réponse est la même: «peut-être après Noël ou avant la fin de la grande section…» Je me rends bien compte que personne n’a de prise sur le temps, et j’ose à peine poser ma question, toujours cette même question, cette question qui revient sans cesse comme un refrain. Comme le refrain d’une chanson dont l’air me trotte dans la tête et dont je ne peux me débarrasser, toujours cette même question: «quand est-ce que j’aurai un petit frère ou une petite sœur?» Je ne suis pas sotte, je vois bien que ma question dérange, que ma maman ne sait plus me donner une réponse, et qu’elle est surtout peinée à l’idée d’être impuissante à me donner une réponse exacte. Mais en posant ma question à voix haute, je fais déjà vivre ce petit bout de frère ou de sœur, c’est un peu comme s’il était là… eh, regarde? Coucou! Caché! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’attends, j’attends, j’attends depuis des mois et des mois, et des mois et des mois… et tous ces mois ensemble… mais j’en ai marre d’attendre. Je ne veux pas être trop grande, la chanson et son refrain ne seront plus de mon âge, quand l’heure aura enfin sonné. Bientôt, j’aurai sept ans et je suis toujours toute seule. Mais pourquoi suis-je la seule de la classe à ne pas avoir de frère et sœur? Pourquoi faut-il attendre sans pouvoir rien faire? Comment faire avancer cet affreux dossier au bout du monde? Pourquoi? Mais que fais-tu là-bas? Tu attends toi aussi? Tu crois que je vais t’attendre indéfiniment? Es-tu né au moins? Ou bien suis-je en train d’attendre quelqu’un qui n’existe pas encore? Un être doublement virtuel? Allez, bouge toi un peu, montre leur que ta grande sœur t’attend et est impatiente! Si tu tardes trop, je ne serai plus prête à te recevoir! Je suis presque en colère contre toi!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’attends, j’attends, j’attends depuis des mois et des mois, et des mois et des mois… et tous ces mois ensemble… J’attends, j’attends, j’attends depuis des mois et des mois… AIDEZ MOI! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;FB – 28 novembre 2010&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-8587963630097042410?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/8587963630097042410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/07/alors-tu-viens.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8587963630097042410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8587963630097042410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/07/alors-tu-viens.html' title='Alors, tu viens ?'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-6469168281697438610</id><published>2011-07-14T13:56:00.002+02:00</published><updated>2011-10-30T20:05:47.606+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Adoption'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eté 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Tu vas rester un peu avec nous</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce matin, le soleil brille. Je sens la sueur couler sur ma peau. Maman s’approche de moi et elle dit: «Yéyé, il n’y a plus rien à manger, je t’emmène chez les sœurs».&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle roule mes vêtements dans un pagne vert et marron: un pagne, deux t-shirts, deux culottes. Elle glisse un petit bracelet de perles dans le baluchon et me prend par la main.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous marchons sur la terre rouge. Maman ne me porte pas dans le dos. Parfois, je pleure, lorsqu’un caillou pointu rentre dans ma peau.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous marchons jusqu’à ce que le soleil soit très haut dans le ciel. Maman serre ma main très fort dans la sienne. Elle me tire. Je fais trois pas chaque fois qu’elle en fait un.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le vent souffle et la poussière rentre dans ma gorge. J’ai soif. J’ai faim. J’ai envie d’arrêter de marcher pour dormir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous arrivons devant la grande maison. Maman s’arrête un instant et me regarde.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle me prend dans ses bras. Elle me regarde. Elle me dit «Yéyé, n’oublie jamais que je t’aime, attends ici».&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Maman entre dans la cour. Elle entre dans un bureau. Une dame avec un foulard gris sur la tête sort et me regarde. Une croix en bois pend sur sa poitrine. C’est une religieuse, une soeur. Maman pleure. Maman crie. La soeur lui caresse le dos. La soeur parle. Elle dit des mots que je ne comprends pas. Maman revient vers moi et me prend la main. Maman dit «merci». La soeur dit «ne vous inquiétez pas». Une larme coule sur sa joue. Une larme coule sur la joue de maman. Des larmes coulent sur mes joues.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Maman se penche vers moi. Elle m’embrasse. Elle serre ma main et la donne à la soeur. Elle lui donne le baluchon.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Maman se retourne. Elle ne me parle pas. Elle s’éloigne. Elle marche, le dos courbé.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je la vois qui s’éloigne. J’ai faim. J’ai soif. Je pleure. Je ne bouge plus.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La soeur me prend dans ses bras. Elle me donne à boire. Elle me parle. Elle me raconte ma journée. Elle m’appelle Yéyé. Elle me lave et me donne des vêtements propres. Elle me donne à manger. Je mange du riz au gras.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je la vois regarder dans le pagne. Elle colle un papier sur le pagne, le referme et le met dans un placard sans enlever un seul objet.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle me laisse finir de manger lentement. Elle me regarde. Elle me dit qu’il y a d’autres enfants ici. Elle me dit que je serai bien. Je me lève. Elle me prend par la main.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous arrivons dans une grande salle. Dix enfants sont assis. Ils jouent. Une femme est assise avec eux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La soeur dit : «Voici Yéyé». Les enfants me regardent et disent «Bonjour Yéyé». &amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La femme se lève, elle me prend par la main. Elle se rassoit et m’assoit à côté d’elle. Puis, elle montre un enfant qui dit «Je suis Gatien». Chaque enfant annonce son prénom. La femme termine en disant «Je suis Rosalie et tu vas rester un peu avec nous».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FAA&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-6469168281697438610?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/6469168281697438610/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/07/du-cote-des-enfants.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6469168281697438610'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6469168281697438610'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/07/du-cote-des-enfants.html' title='Tu vas rester un peu avec nous'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2022726384675138254</id><published>2011-07-14T13:46:00.000+02:00</published><updated>2011-07-14T13:46:02.862+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Adoption'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eté 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Le coup de fil magique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mlle P est assise, un tricot à la main. Elle tricote de la layette pour un enfant qu’elle ne connaît pas. Le cliquetis des aiguilles raisonne dans son appartement vide. La porte de la chambre d’enfant est entrouverte sur un espace fait de douceur. Elle attend un enfant pour un jour, mais pour quand? Tout ce qu’elle sait, c’est qu’un jour, le téléphone sonnera ou que l’on frappera à sa porte pour lui annoncer LA NOUVELLE. Son attente dure depuis des années, et les autres coups de fils et les autres visites lui paraissent vides de sens. Lorsque le téléphone sonne, elle laisse tomber une maille, puis son tricot, puis ses aiguilles et se précipite sur le combiné qu’elle décroche trop tard… le répondeur a commencé à égrener son message. Elle entend: «Ah, bonjour, c’est Monsieur T, ici, à l’appareil, il y a eu une commission ce matin, on vous a attribué une petite fille».&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mme P est assise, un tricot à la main. Elle passe le plus clair de son temps à tricoter pour ses neveux et nièces des pulls aux motifs de Disney. Entre deux pulls d’enfant, elle glisse toujours une layette. Le silence de son appartement semble servir de caisse de résonance au cliquetis de ses aiguilles. Parfois, le craquement d’une planche lui rappelle que même vide, son appartement vit. Cette pensée la rassure. Elle sait qu’il est prêt, comme elle, à accueillir un enfant. La chambre est prête, toute guillerette. Elle sait que bientôt, après tant d’années, son projet est prêt d’aboutir. Elle attend un coup de téléphone ou un courrier, ou un coursier… Souvent, son téléphone sonne, ce ne sont que des amis ou des vendeurs de mort subite. Chaque fois qu’elle répond, elle ne peut s’empêcher de marquer une légère déception. Elle a donc pris l’habitude de laisser son répondeur en permanence. Cela lui permet de filtrer un peu ses appels et de ne pas répondre aux importuns. Ses amis savent et sont patients, ils déclenchent le répondeur et l’appellent avant de laisser un message. Soudain, le téléphone sonne, elle sursaute et se lève précipitamment pour répondre. Elle lâche quelques mailles, ses aiguilles, la pelote, etc. Se précipite sur le combiné, trop tard… d’où tient-elle la certitude que ce coup de fil est celui qu’elle attend? Elle ne le saura jamais. Pourtant, elle entend: «Ah, bonjour, c’est Monsieur T, ici, à l’appareil, il y a eu une commission ce matin, on vous a attribué une petite fille».&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mlle P est assise, un tricot à la main. Rang après rang, elle tricote l’espoir d’une vie nouvelle. Elle tire le fil dans le silence de son appartement, trop grand pour une personne seule. Certaines âmes bien intentionnées lui ont dit qu’elle devrait louer une chambre à un étudiant, cela lui ferait de la compagnie… ou qu’elle devrait héberger quelque sans abri… pour faire une bonne action. Mais elle s’obstine, Mlle P, à vivre seule dans ce grand appartement. En grand secret, elle a aménagé le coeur de sa demeure pour y accueillir un enfant. Depuis que la chambre est finie, elle attend. Elle ne sait même pas ce qu’elle attend: un appel, de qui? Un courrier, de qui? La visite d’un coursier ou d’un messager? Alors, pour passer le temps, elle tricote. Elle tricote la vie de son enfant qui viendra, peut-être un jour habiter sa maison. Quatre ans ont passé et elle attend toujours. Chaque fois que le&amp;nbsp;téléphone sonne, elle tressaille. Chaque fois que l’on frappe à la porte, elle tressaille. Souvent, ce sont des amis ou des collègues, ou encore un marchand de mort subite qui la dérange… et l’oblige à défaire quelques mailles tombées dans la précipitation. Elle est perdue dans ses pensées, repasse inlassablement dans sa tête les étapes qui l’ont conduite à souhaiter adopter, fonder une famille… seule, sans homme dans sa vie. Elle repense à l’assistante sociale qui lui a assuré qu’elle devrait d’abord mettre une annonce ou se rendre dans une agence matrimoniale avant de se lancer dans cette histoire qui ne peut que mal tourner. Aux femmes seules, on ne confierait que des fous ou des handicapés. Elle repense aussi à sa ténacité qui a fini par l’isoler d’un certain monde et à lui ouvrir les portes de l’espoir. Elle reçoit peu, certes, et peu de personnes l’appellent, mais elle a une vie sociale, dehors, liée à son travail. Son chez-elle, c’est un autre monde, intime, interdit… et c’est dans ce monde qu’elle va faire entrer un enfant, c’est dans ce monde qu’elle recevra un signe. Soudain, le téléphone sonne. Elle se précipite pour répondre, fait tomber son tricot, ramasse sa pelote, puis son aiguille. Zut, le répondeur s’est mis en route et c’est impuissante, accrochée à un autre fil qu’elle entend la voix du bout du monde lui annoncer: «Ah, bonjour, c’est Monsieur T, ici, à l’appareil, il y a eu une commission ce matin, on vous a attribué une petite fille».&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;FAA, novembre 2010&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2022726384675138254?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2022726384675138254/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/07/le-coup-de-fil-magique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2022726384675138254'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2022726384675138254'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/07/le-coup-de-fil-magique.html' title='Le coup de fil magique'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-9081107492862746495</id><published>2011-07-14T10:00:00.000+02:00</published><updated>2011-07-14T10:00:01.059+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eté 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>En attendant le croissant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Suzanne entre dans la boulangerie et s’insère dans une file de personnes aux yeux flétris. Il n’est que 8 heures, mais la boutique est déjà pleine. Elle sent bon, et même si les estomacs sont tendus et affamés après la nuit, l’odeur offre un début de rassasiement. Suzanne colle son nez à la vitrine intérieure. Les tartelettes aux fruits, les éclairs au chocolat, les mille-feuilles et les meringues en rangs serrés n’attendent qu’à être empaquetés. Suzanne salive. Derrière elle, la file continue de s’allonger. Au loin, les mots assourdis de la boulangère aux premiers clients rebondissent de tête en tête pour arriver jusqu’aux derniers, déformés par les brumes filamenteuses d’un sommeil  encore ancré dans les corps rendus droits par l’attente. Dans les porte-monnaies, les pièces s’entrechoquent contre les doigts gourds. Après quelques longues minutes d’attente, c’est enfin au tour de Suzanne. Elle avait prévu de prendre un pain au chocolat mais, au dernier moment, préfère un croissant. Elle sort de la boulangerie, un sourire aux lèvres. Derrière elle, une bonne dizaine de personnes affamées attendent encore.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Messieurs-dames!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Madame.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- il y en a du monde, pour une heure si matinale.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- C’est une des meilleures boulangeries de la région!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- M’sieurs-dames!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Bonjour!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Vous avez vu les tartelettes aux fruits?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Ca donne envie, hein?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Bonjour!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Monsieur.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Moi, j’avoue que j’ai un ptit faible pour les éclairs... Mais les mille-feuilles me tentent bien aussi.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Je ne sais pas, j’hésite.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Une baguette, s’il vous plaît!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Un euro cinq.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Essayez les meringues, pour ma part, je ne suis jamais déçue.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Au revoir, Monsieur; bon dimanche.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- C’est drôlement difficile de faire ses meringues soi-même.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Vous désirez?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Messieurs-dames!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Moi, la seule pâtisserie que je sais faire, ce sont les madeleines.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Je n’ai plus de sucettes au coca, mon petit. Tu en veux une au goût cactus?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Il fait beau, hein, aujourd’hui.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Tant mieux, pour un dimanche.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Non, je préfère un roudoudou&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Oui, mais il paraît que ça ne va pas durer.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Trois euros.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Messieurs-dames!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Madame!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Madame?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Un pain au chocolat! Non, non, attendez, finalement, je prends un croissant.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Déjà, ça se couvre un peu.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- M’sieurs-dames!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Derrière son comptoir, la grosse boulangère jette un oeil agacé à la file qui s’allonge. La fille du bout de la rue, celle qui est chiante car elle change tout le temps d’avis, vient d’entrer. Elle se campe devant les vitrines intérieures qu’elle regarde d’un air con. Elle doit chercher entre quoi et quoi hésiter, juste histoire d’emmerder la boulangère. Qu’est-ce qu’elle est pénible. Qu’est-ce qu’elle est pénible. Qu’est-ce qu’elle est pénible... N’en pouvant soudain plus, la boulangère surgit de derrière son comptoir, un plateau de pâtisseries à la main, et écrasant les clients de la file, arrive à la chieuse qu’elle étouffe d’une main de matronne en la bourrant de tartelettes aux fruits, d’éclairs au chocolat, de mille-feuilles et de meringues.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans un borborygme baveux, la pauvre fille à demi-pâmée éructe:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Mais nan! J’voulais juste un croissant!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La jeune fille en robe légère pénètre d’un pas aérien dans la boulangerie. A son arrivée, les messieurs dans la file se retournent pour tromper l’attente. Leurs yeux soulèvent la robe fluide et s’insinuent dans ses sous-vêtements. La température grimpe sensiblement. La jeune fille intègre la file et frôle tous les hommes qui se désintéressent subitement de la boulangère pourtant gironde. Il fait de plus en plus chaud. L’air est électrique. Une onde parcourt les hommes jusqu’à la fille qui essuie son décolleté avec un mouchoir délicat. Dans les vitrines, les éclairs fondent, les mille-feuilles s’effritent, les fruits des tartelettes se flétrissent, les meringues s’affalent. Du chocolat fondu se répand sur le sol et, dans le chaos envoûtant des pâtisseries, les mâles encerclent la fille.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En sortant de la boulangerie, la demoiselle, satisfaite, croque à pleines dents dans un croissant chaud et moelleux et s’en va d’un pas alerte laissant derrière elle les clients essouflés.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Sophie&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-9081107492862746495?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/9081107492862746495/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/07/en-attendant-le-croissant.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/9081107492862746495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/9081107492862746495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/07/en-attendant-le-croissant.html' title='En attendant le croissant'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-9037779917963271162</id><published>2011-07-14T09:00:00.001+02:00</published><updated>2011-07-15T10:00:58.320+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eté 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Le goût des bananes frites</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils sont arrivés dans l’école maternelle. L’institutrice s’est figée quand elle a dû montrer son cahier d’appel, puis ils sont allés chercher la directrice. Dans la classe, au milieu des enfants, détaillant sa fiche de renseignements, ils ont pointé du doigt une petite fille.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- C’est elle.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle, elle s’est arrêté de respirer. A trois ans,  que comprend-on?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La haine dans leur voix, dans leur regard.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une onde malsaine parcourt l’air. Elle frissonne, et avec elle tous les enfants, à l’unisson.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle, différente. Joyeuse, joueuse, sérieuse. Comme tous les camarades. Et pourtant, différente.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand ils quittent la salle, avec la promesse de revenir, elle reste inerte, avec l’envie de vomir, emprisonnée dans l’incompréhension.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sa maîtresse la prend sur ses genoux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle sent bon; elle sent... la maîtresse, le quotidien, les rituels, la routine. Que des idées rassurantes et claires.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elles n’ont rien dit, elles ont juste partagé un ultime moment de tendresse et d’amour.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand la porte de l’avion s’est ouverte, sa petite main dans la main de sa maman défaite, sur l’aéroport de Toussaint Louverture, elle a été happée par la chaleur. Elle s’est mise à transpirer immédiatement, et ces gouttelettes qui tombaient de ses joues sur sa robe lui ont fait peur. Maman, je pleure du visage, a-t-elle murmuré à sa mère, qui ne l’a pas écoutée.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A la maison, il y a une cocotte minute, qui fait chauffer les aliments. On est arrivés dans une cocotte minute, a-t-elle pensé.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle a posé le pied sur le tarmac, gênée par ses vêtements chauds. Autour d’elle, des dizaines de visages noircis par la cuisson en cocotte minute.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La nuit, elle rêve de sa maison, de la douceur des draps, des flocons de neige qu’elle laisse tomber dans sa bouche, du chat en rond au pied de son lit, du vent dans les feuilles du pommier, des petits cailloux du chemin des écoliers qui mène à la maternelle.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle se redresse dans un souffle. Au-dessus de sa tête, une tôle sombre amplifie l’écho des jets incessants de la pluie tropicale, et l’eau suinte jusqu’à sa couche. Elle est étalée, sans couverture, sans habits, sans plus de consistance. Elle s’est dissoute dans la peur et l’incompréhension. La sueur coule le long de ses bras, le long de ses jambes. Son corps tout entier pleure.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Car il pleut, mais il fait toujours aussi chaud.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant qu’elle ne s’endorme, ses sens se sont soudain aiguisés malgré elle: muette, les poings serrés, malgré son esprit recroquevillé sur lui-même, elle ne peut lutter contre l’invasion du dehors.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De l’autre côté de sa cabane, une voix rauque chante:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Wangòl o wale&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Kilè wa vini wèm ankò&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Wale&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Peyi a chanje&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Kilè wa vini wèm ankò&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Wale*&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des braillements d’animaux se répétent sans cesse. De temps à autre, jaillissent des exclamations d’oiseaux en colère. L’odeur des bananes frites mêlées à une odeur métallique  envahit ses narines.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Partout, cette odeur de grillé.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La lumière d’un soleil qui s’est rapproché de la terre se déverse dans la pièce.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et là, d’un coup, plus un bruit.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Silence total.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La peur.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et la nuit. Qui tombe. D’un coup. La nuit qui n’a même pas eu le temps de trébucher un peu.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La fin du monde.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle pleure en silence, et ses sanglots sont le seul bruit dans le néant de la cocotte minute.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis, la cocotte explose: Baaammm! Dans le noir profond, des grondements, des grognements, des déchirements. Puis des éclairs. Et la pluie, la pluie, la pluie...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les cris reprennent. La pluie. Ce ne sont pas les mêmes cris que le jour. La pluie. Des rires éclatent aussi. La pluie. Du vide a resurgi la vie. La pluie.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il pleut des bribes de mots hurlés en saccades créoles.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La femme épluche les bananes vertes de ses mains salies par la peau et la pulpe dures. Elle les fait tremper dans le jus de citron et le sel, au soleil. Quand elles sont ramollies, elle les écrase avec une bouteille et les aplatit. Puis, elle les jette dans une gamelle d’huile bouillante. La petite suit des yeux les étapes.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Timidement, elle approche sa main du bras noir de la femme, pour voir si le grillé s’en va, ou si elle est définitivement cuite. Son petit doigt blanc, qu’elle a mouillé, lisse la peau noire. C’est définitif.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Va-t-elle devenir rôtie elle aussi?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La femme lui sourit. Ses dents n’ont pas grillé. Elle lui dit des mots qu’elle ne comprend pas, pourtant, l’enfant ressent très fortement en elle quelque chose de familier, comme une idée de quotidien, de rituels, de routine.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elles restent toutes les deux, jusqu’à ce que les bananes soient frites. La femme en donne une à la petite. C’est chaud, salé, sucré, gras.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est bon.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Sophie NOËL &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;décembre 2010&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;* chant créole haïtien&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Wangol motif de ma transe&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dieu à cheval sur ma chair&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu te retires et tu m’abandonnes&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le paysage terni&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A perdu mémoire des coloris saisonniers&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À quand ton retour&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Maintenant l’absence&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-9037779917963271162?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/9037779917963271162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/07/le-gout-des-bananes-frites.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/9037779917963271162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/9037779917963271162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/07/le-gout-des-bananes-frites.html' title='Le goût des bananes frites'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-6928909193729417156</id><published>2011-07-14T08:00:00.027+02:00</published><updated>2011-07-28T12:41:55.978+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Adoption'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eté 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Cent ans de solitude</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chaque seconde, pendant neuf mois, a été remplie de cette énigme qui poussait en moi et qui se nourrissait de moi. Je me suis sentie comme un vaisseau transportant un bien aussi absurde que mystérieux... aussi inconnu que les pochettes surprise de mon enfance: Avant de l’avoir, on imaginait des centaines de trésors invraisemblables - sans trop savoir quoi – et c’était forcément merveilleux... Parfois, exceptionnellement (et je me rends compte que c’est ce caractère exceptionnel qui était bon), on arrivait à décider notre mère de nous l’acheter. Fébrile, on se jetait alors sur le papier en cône, et on arrachait la partie large repliée. Dedans, on y trouvait des petits cadeaux, qu’on adorait, mais qui n’avaient rien à voir avec ceux qu’on avait imaginé des heures, des jours durant, en attendant de faire fléchir notre maman...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelques nuits, j’ai rêvé d’elle. Je dis elle,  parce que je me suis mis en tête que c’était une fille. D’ailleurs, ma voisine me l’a formellement annoncé: le mouvement fait par sa chaîne en or au-dessus de ma main – une sorte d’ellipse - l’a prouvé, quasi scientifiquement, m’a-t-elle affirmé.  Fine connaisseuse en matière de grossesse, jamais elle ne s’est trompée sur le sexe d’un bébé.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, j’ai rêvé d’elle. Mais à chaque fois, c’était comme dans les pochettes surprise: totalement inattendu!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une fois, j’accouchai d’une machine à écrire. Un ancien modèle, un engin noir, presque arachnéen. Une machine à mots, de ceux qui sortent en tapant fort!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une autre fois, j’ai rêvé qu’elle naissait déjà grande: elle était moi, une mini-moi, et nous discutions toutes les deux de tout et de rien, complices, doubles et fusionnelles.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une autre fois encore, elle naissait avec une queue en tire-bouchon; mais ça, je sais que c’est parce que mon livre préféré, que j’ai lu des centaines de fois, justement, c’est Cent ans de solitude...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelques fois, je l’ai imaginée. Pourtant, sachant ce qu’il allait advenir d’elle, j’ai essayé de m’en abstenir, mais c’était plus fort que moi. Allait-elle me ressembler? Allait-elle être mon double? Ses yeux seraient-ils bleus comme les miens? Sa bouche légèrement violette comme la mienne? Son teint pâle comme le mien?  Je ne sais pas qui est le père; il y a deux possibilités, mais ils ont été l’un et l’autre pour moi des sortes d’outils – oui je sais, c’est pas beau, beau... mais en fait, je n’aime pas les hommes, ils me dégoûtent, et je ne les comprends pas. Les deux ont pris plaisir sur moi, gémissant comme des boeufs, tombant comme des lapins. Le fruit d’un de ces deux-là a poussé malgré moi en moi. Je ne me sens pas responsable. C’est juste un concours de circonstance, un mauvais embranchement au mauvais moment. Ce n’est que quand j’ai commencé à prendre du ventre, au bout de deux mois, que j’ai dissocié cet épisode charnel avec ce qui poussait en moi. J’ai décidé que la petite n’était que de moi, puisque de toutes façons il était impossible de déterminer si c’était l’un ou l’autre.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est ainsi que je me suis octroyé le droit d’en disposer à ma guise.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je l’ai donnée avant même de la connaître. Sans savoir ce qu’il y avait dans la pochette surprise, j’ai décidé que je devais lui offrir une chance: celle de ne pas subir une mère irresponsable et névrosée.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai subi toute ma vie. Une mère qui n’était pas aimante, malgré des apparences trompeuses (elle était belle, souriante, elle avait réussi, elle me gâtait... mais je savais au fond de moi qu’elle ne m’aimait pas); un père absent, occupé à d’autres priorités, à d’autres femmes (je n’ai été pour lui qu’une femme parmi d’autres); des relations avec des femmes et des hommes de passage, avec l’impérieuse nécessité de faire des choix sexuels qui me lassaient ou m’angoissaient.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chaque expérience de ma vie a été un échec. A chacune, j’ai eu la sensation d’ôter une brique de la construction fine et fragile que j’étais et que j’avais réussi à maintenir debout malgré tout... Ma grossesse a été l’expérience la plus finie, la plus aboutie de toutes: elle a fini de faire voler en éclat l’état instable de ma pauvre existence. Elle a doublé ma sensation d’échec.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, j’ai la sensation de me sauver en la sauvant!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En ce jour de 1966, où une infirmière dépose ma fille dans mes bras, je me sens&amp;nbsp;parcourue d’un frisson si intense que je crois perdre la raison. Cette petite&amp;nbsp;créature aux yeux bleus, au teint pâle et à la bouche violette sort de mon corps; mais pourtant c’est une inconnue, une étrangère. C’est le trésor de la pochette surprise. Un trésor que j’offre à une autre, en gage de ma rédemption envers la vie.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai tourné et retourné mon enfant, et l’ai regardée sous toutes ses coutures, principalement pour vérifier qu’elle n’avait pas une queue de cochon, et je l’ai rendue à l’infirmière.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;SN&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-6928909193729417156?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/6928909193729417156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/07/cent-ans-de-solitude.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6928909193729417156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6928909193729417156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/07/cent-ans-de-solitude.html' title='Cent ans de solitude'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-4694527275266315525</id><published>2011-07-11T18:00:00.002+02:00</published><updated>2011-07-13T23:41:17.293+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Adoption'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eté 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Noir sur blanc</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle prend une noix de beurre de karité qu’elle réchauffe du bout des doigts en chantonnant. Elle se penche sur son bébé qui gigote tout nu sur la table à langer. Dès que Joëlle approche la main, le bébé cesse de bouger et se détend instantanément lorsque la paume touche son torse. La main remonte lentement jusqu’aux épaules, descend jusqu’au ventre, ce ventre tout rond avec le nombril protubérant qu’elle effleure, remonte encore accompagnée cette fois-ci de la deuxième main, l’une glisse sur le bras gauche, l’autre sur le bras droit, les mains caressent et étirent chaque doigt doucement. Joëlle ne dit pas un mot, elle sourit et fredonne – les stores sont baissés et des traits de lumière strient les murs jaune pâle, le plancher ciré. C’est l’heure de la sieste, la campagne s’est assoupie et bientôt le bébé dormira lui aussi. Joëlle reprend une noix de karité qu’elle réchauffe du bout des doigts en chantonnant un nouvel air. Elle attrape un pied et souffle dessus, le bébé se tortille puis arrête de bouger quand sa mère lui lève la jambe et la malaxe de son autre main. Après trois allers-retours, c’est au tour de l’autre jambe et la cérémonie suit les mêmes étapes: souffler sur la plante du pied, masser la jambe et les cuisses, enfermer les petons dans les paumes et appuyer avec le pouce sur la cheville, le dessus puis sur la plante du pied, faire de petites rotations jusqu’à ce que la peau ait absorbé tout le karité et luise comme le satin. Joëlle enfouit son visage dans le cou de son bébé, elle a cessé de chantonner, elle souffle, couine, grogne et halète – une gamme de chatouillis qui propulse les jambes et les bras en tous sens, frappant de petits coups de poing et de pied le ventre et la poitrine de Joëlle jusqu’à ce qu’elle se relève d’un mouvement si vif que le bébé se fige comme pris par l’éclair d’un appareil photo, les quatre fers en l’air, le regard interloqué. Pourtant, c’est toujours le même jeu, plusieurs fois par jour. Une seconde après, le bébé est sur le ventre, retourné en un tour de main par sa mère.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Joëlle prend une noix de beurre de karité qu’elle réchauffe du bout des doigts en chantonnant. Elle suit du regard la courbe du dos, le creux des reins, les fesses si rondes, les plis en haut des cuisses, les mollets musclés déjà. Le bébé ne bouge pas, c’est sa position préférée, la tête à plat sur une joue, les fesses en l’air, les genoux pliés, il attend les mains de sa mère. Elles commencent par la nuque, glissent sur les épaules qu’elles enferment et pressent, elles descendent le long des bras en une légère caresse, elles remontent plus vite pour se concentrer sur le dos. Les omoplates, les flancs et la colonne vertébrale plusieurs fois, en remontant vertèbre par vertèbre, en glissant tout schuss ou en ronds. Le bébé ronronne. Et s’endort, le sourire aux lèvres.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il entrouvre les yeux quand elle le retourne et lui enfile sa barboteuse, un vêtement tout doux, blanc cassé avec un lapin cousu sur le devant, entouré des lettres du nom du bébé que Joëlle a brodées: Lucas. Cinq boutons pression qui claquent dans le silence de l’après-midi. Elle le soulève délicatement, une main sous la tête, l’autre sous les fesses. Joëlle s’assied dans le fauteuil à la tête du berceau où elle ne dépose pas tout de suite son fils. Elle le loge dans l’arrondi de son bras, la tête écrasée contre son sein qui n’a pas de lait, elle le berce en fredonnant des airs sans parole, musiques inventées ou célèbres, des complaintes de Schumann et des berceuses d’ailleurs. Joëlle a une belle voix, chanter est sa passion; avant l’arrivée du bébé, elle chantait dans une chorale, elle ne sait pas quand elle pourra reprendre le chant ni même si elle en aura envie. Chanter avec les autres, devant un public, c’était son bonheur. Aujourd’hui, elle murmure pour son bébé, exclusivement pour lui, des airs qu’elle enchaîne sans partition et sans préméditation, dans le secret de la chambre, portes closes, stores baissés, lumière filtrée.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Joëlle retient son bébé contre elle, se penche sur lui, hume son corps, frotte son nez sur son cou, ses joues. La peau de son bébé est encore plus douce que la soie, pense Joëlle qui cherche parfois quelle texture connue lui rappelle cette peau enduite de beurre de karité. Elle n’en a pas trouvé et se dit que cette peau est unique, qu’elle n’est comparable à rien d’autre, qu’elle dépasse même la douceur de toutes les peaux qu’elle a aimées jusque là. La soie n’a pas d’odeur, et ce bébé en a une; les pétales de rose les plus parfumées et les plus délicates flétrissent et meurent à peine les a-t-on effleurées, le corps de ce bébé est robuste et fragile tout à la fois, potelé et fin. Et puis il y a  la couleur de sa peau, d’un noir d’ébène, d’un noir éclatant qui ne tire ni vers le bleu ni vers le marron clair. Il y a ses cheveux comme un buisson très serré, un entrelacs de fins filaments impossible à démêler qui forme une houppette sur le haut du crâne.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Joëlle a vu les femmes de là-bas frictionner les nouveau-nés, les enrouler d’un geste sûr et rapide dans leur pagne avant de le nouer ; elles lui avaient montré comment enduire le corps de Lucas, le malaxer et le frotter. Joëlle les avait regardées mi- jalouse de leur assurance mi- effarée par leur brusquerie. Elle masserait son fils, au lieu de le secouer sous prétexte de le frictionner,  elle le porterait, mais devant, sur son ventre, elle lui chanterait les berceuses de son enfance et apprendrait peut-être une ou deux chansons bambara.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les premiers jours après leur retour du Mali, elle s’enfermait dans la salle de bains avec Lucas, se déshabillait et déshabillait son fils. Elle regardait leurs deux corps nus, le petit noir et dodu lové dans ses grands bras blancs et mous, et n’avait d’yeux que pour le petit pain brûlé, elle détournait le regard de son propre corps à la peau granuleuse, parcourue de fins canaux bleus, de quelques vergetures sur le ventre, vestiges d’une grossesse qui n’avait pas tenu ses promesses, lui laissant seulement ces traces révélatrices et trompeuses. Ses bras et ses jambes n’étaient pas musclés, ses seins étaient lourds mais arides, d’un blanc laiteux. Elle ne se regarde plus dans le miroir, il n’y a que sa chevelure qu’elle aime encore, une masse de cheveux couleur châtaigne, moins raides que lorsqu’elle était enfant.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Joëlle soupire et se lève. Elle se penche sur le berceau et y dépose son fils délicatement, l’embrasse sur le front et respire son odeur de pain d’épice, à dominante de muscade. Elle quitte la chambre avec regret. Dans la maison, tout est calme. Le chat dort dans son panier, sous l’escalier. Daniel ronfle sur leur lit, les boutons de sa chemise défaits, laissant apparaître son ventre qui enfle et désenfle au rythme de sa respiration. Il est en short et les poils blonds qui recouvrent ses jambes et son thorax, ses bras et jusque ses joues ne peuvent cacher les taches de rousseur qui parsèment son grand corps. A côté de lui, roulée en boule dort Camille, sa fille qui vient passer un week-end sur deux et la moitié des vacances avec eux. Une rouquine de sept ans, aux yeux pâles et au sourire timide. Camille adore le bébé. Joëlle ne la laisse pas entrer dans la chambre quand elle change Lucas, le masse et le berce.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est une grande fille, maintenant, se dit Joëlle avec soulagement, elle se lave toute seule. Elle aime la fillette, mais depuis que le bébé est là, Camille lui semble blafarde, maladive, cadavérique. Cette peau translucide qui laisse les veines apparaître, les mains aux doigts si fins qu’elles paraissent sans chair, tout son corps fluet, les fesses plates, le ventre en cuvette, les taches de rousseur sur le visage, les cheveux raides, tout lui avait rappelé Fifi Brindacier et Joëlle s’en était amusée. «Ma Fifi» appelait-elle Camille, cela sonnait comme ma fille pour elle qui désirait si douloureusement en avoir une.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A chaque fois que Camille vient à la maison, Joëlle sursaute de la trouver si pâle. Est-elle souffrante? «Elle n’est pas davantage malade qu’avant, lui répond Daniel, elle a une santé de fer, ma gamine.» Elle se demande si Camille s’est aperçu qu’elle ne la prenait plus sur les genoux ni ne lui nattait les cheveux. Maintenant qu’il y a le bébé, Joëlle est très occupée, s’imagine-t-elle entendre Daniel répondre à sa fille. Et lui, comment explique-t-il l’éloignement de sa femme qui se recroqueville le soir tout au bord du lit au risque d’en tomber? Cela fait cinq mois que le bébé est avec eux, cinq mois que leur plus fort désir s’est réalisé, cinq mois que Joëlle apprend la géographie d’un petit corps couleur pain grillé.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On leur avait posé beaucoup de questions sur la différence de couleur entre eux et leur enfant. Ils avaient douté un temps. Joëlle s’en souvient avec étonnement, elle n’a jamais autant aimé une peau que celle de Lucas, jamais un corps ne lui a paru plus beau, lisse et doux. Tous les autres teints sont si fades, ces peaux qu’on dit blanches et qui ne sont que rosées, beiges, grises. Personne ne lui avait demandé si elle continuerait à aimer caresser la peau si différente de son mari, personne ne l’avait préparée au dégoût qu’elle ressent depuis quelques mois pour son propre corps.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Joëlle sort de la maison et s’assoit sur le banc à l’ombre du grand pin. Elle contemple le jardin qui s’étire en pente jusqu’au ruisselet à sec. Elle sent confusément que quelqu’un va devoir quitter ce lieu. Elle aimerait que ce ne soit pas elle et Lucas.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nadine Fontaine&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-4694527275266315525?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/4694527275266315525/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/07/noir-sur-blanc.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/4694527275266315525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/4694527275266315525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/07/noir-sur-blanc.html' title='Noir sur blanc'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-8265665568922255300</id><published>2011-05-29T22:49:00.001+02:00</published><updated>2011-05-29T22:52:16.216+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - XXIV</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-beTQLOoj28I/TeKxUH9hk8I/AAAAAAAACHI/Nxv14Iiu-GI/s1600/VoixDePassageXXIV.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-beTQLOoj28I/TeKxUH9hk8I/AAAAAAAACHI/Nxv14Iiu-GI/s320/VoixDePassageXXIV.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est l’histoire d’un petit Indien...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-          un jour, un petit Indien sur son cheval voyageait dans les montagnes.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-          Il rencontra un ours qui mangeait du miel.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-          Et le petit Indien a eu peur.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-          Mais comme il était courageux, il lui courut après pour lui prendre son miel car il n’avait pas mangé depuis 2 jours.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-8265665568922255300?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/8265665568922255300/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xxiv.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8265665568922255300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8265665568922255300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xxiv.html' title='Voix de passage - XXIV'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-beTQLOoj28I/TeKxUH9hk8I/AAAAAAAACHI/Nxv14Iiu-GI/s72-c/VoixDePassageXXIV.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-5064964067281307288</id><published>2011-05-28T11:47:00.001+02:00</published><updated>2011-05-28T11:51:43.759+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - XXIII</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-eOWnHL_RUVM/TeDEofE2r6I/AAAAAAAACG8/cpokQ-oEi_c/s1600/VoixDePassageXXIII1.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="160" src="http://2.bp.blogspot.com/-eOWnHL_RUVM/TeDEofE2r6I/AAAAAAAACG8/cpokQ-oEi_c/s400/VoixDePassageXXIII1.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Je trouve ce dessin très philosophique… L’histoire des Indiens d’Amérique en un seul dessin. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Ces pauvres Indiens, Geronimo et ses tribus nous leur avons tout pris, leur identité, leur peuple et leurs forêts. Je hais les westerns!! Les Indiens sont toujours tués et les «Blancs» sont toujours les bons!! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Surtout pour avoir vu le changement «Indiens-Culture américaine», Mac Donald’s, KFC, Hollywood et toutes ces conneries. Je préfère effectivement «Vinetu» et ses Indiens. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Pauvre monde! Nous nous croyons tellement en avance, mais nous régressons. Les enfants ne savent plus s’amuser si pas de Play station, IPod, Game cube, Xbox, sincèrement les Américains nous pourrissent! Qu’il est loin le temps où les enfants jouaient avec la nature comme les Indiens. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Il y a aussi ces Japonais, ces Chinois… un comique dit: «Vous allez voir, ces Chinois vont nous envahir tout Paris! Mais ils nous laisserons quand même le 13e!» &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Et le 19e et le Marais, mais il faut vivre le 21e siècle et ce n’est que le début!! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-5064964067281307288?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/5064964067281307288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xxiii.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/5064964067281307288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/5064964067281307288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xxiii.html' title='Voix de passage - XXIII'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-eOWnHL_RUVM/TeDEofE2r6I/AAAAAAAACG8/cpokQ-oEi_c/s72-c/VoixDePassageXXIII1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-4428446244256478251</id><published>2011-05-25T20:54:00.007+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.318+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - XXII</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- La nature est si belle mais la lecture, c’est mieux ! Meilleur serait de lire en pleine nature, parmi les fleurs et leurs odeurs. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- La nature? Oui dans toute sa splendeur! Lire dans un parterre de fleurs, sur l’herbe grasse. Sentir leur odeur, s’en imprégner. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Lire, observer, s’inspirer de toute cette nature qui nous entoure. Se faire des films, s’imaginer dans le bonheur. Tout et n’importe quoi. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- En effet, lire parmi les animaux et la nature. Mais si j’étais dans un beau décor, je préfèrerais le dessiner, l’immortaliser. &amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin: 0px;"&gt;&lt;div style="margin: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-4428446244256478251?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/4428446244256478251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xxii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/4428446244256478251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/4428446244256478251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xxii.html' title='Voix de passage - XXII'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2566574719759317571</id><published>2011-05-25T19:16:00.002+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.318+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - XXI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Il se trouve que je ne le suis pas! C’est pas de ma faute.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Serait-ce la faute de vos parents?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- C’est la "faute" de personne!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- C’est comme venir au monde dans un pays, une région. On ne choisit pas ! le plus important pour moi, c’est d’être curieuse de tout et de tous! Des cons, il y en a PARTOUT!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Le tout est la perception qu’on en a et aussi "l’usage". Même les cons peuvent être utiles. Il n’y a pas de bête uniquement nuisible. Tolérance est mère de relation. Plus facile à dire qu’à appliquer chaque jour.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Mais tout chez l’être humain débute par la perception et donc aussi par l’apparence. Et c’est très, très souvent là que je finis par me prendre "une claque". J’ai beau le savoir, c’est en moi: j’ai envie de faire confiance autant que je donne ma confiance.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;BREF ! SPONTANEITE&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- ce passage est spontané mais pas très clair. LA perception n’est pas forcément que celle de l’apparence et puis il y a aussi ce qu’on appelle l’instinct. Animal, animal…&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- vous avez raison! Mais je pense que la perception demande plus de construction intellectuelle et des références socioculturelles.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2566574719759317571?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2566574719759317571/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xxi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2566574719759317571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2566574719759317571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xxi.html' title='Voix de passage - XXI'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-1577647188163653498</id><published>2011-05-25T18:14:00.001+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.319+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - XX</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- Le pommier a déjà perdu ses fleurs.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- En observant un arbre, le pommier avait déjà perdu toutes ses fleurs. Le froid est la cause de cette perte de ses fleurs.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- Où sont les pommiers ? Je les vois en Normandie, leurs couleurs illuminées par le soleil, à leur base, des vaches et leurs bouses. Mais ici, à Paris, ce ne sont pas des arbres, ce ne sont PLUS des arbres! ce sont leurs enveloppes charnelles estropiées mais sans âme. Or leur beauté vient de leur âme.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- Une âme? Oui. Mais personne ne sait la sonder, la décrypter. Ni la comprendre. Les voix des arbres sont impénétrables.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-1577647188163653498?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/1577647188163653498/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xx_25.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/1577647188163653498'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/1577647188163653498'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xx_25.html' title='Voix de passage - XX'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2882464113242978128</id><published>2011-05-25T16:08:00.002+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.319+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - XIX</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Partager un moment d’écriture: c’est marcher dans la rue, se promener, ramasser des choses intéressantes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Des choses? Comme des déchets? Comment se promener dans la rue? A droite, les voitures et leurs bruits incessants et à gauche, les bâtiments laids et étroits.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- La rue n’est pas toujours source de tranquillité. Bien au contraire? Se promener naïvement et avec insouciance peut apporter bien des problèmes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- La rue est un lieu où nous pouvons rêver, avoir un esprit tranquille ou pas. Chacun peut penser ce qu’il veut. Libre à nos esprits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2882464113242978128?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2882464113242978128/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xix.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2882464113242978128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2882464113242978128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xix.html' title='Voix de passage - XIX'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2803930445982683670</id><published>2011-05-25T15:06:00.002+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.320+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - XVIII</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Dans mon marathon, c’était un joli moment de détente et de rencontre…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- L’imagination, au bruissement du feuillage printanier, m’engageait à des rêveries surréalistes. Etait-ce mon esprit rêveur qui me faisait découvrir au coin des rues et de passages bien connus des surprises incongrues, ou tout à fait extraordinaires.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Cette coulée verte était un lieu surprenant et ma balade se présentait comme u bref passage dans une unité de temps fort court et c’est à ce moment que la rencontre se fit…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Les pensées souvent sont tues. L’écriture est un moyen, ou non pas un moyen mais un chemin. J’empruntai ce chemin, sourire aux lèvres, pour prendre peut-être des routes inconnues même de moi-même!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2803930445982683670?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2803930445982683670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xviii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2803930445982683670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2803930445982683670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xviii.html' title='Voix de passage - XVIII'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-8215487394823791119</id><published>2011-05-25T14:05:00.004+02:00</published><updated>2011-06-05T08:57:36.636+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - XVII</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Ce beau temps fait s’envoler soucis nous engageant à communier de bonne humeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Sur le pavé claquent talons, (…) d’un beau soleil transparent et lumineux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- J’avais quelques minutes et ses talons qui claquaient… alors je me suis mis à lui parler du festival de la voix et à lui proposer de m’accompagner…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Découvrir ce que je ne connais pas, voyager dans la découverte d’autrui, écouter, être transportée, faire fleurir dans mon jardin secret d’autres connaissances. A coup sûr, c’était dans mon état d’esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- L’après-midi fut riche en de multiples découvertes de talents divers et de cette personne qui me quitte sur un beau sourire.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-8215487394823791119?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/8215487394823791119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xvii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8215487394823791119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8215487394823791119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xvii.html' title='Voix de passage - XVII'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2470820181360266165</id><published>2011-05-25T13:04:00.003+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.321+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - XVI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- «C’est de la balle!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Car c’est une belle journée pour exprimer ses idées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Allongée dans l’herbe, Anna entendait son amie s’essayer au langage des jeunes, ce qu’elle n’était plus depuis longtemps…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Ce dernier nous permet à notre tour de rester jeunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Anna pensait cependant que la sagesse et l’expérience valaient bien mieux que ces phrases-là, et que lorsqu’on n'avait rien à dire, autant se taire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Effectivement la parole est d’or et le silence est d’argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plutôt que continuer à bavasser sur de la philosophie de comptoir, Anna se leva sur ses vieilles jambes, et fixa le soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Le soleil réchauffe l’âme et le corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Derrière elle, le second soleil se couchait, donnant au ciel sa belle teinte verte, tranchant délicieusement avec le violet de l’herbe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Le violet et le vert et même le jaune du soleil font notre belle nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais tandis qu’Anna contemplait le paysage, que son amie fermait doucement les yeux, une menace jaillit de l’ombre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Les mers les plus calmes se mettent en colère des fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un jorbax sauta en dehors de sa sacoche, et pour l’amie d’Anna, le soleil se fit ombre et sa vie s’écoula entre les crocs du prédateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- L’ombre attire la pénombre qui nous sombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout en s’enfuyant, Anna songea non sans ironie que la dernière phrase de son amie avait été «c’est de la balle». &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2470820181360266165?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2470820181360266165/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xvi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2470820181360266165'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2470820181360266165'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xvi.html' title='Voix de passage - XVI'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-8274965961778555095</id><published>2011-05-25T11:02:00.003+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.321+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - XV</title><content type='html'>-   Seul dans la ville, un pavot cornu… bronzait&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-   Eh non, il n’est pas seul… que d’amis qui se pressent autour de lui…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et pourtant il a beaucoup hésité avant de sortir, je crois qu’il a peur dans la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La ville, pleine de ses fleurs, de ses douceurs pourra le rassurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Trop de bruit, trop de monde, il cherche un petit coin de douceur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un petit coin de paradis, le pavot l’a dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le pavot l’a dit, le poète aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tous deux se sont posés. Le pavot n’est plus seul. Cornu il reste, bronzé il devient… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-8274965961778555095?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/8274965961778555095/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xv.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8274965961778555095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8274965961778555095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xv.html' title='Voix de passage - XV'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-5933543369253059463</id><published>2011-05-25T10:01:00.001+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.322+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - XIV</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Il ne manque que le bruit du clapotis des vagues, le sable est chaud, le chant des mouettes au dessus de moi me berce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Vu au loin l’horizon, le bleu de la mer se ménageant au bleu du ciel, les voiles de ces bateaux qui bougent au rythme des vagues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Au loin des planches glissent sur ces vagues voraces, un couple s’enlace, des enfants jouent dans le sable, un chien court après un goéland et saute dans l'eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Le charme de ces baraques des plages bretonnes qui datent d’un demi-siècle est vraiment magnifique. Seuls le vent et le temps ne sont pas si parfaits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Je voyage en pensées, Douarnenez, Vannes, Saint Brieuc, Cancale, St Malo et Dinard, ou ces petites baraques faites de toile rayée bleu et blanc le font penser au début du siècle dernier, l’on s’attend à apercevoir des nageuses en robe et des hommes avec leurs moustaches à la Proust.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-5933543369253059463?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/5933543369253059463/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xiv.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/5933543369253059463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/5933543369253059463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xiv.html' title='Voix de passage - XIV'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2154631825526349479</id><published>2011-05-25T09:01:00.001+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.323+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - XIII</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- J’attends mon copain boucher pour tailler une bavette non pas sur l’étal mais assis à une table à côté d’un jardin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Jardin sans fleurs pour l’instant alors que c’est déjà le printemps mais devant une belle plante! Non? En tous les cas moi j’aimerais l’entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Je n’attends que ça (…?) petit Louis et ouvre l’œil pour admirer les glaïeuls imaginaires mais réels dans l’esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- L’esprit, la pensée, les émotions!!! les souvenirs aussi, l’exaltation tout ce qui nous anime à l’intérieur et nous invite à écouter notre cœur souvent en dehors de la raison sans oublier que la réalité, les lois malheureusement sont là de toute façon mais cela évite de faire n’importe quoi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- N’importe quoi, quoi c’est naturel et agréable de se laisser aller au vagabondage. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2154631825526349479?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2154631825526349479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xiii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2154631825526349479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2154631825526349479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xiii.html' title='Voix de passage - XIII'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-7740604668140504587</id><published>2011-05-25T07:59:00.003+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.323+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - XII</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- 20 ans: le bel âge! On n’est plus adolescent mais on est tout juste jeune adulte, et l’on ne sait pas encore ce qu’on attend de la vie ou tout du moins ce qu’elle nous réserve. Surprise!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Surprise: la vie est encore longue et beaucoup de découvertes nous attendent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- C’est tellement vrai, on ne sait pas mais on peut quand même choisir où  l’on va; moi j’ai envie de décider aujourd’hui et ne plus supporter ce que l’on subit. Ce n’est pas pour autant que l’on n’a pas peur mais au moins ce n’est pas dans la douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Aïe! aïe! cela peut faire souffrir. En 2011, l’homme a inventé un petit appareil nommé GPS qui peut nous aider à se guider dans la vie car les routes sont longues et les croisées des chemins tortueuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Et oui, il faut être patient et vigilant, qui nous guide? Son moi ou les autres? les deux à la fois sont toujours présents, mais au final peut-on vivre seul sans le magnifique chemin de la relation? Quel beau présent quand on a trouvé celui qui peut partager avec vous tous les bons moments; serait-ce le chemin de l’AMOUR?!!!...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-7740604668140504587?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/7740604668140504587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/7740604668140504587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/7740604668140504587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xii.html' title='Voix de passage - XII'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-8215342119355370449</id><published>2011-05-24T07:33:00.001+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.324+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - XI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Bonjour madame.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Bonjour mademoiselle. Quelle surprise de vous rencontrer au passage Prévert. Que devenez-vous depuis le temps des cerises de l’an dernier?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Oh oui! quelle belle surprise! Maintenant, je suis mariée et j’ai une fille qui s’appelle Angélique. Je suis directrice artistique et vous, que devez-vous?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Moi, j’ai grimpé d’échelons. A titre de retraitée, de 3e âge, de mamie aussi, j’ai beaucoup plus d’activités que dans la vie active. J’écris, je donne de la voix dans les chorales, je me fais du biceps en battant du gros tambour, je me fais de belles jambes à la danse de salon. Je danse mieux que je ne marche, car je marche avec une canne! Bref, je suis ravie de notre rencontre.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Moi aussi je suis ravie et moi aussi je prends des cours de chant. Comment vont vos enfants?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Avec les enfants, la relève est assurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-8215342119355370449?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/8215342119355370449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8215342119355370449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8215342119355370449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-xi.html' title='Voix de passage - XI'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2379272259951677366</id><published>2011-05-23T20:31:00.003+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.324+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - X</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- C’est vraiment inconfortable… Tu ne crois pas qu’on devrait changer de position?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Effectivement les chaises sont un peu dures. Il aurait fallu amener des coussins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Oui, ce serait drôle… Des coussins pour une planque! Si rien ne bouge dans le quart d’heure, je vais acheter un sandwich.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Et moi je vais chercher une bouteille d’eau. Les nappes frénétiques sont sèches paraît-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- C’est du jamais vu, une telle sécheresse. Vivement la saison de la boisson…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Surtout les boissons à bulles, celles que je préfère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Bon, cette fois, j’y vais. Tant pis pour les moutons de la moquette. J’en ai marre de les balayer!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2379272259951677366?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2379272259951677366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-x.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2379272259951677366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2379272259951677366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-x.html' title='Voix de passage - X'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2954144317540148485</id><published>2011-05-23T12:29:00.002+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.325+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - IX</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- L’année de mes vingt ans est passée depuis bien longtemps. Il y exactement dix-sept ans. Il est vrai que l’année de mes vingt ans était surprenante et mémorable. Mémorable pour mes parents, c’était l’année de mon 2e baccalauréat. Et surtout la dernière chance de poursuivre mes études. Surprenante: j’ai eu mon bac. C’est l’année où j’ai rencontré votre mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Où as-tu rencontré maman?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- J’ai rencontré maman à la montagne, à Chamonix, en colonie de vacances. C’était le début… Vous êtes arrivées 9 ans et 12 ans après…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2954144317540148485?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2954144317540148485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-ix.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2954144317540148485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2954144317540148485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-ix.html' title='Voix de passage - IX'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-3572838383657748155</id><published>2011-05-23T07:37:00.004+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.325+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - VIII</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- Les amis de nos amis sont les nôtres.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- Tel est l’enseignement que nous a appris le chef.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- Oui de la discussion jaillit la lumière.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- Nous sommes rassemblés ici, autour de cette digne philosophie, nous, les rats.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- La lecture nous a réunis dans cette belle bibliothèque.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- L’odeur des livres émoustille nos narines, le savoir à nos portes, nous avons enfin l’occasion de nous élever, nous, la vermine putride.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- Il vaut mieux un peu savoir de toutes les choses que le tout d’une seule chose.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- L’essentiel étant de connaître notre ennemi: si les amis de nos amis sont nos amis, il en est de même pour nos ennemis, et ce ne sont pas les mouches qui nous diront le contraire!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- De nos ennemis, on se méfie toujours, mais sur nos amis on peut se tromper.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- Par exemple, qui peut se fier aux sauterelles, ces êtres gloutons et criards?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- Elles engloutissent tout, là où elles passent l’herbe ne pousse pas.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- Tandis que nous, les rats, nous connaissons l’impatience de l’équilibre, et grâce à cela, nous serons bientôt les rois.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- L’équilibre et l’ordre sont le repos moral.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- C’est ainsi que nous les rats pensons, trop souvent pris pour vermine et cependant sages parmi les sages…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;- La sagesse est la solution de bien des conflits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-3572838383657748155?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/3572838383657748155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-viii_23.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/3572838383657748155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/3572838383657748155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-viii_23.html' title='Voix de passage - VIII'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-7171290882879885688</id><published>2011-05-22T22:24:00.004+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.326+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - VII</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- J’aime beaucoup ma maman!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Moi aussi, je l’aime beaucoup! elle est merveilleuse! j’adore passer du temps avec elle. Comment s’appelle ta maman?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Oh là! un joli prénom qui n’est pas courant de nos jours. Si un jour j’ai une petite fille je l’appellerai comme sa mamie. A toi de l’identifier!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D comme   D’Amour&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;E comme   Elle est&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L comme   Lorsque&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;P comme   Partout où elle va&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;H comme   Harmonie&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;I comme   Intelligence&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;N comme   Naturelle &amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;E comme   Elégante&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- J’ai deviné, c’est Delphine! C’est un beau prénom, en effet! C’est super ton acrostiche! ma maman s’appelle Marie-Christine. Sinon, as-tu des frères et sœurs?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- une ribambelle, ma chère! Trois sœurs à marier. Un frère officier de marine. Deux frères enseignants! Un frère chasseur de crocodiles pour les sacs des dames!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Ah je vois que vous êtes nombreux! Moi, j’ai une petite sœur qui a 8 ans. Elle est en CE1. Bon, je vais te laisser, il y a mon papa qui m’attend dans la voiture! Au revoir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-7171290882879885688?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/7171290882879885688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-vii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/7171290882879885688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/7171290882879885688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-vii.html' title='Voix de passage - VII'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-5815338921008119138</id><published>2011-05-22T12:22:00.003+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.326+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - VI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Etre soi-même, c’est ne pas mentir à son entourage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Quant à moi j’mens jamais à mon entourage, pour pas faire ravage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Car l’amitié est basée sur la confiance et la vérité de cette amitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Quand l’amour commence, l’amitié finit le jour même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- En tous cas je n’te mens pas, Sarah car tu comptes vraiment pour moi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Bah pourquoi m’as-tu piqué Jack?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-5815338921008119138?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/5815338921008119138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-vi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/5815338921008119138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/5815338921008119138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-vi.html' title='Voix de passage - VI'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2526914907808545891</id><published>2011-05-22T07:20:00.003+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.327+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - V</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Quand il fait chaud, rien de mieux pour se rafraîchir et pour renaître… que l’eau, sous toutes ses formes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- J’ai entendu dire que boire deux litres d’eau par jour nous permettrait de vivre plus longtemps! mon frère se force à en boire 2 litres ou plus depuis qu’il le sait!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Je crois qu’il doit faire attention, le trop est l’ennemi du mieux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- C’est sûr ! mais mon frère a une peur bleue de la mort…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Et vous, vous semblez avoir moins peur que lui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Quand la mort arrivera je n’en serai de toutes façons pas consciente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Ah! qui sait! dieu seul, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Vous croyez en Dieu? sans vouloir paraître indiscrète, bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Bien sûr! mais sans doctrines ni dogmes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2526914907808545891?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2526914907808545891/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-v.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2526914907808545891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2526914907808545891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-v.html' title='Voix de passage - V'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-965767893314123212</id><published>2011-05-21T20:18:00.003+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.327+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - IV</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Il fait beau non? Mais il va y avoir de l’orage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Tu crois que ça va éclater ce soir?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Oui ça va péter, je le sens… Je suis tellement énervé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Oui d’ailleurs, il y a un bout de temps que je voulais te le dire, il faudrait peut-être que tu te calmes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Sois calme, toi-même!!! je crois que je vais éclater pour de bon. Et ça ce soir?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Et si on allait danser la salsa, ça nous calmerait? j’connais un p’tit bar, tu viens?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Un pas à droite, un pas à gauche, un pas devant… et on repart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- A nous le monde, à nous la danse, à nous l’orage, un pas à gauche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-965767893314123212?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/965767893314123212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-iv.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/965767893314123212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/965767893314123212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-iv.html' title='Voix de passage - IV'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2030395089768693063</id><published>2011-05-21T12:16:00.003+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.328+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - III</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Le pommier a déjà perdu ses fleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Oui c’est dommage, on en aurait eu besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- C’est l’étape nécessaire à la naissance des pommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Bof… moi ces histoires de naissance, j’y connais rien. Surtout la naissance des pommes, on n’a jamais beaucoup écrit sur le sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Bernard Henri Lévy, peut-être?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Les pommes c’est bon pour faire du cidre… Ou de la cuisine. Il n’y a rien de meilleur que la caille aux pommes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2030395089768693063?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2030395089768693063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-iii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2030395089768693063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2030395089768693063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-iii.html' title='Voix de passage - III'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-4389347798481454166</id><published>2011-05-21T08:14:00.004+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.329+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - II</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Ce n’est qu’une ondée, le soleil pointe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Vous avez raison! prendre de l’altitude vis-à-vis des choses et des gens qui me portent la poisse (ou pire…), cela permet de mettre de la distance et d’apprécier la nature, donc le vent et les ondées et le soleil…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Ce qui implique de l’optimisme, cette «prise d’altitude»? vous permet-elle aussi de prendre de la distance par rapport à vous-même?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Ce serait plutôt du réalisme, surtout en vieillissant. Ce qui me «sauve» c’est d’abord l’autodérision et le besoin de faire sourire les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Moi, j’ai toujours pratiqué l’autodérision, mais parfois, ça fatigue les autres. Car inéluctablement, ça rejaillit sur eux et leur donne l’impression que vous ne prenez rien au sérieux, et surtout EUX. Sérieux s’abstenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- A croire que les gens «normaux», donc la majorité des humains se sentent tellement dans la «norme», que si quelqu’un est différent, leur montre une autre façon de voir, ça les déstabilise tant que vous passez pour «fêlé»…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- C’est ben vrai. Pas grand-chose à rajouter. On peut aussi se demander si être «normaux» ne les arrange pas quelque part. C’est plus «confortable».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du &lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-4389347798481454166?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/4389347798481454166/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-ii_21.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/4389347798481454166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/4389347798481454166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-ii_21.html' title='Voix de passage - II'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-9199258907970937061</id><published>2011-05-20T21:52:00.004+02:00</published><updated>2011-05-28T11:49:00.329+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voix de passage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Voix de passage - I</title><content type='html'>- Aujourd’hui je n’ai pas beaucoup mangé à cause de mon réveil qui n’a pas sonné à temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai une barquette de fraises dans mon sac de Monoprix. Ca vous tente, même si elles ne sont pas lavées?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je n’aime pas beaucoup les fraises mais une amie que j’attends en raffole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- OK, alors elles sont pour votre amie. On partagera!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- D’accord, et je vous regarderai!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, je ne mangerai pas devant vous, puisque vous avez faim! ce serait cruel!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai l’habitude d’avoir faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est vrai, c’est quelque chose que j’ai envie d’explorer! combien de temps êtes-vous restée sans manger?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh pas plus de 4 heures…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit à Colombes, dans le cadre du&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2011/04/le-festival-de-la-voix.html" target="new"&gt;festival de la voix&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-9199258907970937061?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/9199258907970937061/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-i.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/9199258907970937061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/9199258907970937061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/05/voix-de-passage-i.html' title='Voix de passage - I'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-121898355902802872</id><published>2011-04-15T19:26:00.001+02:00</published><updated>2011-04-15T19:26:14.741+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='110415'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hors ateliers EC'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Un prénom pour tout viatique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, mamie, tu veux me dire quelque chose?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Non, ma fille, non. Je n’ai rien à dire de spécial.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors, elle aussi essaie de savoir? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils ont toujours voulu briser mon silence, tous. Même si peu de questions m’ont été posées, même si aucune ne m’a plus été adressée depuis très longtemps. J’ai tenu. J’emporterai mon secret dans la tombe. Je n’ai plus que quelques mois, quelques jours à vivre. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce n’est pas contre eux si je me tais, ce n’est pas pour les agacer ou pour attiser leur curiosité. C’est seulement pour mon propre salut. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela a commencé lorsque j’avais 20 ans. A cette époque, je vivais encore à M., dans ma famille. Ma mère l’a appris. Ma sœur aussi. J’avais besoin d’aide et vers qui me tourner? Mon père n’en a jamais rien su. Conspiration de femmes. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elles ont tout fait pour savoir qui c’était. Mais j’ai tenu bon. Je n’ai rien dit. J’ai cru que cela suffirait. Se taire pour oublier, et le bien et le mal. Mais la mémoire ne se commande pas, elle nous harcèle quand on veut devenir amnésique ; elle s’effiloche et s’effondre quand on voudrait tant encore tout se rappeler. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je viens de fêter mes 90 ans. Ou plutôt on vient de célébrer mon 90e anniversaire. Je n’ai rien décidé. Je ne me formalise plus, cela fait des années que je ne décide plus rien. La dernière décision que j’ai voulu prendre, rester chez moi, n’a pas été entendue, acceptée. Et c’est ainsi que j’ai échoué ici, à la Roseraie. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La plupart des pensionnaires ont perdu la mémoire, certains divaguent à longueur de journées. Une résidente parle sans discontinuer de la lettre de dénonciation qu’elle a écrite pendant la guerre. Elle ne se rend pas compte qu’elle trahit son forfait et qu’elle signe quotidiennement le procès verbal qui l’accuse. Ceux qui comprennent encore ce qui les entoure, comme moi, évitent de se placer à côté d’elle. Peut-être les autres la fuient-ils pour une autre raison. Mais moi depuis que je sais de quelle opprobre elle est salie, je ne peux ne serait-ce que la regarder. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai peur. J’ai peur que des mots s’échappent de ma bouche. J’ai peur que ma mémoire expulse mon silence, juste parce qu’elle aura flanché si peu de temps avant que la mort enfouisse tout. Pourtant, à qui cela pourrait-il nuire? Pourquoi ne pas dire ce qui, aujourd’hui, est sans importance? Le secret n’est plus que partiel puisque, un jour, un coup de sonnette à ma porte a crevé ce silence. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jean, mon mari, a ouvert la porte, je sais qu’il a compris instantanément qui se tenait là. Notre ressemblance était frappante ; il a reconnu sans hésitation la jeune femme qu’il avait épousée une vingtaine d’années plus tôt, même si moi j’ai retrouvé quelques-uns de ses traits à lui. Jean m’a appelée. Je me suis évanouie. Elle est entrée chez nous. S’est assise. A parlé. A raconté. A posé des questions. Il a bien fallu que je descelle mes lèvres et que je laisse échapper quelques bribes de souvenirs, quelques explications. Paraît-il que je les lui devais. Que c’était la moindre des choses. Que la connaissance de ses origines est un dû. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Contre mon silence. Contre ma liberté de me taire ou de dire, d’être mère ou pas. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A elle j’ai livré un prénom. Je ne sais pas ce qu’elle en a fait, à quoi cela lui a servi d’avoir un prénom mais pas de nom. Avant, elle avait un nombre infini de possibilités ; elle pouvait un jour s’inventer une ascendance glorieuse, un autre jour donner une explication rationnelle, quasi historique, à l’absence, au néant. N’est-elle pas née au milieu du désespoir? Le sien, le nôtre: quel est-il à l’aune du grand anéantissement mondial dans lequel nous étions plongés, elle, moi, lui? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n’ai rien pu lui dire de plus que son prénom –  parce que je n’en ai jamais su davantage. Je ne sais pas ce qu’il est advenu de lui une fois qu’il a eu quitté la grange où il avait passé la nuit, et moi avec lui. C’était une étape sur un chemin, peut-être d’exil, peut-être de résistance, peut-être de fuite. A moins qu’il ait rejoint le camp aux têtes de mort. Ce que je ne crois pas. Parce que moi aussi, j’ai eu besoin de rêver qu’un peu de beauté avait croisé ma destinée; j’ai refusé d’imaginer à cette unique nuit une issue plus funeste que le geste que j’ai dû faire quelques mois plus tard. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai cru le protéger en me taisant autant que je voulais me protéger. Elle m’a demandé si j’avais attendu son retour, si j’avais même entamé des recherches. J’ai haussé les épaules : pourquoi l’aurais-je fait? Pourquoi aurais-je lutté contre ma mère, contre ma sœur, pourquoi aurais-je été me perdre dans Toulouse pour échapper aux regards, pourquoi l’aurais-je laissée, elle, à l’hospice si j’avais pu l’attendre, lui, si j’avais pu espérer retrouver vivant et m’aimant quelque part dans le monde un homme caressé quelques heures seulement? J’étais trop jeune pour attendre un fantôme ; même quand j’ai compris que de cette nuit allait naître un enfant, je n’ai oublié ni ma jeunesse ni l’espoir d’avenir qui y était encore lié.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme tous ceux qui n’ont pas connu ce temps, elle a eu du mal à penser qu’il y avait des destins personnels bien plus terrifiants que l’orphelinat. Je n’ai rien pu dire qui l’aurait soulagée, elle n’a pas compris mon silence, ni celui de 1940 ni celui d’après. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A l’époque où elle m’a retrouvée, je n’ai pas su non plus lui expliquer pourquoi je n’avais rien raconté à mon mari. Aujourd’hui, je suppose qu’une foison de sentiments et de raisons ont nourri ce silence: la peur de l’opprobre, bien sûr, la peur de l’abandon sans doute, la honte, le mépris que j’aurais lu dans son regard même si c’était un homme bon – la suite me l’a prouvé: pas un reproche, seulement l’incompréhension et le chagrin que je ne l’aie pas mis dans la confidence. Et puis évidemment, je ne voulais pas qu’on me dise d’aller à leur recherche, à celle de cette fillette abandonnée ni à celle de son père. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me rends compte à quel point il était improbable qu’on me fasse une telle demande, du moins en ce qui le concerne, lui. Et le bébé? Lorsque je me suis mariée, j’avais vingt-huit ans, l’enfant en avait huit. J’ai toujours pensé qu’on avait trouvé une famille pour le bébé. Elle a eu beau jeu de ricaner en me rappelant à son tour l’immense orphelinat qu’était devenu le monde au sortir de la guerre. Des millions d’orphelins, avait-elle crié, des millions et elle aurait eu la chance, elle, de trouver des parents? Mais qui? Quels parents? Alors qu’il suffisait de se baisser pour ramasser les enfants à la pelle ; les ruines en étaient remplies, le sol en était jonché, les placards remplis! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle avait raison.  J’aurais pu la cacher. En attendant. Des jours meilleurs, la fin de la guerre, un gentil mari. J’aurais pu. Mais je n’y ai pas pensé. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je couve encore mon secret alors que tout danger est écarté. Même la révélation à tous de ce qui ne fut révélé qu’à elle ne pourrait plus me nuire. Mes enfants ne me jetteraient pas la pierre, ils ne l’ont pas fait quand, il y a trente-cinq ans, leur demi-sœur, comme il faut bien l’appeler, a soudain surgi dans leur vie. Mes petits-enfants se sentiraient-ils affectés? J’en doute. En quoi cela les concernerait-il? Les autres? Tous les autres? Ceux d’ici? Je dois bien avouer que leur avis m’indiffère. Bien peu nombreux sont ceux, de toute façon, capables d’avoir un avis. Ou serais-je blessée de partager le sort de la dénonciatrice et qu’on nous rejette pareillement pour nous punir d’une forfaiture que l’humanité ne saurait pardonner? Ni à l’une, ni à l’autre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je le couve, mon secret. Je le bichonne, puisqu’il ne m’a pas été offert de tout oublier. Cependant, les raisons de mon silence ont changé au cours des années. Au début, c’était par peur de tout ce qui pourrait arriver : que l’homme soit pourchassé, qu’on m’humilie, qu’à la honte d’avoir fauté s’ajoute celle de m’être donnée à un inconnu le temps d’une courte nuit. Après la guerre, le sort réservé aux femmes m’a terrifiée et ma sœur partageant cet effroi a arrêté de vouloir savoir, même si elle est restée toute sa vie, je l’ai toujours senti, vexée que je ne lui aie rien confié. Depuis qu’elle m’avait envoyée à Toulouse cacher ma grossesse, ma mère avait cessé de m’interroger : il n’était plus nécessaire de chercher le fautif pour l’obliger à se marier avec moi. Une autre décision avait été prise. La moins dangereuse pour tous – la famille et moi – l’enfant, lui… était, il faut bien l’avouer, sacrifié. Même si, à l’époque, pour l’enfant aussi, je pensais que rien de mieux ne pouvait être décidé. Cette conviction a flotté dans mon esprit jusqu’au jour où j’ai écouté une émission à la radio qui parlait des enfants trouvés. J’aurais dû tourner le bouton, je ne sais pas pourquoi je demeurai assise, à la fois fascinée et effrayée par ce que j’entendais. Un des savants interrogés a cité Jean Jacques Rousseau qui a justifié l’abandon de ses cinq enfants avec un aplomb… qui m’a abasourdie. Comment penser encore que c’était la meilleure solution pour Gabrielle? A partir de ce jour, je n’ai plus aussi bien dormi. Les insomnies, les migraines ont été mon lot même si j’ai mis longtemps à faire le rapprochement entre le geste de mes vingt ans et le soudain harcèlement de ma conscience. J’aurais pu opter pour la délivrance en racontant ce qui s’était exactement passé, une façon peut-être d’avouer ma faute – pouvant alors espérer un quelconque pardon, et pourquoi pas la rédemption. Mais j’ai choisi, si tant est que ce mot-là soit le plus juste, de me taire. Définitivement. Pour ne rien avoir à justifier, n’inventer aucun sentiment, ne courir après aucune illusion. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai lutté contre les souvenirs sans parvenir à oublier un seul détail de cette nuit, de ma grossesse, de la naissance et du moment où je lui ai laissé un prénom pour tout viatique. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quitte à être poursuivie par ces images, j’ai commencé à rêver pour elle d’un avenir agréable et à me rappeler la douceur de cet homme. Jusqu’à en tomber amoureuse. Des années après notre éphémère rencontre. Le secret s’est alors déplacé – ce n’était plus l’abandon de mon premier-né que je taisais mais un amour perdu. Aujourd’hui, j’ai envie de me moquer de moi et de mépriser mes subterfuges. Mais qui aurait pitié de la jeune femme d’alors si ce n’est moi? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il s’appelait Gabriel et il avait 21 ans. Il allait seul sur les routes, une besace à l’épaule. Ce n’était pas un cheminot ni un errant. Il était trop éduqué, cela s’entendait à sa voix, au choix de ses mots, même si nous n’en avons pas échangé beaucoup. Il avait l’accent pointu des Parisiens et venait certainement de là. Comme des millions de gens, il avait franchi la ligne de démarcation. Je ne sais pas pourquoi précisément si ce n’est qu’il avait sans aucun doute toutes les bonnes raisons de vouloir s’échapper de la zone occupée. Comme les autres millions qui tentaient de passer en zone libre. Peut-être avait-il de bien meilleures raisons encore. Qui sait?  C’était un beau jeune homme, plutôt grand et fin, très brun, les yeux foncés, la peau mate. La petite a hérité de son teint et de son nez légèrement aquilin. De moi, elle a le visage rond, les yeux gris, et de nous deux de beaux cheveux noirs. La famille de Gabriel était-elle originaire du sud? A moins qu’il ait été juif, je me le suis fugitivement demandé quand elle m’a retrouvée. Cette pensée a passé si vite que je n’en ai pas fait part à Gabrielle. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je l’ai découvert en fin d’après-midi alors que j’allais jeter de la nourriture au cochon; il se cachait derrière la souille. Nous avons été tous deux surpris et avons poussé un petit cri avant de rire de la simultanéité de nos réactions. Rien ne me prédisposait à cacher un homme dans la grange, mes parents parlaient très peu de ce qui se passait dans le pays. Mon père était parti à la guerre six mois et était rentré à la ferme sans rien raconter, content d’avoir retrouvé son monde, sa femme et ses enfants, les animaux et les champs. Tous n’avaient pas eu cette chance. Notre voisin avait été fait prisonnier, on savait qu’il avait été envoyé en Allemagne. Mes parents ont-ils fait quelque chose pendant ces années, quelque chose pour, quelque chose contre? J’en doute. Je suppose qu’ils se sont contentés de ne rien changer à la vie qu’ils menaient avant la guerre. Tout au pire ont-ils vendu des produits de la ferme aux plus offrants. A moins que ce soit tout au mieux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rien ne me prédisposait non plus à me donner à un inconnu que je savais de passage. Je m’étais fiancée juste avant la déclaration de guerre. Albert m’avait timidement demandé qu’on s’aime comme pour notre nuit de noces. J’avais accepté songeant que nous nous offrions ce dont la guerre pourrait nous priver. Je suis heureuse de l’avoir fait – pour lui et pour moi : je suis devenue veuve avant que d’être mariée. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Peut-être avais-je besoin de me sentir vivante? Je n’ai pas beaucoup réfléchi à ce qui m’avait conduite à cacher ce jeune inconnu puis à aller le rejoindre pendant la nuit. J’ai simplement offert mon corps pendant qu’on exigeait de millions de jeunes gens qu’ils offrent leur vie. Qu’est-ce qui est le plus scandaleux, le plus ignominieux? On s’est jeté dans l’amour comme pour nous sauver, pour sauver quelque chose de notre humanité.  L’amour dans la guerre n’est pas totalement joyeux, je le crains. C’était à la fois doux et fougueux, maladroit et grave. Il y entrait un sentiment d’urgence. Bien sûr, tout s’est déroulé en silence – qu’aurions-nous eu à dire? Ce n’était pas seulement par peur qu’on nous surprenne. Si un de mes parents avait pu nous entendre, c’est qu’il avait déjà remarqué mon absence. Alors… il nous aurait trouvés à partir du moment où il m’aurait cherchée. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’était une nuit froide et sans lune. Une de ces nuits de novembre qui se terminaient par les gelées du matin. Quand j’ai décidé d’aller dans la grange, je ne songeai pas y rester. Je voulais lui apporter quelque chose à manger, de l’eau, une bouteille de vin et un vêtement chaud.  Je me suis assise à côté de lui et l’ai regardé manger. Il avait faim. Il a tout englouti très vite. Il n’a pas touché au vin. Il m’a dit qu’il devrait partir avant l’aube et que l’alcool l’engluerait dans le sommeil. Je me souviens de ce mot qu’il avait utilisé, « engluer », et qui m’avait étonnée, une drôle de façon pour dire qu’il avait peur de ne pas se réveiller assez tôt. J’avais apporté un chandail de mon père qu’il ne mettait pas souvent : il travaillait aux champs et disait toujours avoir trop chaud, même en plein hiver. C’est ma mère qui avait tricoté ce chandail dans l’intention de le lui envoyer là où il serait pendant la guerre. Mais mon père l’a eu à son retour. Elle n’avait pas eu le temps de le lui envoyer que la guerre était terminée, enfin… terminée. Pour mon père. Je me souviens que la laine était rêche et d’une couleur triste, un marron sans éclat. Je le lui ai tendu sans un mot et au moment où il me l’a pris des mains, il m’a dit : «je m’appelle Gabriel». J’ai pensé que c’était un beau prénom. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout à coup, il a enlevé le pull qu’il portait. Il a esquissé le geste d’enfiler une manche du chandail, mais il s’est arrêté, m’a regardée, a laissé choir le pull par terre, a déboutonné sa chemise. Sans me lâcher du regard. A tendu sa main qui a caressé mon visage du bout des doigts. Sa main a glissé sur mon cou, mes épaules, ma poitrine. Il a défait les boutons de ma robe. Je l’ai d’abord laissé faire, puis je l’ai aidé. Nos mains se croisaient, nous déshabillant l’un l’autre, sans hâte. Le regard rivé dans celui de l’autre. Nous étions solennels, je crois. Je ne me souviens pas que l’un de nous deux souriait. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous nous sommes couchés à même la paille. Je n’ai pas trouvé ce contact plaisant; j’ai toujours haussé les épaules quand on évoquait, dans les livres ou les films, le romantisme des ébats amoureux dans la paille. Ça pique. Une couverture moelleuse est quand même plus agréable. Mais on finit par ressentir d’autres picotements et on oublie la paille, le froid, le danger. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une fois que j’étais de nouveau habillée, il a retiré tous les brins de paille qui étaient accrochés à mes cheveux. J’ai lissé du plat de la main ma robe, ai repris l’assiette et la bouteille de vin restée inentamée.  Juste avant de nous séparer, il a pris mes mains dans les siennes et les a portées à sa bouche. «Merci» a-t-il soufflé en les embrassant. «Merci», lui ai-je répondu. Et j’ai tourné les talons. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faisait encore nuit quand j’ai quitté la grange, mais il serait bientôt temps qu’il parte. Avant que le travail de la ferme ne reprenne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai caché l’assiette et la bouteille dans un fourré, je suis allée les prendre plus tard dans la journée. C’était le moment le plus périlleux pour moi, le père n’allait pas tarder à se réveiller, et les dernières heures de sommeil sont plus légères. Je me suis glissée silencieusement dans la maison, j’ai regagné ma chambre sans faire grincer une seule marche. Je me suis vite déshabillée, j’ai enfilé ma chemise de nuit. Les draps étaient glacés et je grelottais dans mon lit. Je ne voulais pas m’endormir, mais le sommeil m’a surprise juste après que j’ai entendu le père se lever. A la campagne, on ne paresse pas au lit, même le dimanche. Ma mère s’est inquiétée une petite heure après l’heure habituelle de mon lever. Elle m’a réveillée brusquement en ouvrant la porte de ma chambre, le battant frappant le mur.  Non, je n’étais pas malade. Toute la journée j’ai été nerveuse, même après avoir vérifié que rien ne traînait dans la grange. Gabriel était bien parti et personne dans le village n’a fait une seule remarque sur un jeune homme qui aurait été vu au petit matin. Il avait quitté les lieux aussi soudainement qu’il était apparu devant mes yeux, comme tombé du ciel. J’aurais pu avoir rêvé. J’ai peu pensé à cette nuit-là, à Gabriel, jusqu’au jour où j’ai compris que j’étais enceinte, deux mois plus tard. C’est étrange, mais au début, cela ne m’a pas inquiétée, comme si ce n’était pas vraiment à moi que tout ceci était arrivé. Je n’imaginais rien. M’aurait-on demandé ces premiers temps ce que je comptais faire, j’aurais été interloquée par la question. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai été réveillée par le retour de notre voisine. Partie «chez des parents» trois mois plus tôt, elle en est revenue un bébé dans les bras. Un enfant né neuf mois pile après le départ de son mari à la guerre. Les commérages ne se sont pas fait attendre : le village entier trouvait à ce bébé de trois mois un air de nouveau-né… Elle avait un mari et son histoire tenait debout si on voulait être indulgent, ce que le village a été, ainsi que son mari quand il est rentré en 44. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n’avais pas de mari, mon fiancé était mort depuis trop longtemps pour en faire un père post-mortem. Alors, il a bien fallu que je me demande ce que je comptais faire. Et c’est ainsi que j’ai dû parler à ma mère et que tout a commencé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’espère que Gabriel a survécu à la guerre. Je pense souvent à lui, même si je n’ai jamais parlé de lui, sauf à notre fille quand elle m’a retrouvée. Mais ce silence est mon silence. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est un beau souvenir, en dépit des conséquences. En me taisant je protégeais cette nuit de l’avilissement. Ne pas révéler qui était le père laissait possibles toutes les paternités ; aucun homme ne serait traîné dans la boue. En abandonnant l’enfant je nous protégeais toutes les deux du rejet et de la violence qu’on réservait aux filles-mères et à leurs bâtards, ces mots tombés en désuétude mais qui ont fait tant de mal. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne sais pas si Gabrielle m’a pardonnée. Elle a disparu aussi soudainement qu’elle est apparue. Peut-être lui avait-elle suffi de m’appeler maman une fois. Je pense souvent à elle, même si je n’ai jamais parlé d’elle, y compris une fois que son existence a été révélée. Mais ce silence est mon silence. Et j’y tiens.  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, mamie, tu voulais dire quelque chose?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Non, ma fille, je n’ai rien à dire. Laisse-moi, maintenant, je suis fatiguée. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hélène&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-121898355902802872?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/121898355902802872/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/04/un-prenom-pour-tout-viatique.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/121898355902802872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/121898355902802872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/04/un-prenom-pour-tout-viatique.html' title='Un prénom pour tout viatique'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-6831641975161040270</id><published>2011-04-15T19:26:00.000+02:00</published><updated>2011-04-15T19:26:01.733+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='110415'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hors ateliers EC'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Co-bébé</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle dégringole les escaliers en faisant un raffut de tous les diables: elle ne veut pas entendre la  gamine du 2e appeler sa mère de plaintifs «maman» répétés. La cavalcade n’étouffe pas les sons, à croire que la fillette pleurniche derrière la porte du matin au soir. Pendant un temps, Marianne a pensé que la mère laissait sa fille toute seule dans l’appartement. Elle était prête à appeler l’Aide sociale à l’enfance, la police. Mais ce n’est qu’une mère indifférente aux appels de sa fille, une mère débordée ou qui a d’autres préoccupations, une mère qui n’aurait pas dû être mère.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la rue, Marianne continue à presser le pas, ses horaires coïncident avec ceux des écoliers. Qu’ils courent devant ou tiennent la main de leur mère (rarement du père, comme fait exprès), il y en a toujours un qui appelle sa maman à tue-tête. La rue renvoie le mot d’un mur à l’autre. Marianne rentre les épaules et serre les dents. «On est en retard, dépêchez-vous!» hurlent les mères aux anges qu’elles ne méritent pas d’avoir enfantés. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Juste avant l’école, Marianne change de trottoir mais de l’autre côté de la rue, des mères en avance en profitent pour bavarder, leur dernier rejeton dans la poussette ou sur le ventre. Mamans et enfants s’embrassent, se souhaitent une bonne journée, se font un ultime moulinet de la main. Elle voit parfois un tout petit revenir en arrière et se jeter dans les bras de sa mère qui défait rapidement ses bras et le pousse vers la grille. Même celles qui n’ont pas de train à prendre, qui n’ont rien d’autre à faire que de s’occuper de leurs mômes sont pressées de s’en débarrasser, les ingrates.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marianne attrape son train, s’élance dans le couloir et se précipite sur la première place assise. Pendant les vingt minutes de trajet, elle ne lèvera pas le nez de son livre même si à cette heure-là, il n’y a pas beaucoup de mères avec leurs bébés. Elles prennent celui de 7h18, trimballant leurs pauvres enfançons endormis, engoncés dans leurs combinaisons. «Viens dans les bras de ta maman chérie, mon poussin» gagatise l’une ou l’autre au lieu de lui enlever le vêtement trop chaud. Ces mères n’ont aucune éducation, n’ont pas lu Dolto. Stupides femelles. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Son bureau est un horrible gynécée, peste tous les jours Marianne en arrivant à son travail. Agées de 27 à 54 ans, cinq femmes caquètent à longueur de temps sur leurs enfants ou leurs mères. Marianne, qui n’a ni les uns ni l’autre, ne dit rien. Parfois, elle se sent mal et se souvient. Depuis cinq ans qu’elle travaille là, Marianne a suivi deux grossesses, un parcours de PMA encore stérile et une adoption. «Et toi, Marianne, quand est-ce que tu nous le fais, ton petit?» demandent-elles encore. «Tu n’as pas envie d’être maman?»&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Non, elle n’a pas envie, répond-elle en déclinant toutes les bonnes raisons qu’elle a de ne pas avoir d’enfants. Tant mieux, avec qui l’aurait-elle le bébé, hein? Mais par dessus tout, elle trouve injuste et inqualifiable que ses impôts, oui, ses impôts si élevés, elle qui n’a droit à aucun abattement d’aucune sorte, servent à construire des crèches et à distribuer des cartes de famille nombreuse. Ça, elle ne le dit pas à ses collègues. Elle ne leur a pas montré non plus l’article qui donnait le prix d’un accouchement sans complication: une for-tu-ne. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y en a qui sont prêtes à tout pour être maman. Une de ses collègues les tient en haleine avec ses courbes de température, ses hormones et ses parties de jambes en l’air à heure fixe, sur indication médicale. Cinq ans de rendez-vous infructueux, trois implantations, deux FIV. Marianne préfère ne pas savoir combien d’années d’impôts cela lui coûte. Un jour, cet enfant si ardemment désiré sera houspillé, puni. Pourquoi vouloir être maman, alors, s’étonne Marianne?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le débat fait rage à l’heure du déjeuner : quel est le plus dur parcours des combattants, celui de la PMA ou celui de l’adoption? Etant donné la réussite de l’une et l’échec de l’autre, l’adoption semble plus facile. L’adepte de l’accouplement médicalisé ne veut pas en entendre parler : elle désire un enfant à elle, qu’elle sentira pousser dans son ventre, qui lui ressemblera. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, se dit Marianne en regardant le fils de sa boulangère, il y a des ressemblances qui font peur. Le gamin doit avoir treize ans et il vend les baguettes avec le même air que sa maman. «Et avec ça?» claironne-t-il avec le sourire bonasse que sa maman lui a appris. D’un geste sûr, il emballe la demi-baguette qu’achète tous les soirs Marianne; sa gourmette en or scintille sous les néons. C’est un grand, il rend la monnaie et sourit aux clients.  Il n’appelle plus sa maman. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur le chemin de son appartement, Marianne se rappelle que deux ans plus tôt, elle s’envolait à Barcelone, prête à se faire inséminer par une seringue. Assise devant le gynécologue assisté d’une interprète, elle s’était effondrée en sanglots: la vache, elle, on la mène encore au taureau, non ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tous les soirs, Marianne s’assoit devant l’écran de son ordinateur. Elle se connecte depuis des semaines au même site qu’elle consulte pendant des heures. C’est un site de petites annonces particulières. On peut les lire sans être inscrite, et cela avait rassuré Marianne. Ce soir, elle se lance et après avoir choisi un pseudo et un mot de passe, elle tapote:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qui peut m’aider à réaliser mon grand rêve, être maman? Je suis une femme hétéro de 39 ans et je cherche un homme pour projet d’enfant en co-parentalité. Couple gay envisageable. Proximité indispensable (77). Un peu sur moi: franche et joviale, je suis épanouie par mon travail mais du matin au soir, je pense à cet enfant qui me manque. C’est avec joie que j’envisage la maternité. J’aimerais tellement qu’un enfant m’appelle maman.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hélène&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-6831641975161040270?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/6831641975161040270/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/04/co-bebe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6831641975161040270'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6831641975161040270'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/04/co-bebe.html' title='Co-bébé'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-8732568598209232596</id><published>2011-03-20T21:41:00.003+01:00</published><updated>2011-03-20T21:42:57.107+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïkus</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/03.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="130" src="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/03.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Quel est ton tracas ?&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Monsieur Seguin n’est plus là&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Liberté, c’est toi !&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/09.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" src="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/09.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Corbeille de poèmes&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Sans déranger les Etoiles&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Pour vous, j’ai semés.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/14.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="131" src="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/14.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Frêles jonquilles&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Enfin sorties du sommeil&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Ivres de printemps&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/16.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="130" src="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/16.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Mon jardin d’Eden&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Eglise, prince charmant&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Sacre du printemps !&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/30.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" src="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/30.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;La cime perce&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;L’épais brouillard du matin&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Mon soleil viendra&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/32.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="131" src="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/32.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Laisse-moi entrer&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Dans ta boîte à souvenirs&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;J’ai laissé mon cœur.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/34.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" src="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/34.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Mes brebis gelées&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;J’arrête de tricoter&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Des pulls en laine.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/06.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="131" src="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/thumbs/06.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;A perte de vue&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Infinis paysages&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;Mon bout du monde !&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agnès Raveloson&lt;br /&gt;Photos Jean-Luc Mathivat (&lt;a href="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/vercors.html" target="new"&gt;dossier Vercors&lt;/a&gt;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-8732568598209232596?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/8732568598209232596/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haikus.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8732568598209232596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8732568598209232596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haikus.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïkus'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-8704927644332366247</id><published>2011-03-20T15:00:00.001+01:00</published><updated>2011-03-20T15:00:06.173+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-YczFE1WJeo4/TYUg63sRbcI/AAAAAAAACFs/ZkE3DRMltAk/s1600/NF_Corse.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh6.googleusercontent.com/-YczFE1WJeo4/TYUg63sRbcI/AAAAAAAACFs/ZkE3DRMltAk/s320/NF_Corse.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Photo Nadine Fontaine&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Un bouquet de fleurs&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Mariage de couleurs&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Les anneaux sont prêts&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agnès Raveloson&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-8704927644332366247?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/8704927644332366247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_1279.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8704927644332366247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8704927644332366247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_1279.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh6.googleusercontent.com/-YczFE1WJeo4/TYUg63sRbcI/AAAAAAAACFs/ZkE3DRMltAk/s72-c/NF_Corse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2922943633889192698</id><published>2011-03-20T14:00:00.001+01:00</published><updated>2011-03-20T14:00:09.928+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-9XIUEOJDxUg/TYUe0Urtj2I/AAAAAAAACFo/_BWvihK9AeU/s1600/NF_Cotentin.JPG" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh4.googleusercontent.com/-9XIUEOJDxUg/TYUe0Urtj2I/AAAAAAAACFo/_BWvihK9AeU/s320/NF_Cotentin.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Photo Nadine Fontaine - Cotentin&amp;nbsp;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Puzzles de glace&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Echoués sur la plage&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Vivement l’été&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agnès Raveloson&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2922943633889192698?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2922943633889192698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_4272.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2922943633889192698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2922943633889192698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_4272.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-9XIUEOJDxUg/TYUe0Urtj2I/AAAAAAAACFo/_BWvihK9AeU/s72-c/NF_Cotentin.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-1062473680534439510</id><published>2011-03-20T13:00:00.001+01:00</published><updated>2011-03-20T13:00:00.483+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/autres-paysages-dominique-1335897296-1380503.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="239" src="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/autres-paysages-dominique-1335897296-1380503.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Photo Josette Fagioli -&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;a href="http://photos.linternaute.com/auteur/6735234/1354602386/" target="new"&gt;son site sur L'internaute&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Frêle embarcation&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Rescapée du cyclone&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Sous les bananiers&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Agnès Raveloson &amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-1062473680534439510?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/1062473680534439510/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_1848.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/1062473680534439510'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/1062473680534439510'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_1848.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2286806709870110466</id><published>2011-03-20T12:00:00.003+01:00</published><updated>2011-03-20T12:00:06.213+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/paturages-france-1068047336-1385248.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="239" src="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/paturages-france-1068047336-1385248.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Photo Patricia Gilles -&amp;nbsp;&lt;a href="http://photos.linternaute.com/auteur/10984155/1053501449/" target="new"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-small;"&gt;son site sur L'internaute&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;L’ouate blanche&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Couvre le sol endormi&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Couette de flocons&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agnès Raveloson&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2286806709870110466?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2286806709870110466/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_1928.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2286806709870110466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2286806709870110466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_1928.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2583512492120328731</id><published>2011-03-20T11:00:00.001+01:00</published><updated>2011-03-20T11:00:08.318+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/ports-port-camargue-france-1079671022-1229046.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/ports-port-camargue-france-1079671022-1229046.jpg" width="191" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Photo Sébastien Perras&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos.linternaute.com/auteur/8547584/1090704615/" target="new"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-small;"&gt;son site sur L'internaute&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;L’astre flamboyant&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Va plonger dans l’Océan&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Le bal des dauphins&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Agnès Raveloson &amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2583512492120328731?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2583512492120328731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_3276.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2583512492120328731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2583512492120328731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_3276.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-679711572121614283</id><published>2011-03-20T10:00:00.005+01:00</published><updated>2011-03-20T10:17:31.998+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/parcs-naturels-catane-italie-1036835973-1194500.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/parcs-naturels-catane-italie-1036835973-1194500.jpg" width="214" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Photo Tanguy de Saint Cyr&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos.linternaute.com/auteur/8528835/1313145258/" target="new"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-small;"&gt;son site sur L'internaute&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Ardentes flammes&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Consument les amoureux&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Etna de baisers&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agnès Raveloson&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-679711572121614283?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/679711572121614283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_6662.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/679711572121614283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/679711572121614283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_6662.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-1511059304900663971</id><published>2011-03-20T09:00:00.002+01:00</published><updated>2011-03-20T09:00:01.676+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/autres-paysages-etats-unis-1017642827-1221384.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="212" src="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/autres-paysages-etats-unis-1017642827-1221384.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Photo Robert Picavet -&amp;nbsp;&lt;a href="http://photos.linternaute.com/auteur/4787622/6852990985/" target="new"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-small;"&gt;son site sur L'internaute&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Chapeau de caillou&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;L’Himalaya des fourmis&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Temple des souris&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Agnès Raveloson&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-1511059304900663971?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/1511059304900663971/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_8342.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/1511059304900663971'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/1511059304900663971'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_8342.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-3769034390417780735</id><published>2011-03-20T08:00:00.006+01:00</published><updated>2011-03-20T08:00:08.321+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-6eJ35qEYyKI/TYUhw8I94uI/AAAAAAAACFw/8ibYB3DvHAI/s1600/NF_Maroc.JPG" imageanchor="1" style="clear: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh6.googleusercontent.com/-6eJ35qEYyKI/TYUhw8I94uI/AAAAAAAACFw/8ibYB3DvHAI/s320/NF_Maroc.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Photo Nadine Fontaine - Maroc&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Mes yeux caressent&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Une écorce vallonnée&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79;"&gt;Ma planète bleue&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agnès Raveloson&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-3769034390417780735?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/3769034390417780735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_20.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/3769034390417780735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/3769034390417780735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_20.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh6.googleusercontent.com/-6eJ35qEYyKI/TYUhw8I94uI/AAAAAAAACFw/8ibYB3DvHAI/s72-c/NF_Maroc.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-7381547282530342976</id><published>2011-03-19T23:00:00.000+01:00</published><updated>2011-03-19T23:00:01.762+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Bienveillant</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://fc00.deviantart.net/fs42/i/2009/101/7/e/Bienveillant_3_by_photilde.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="213" src="http://fc00.deviantart.net/fs42/i/2009/101/7/e/Bienveillant_3_by_photilde.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-small;"&gt;&lt;a href="http://fc00.deviantart.net/fs42/i/2009/101/7/e/Bienveillant_3_by_photilde.jpg" target="new"&gt;Photo Mathilde Parquet&lt;/a&gt;&amp;nbsp;-&amp;nbsp;&lt;a href="http://photilde.deviantart.com/" target="new"&gt;Site Photilde&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;Piquets écartés&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;marcher quelques mètres grimper&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;vers ce duvet blanc&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;là où le ciel a saigné&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;et y poser le pansement&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;o:p&gt;G. &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-7381547282530342976?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/7381547282530342976/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/bienveillant.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/7381547282530342976'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/7381547282530342976'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/bienveillant.html' title='Bienveillant'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-9022016995181288595</id><published>2011-03-19T07:14:00.003+01:00</published><updated>2011-03-19T09:56:39.410+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Bilan</title><content type='html'>&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/panorama-saint-martin-de-boscherville-france-1037736047-1123984.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="239" src="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/panorama-saint-martin-de-boscherville-france-1037736047-1123984.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: xx-small;"&gt;&lt;a href="http://photos.linternaute.com/auteur/5068702/1243833708" target="new"&gt;Photo Jean-Marc Panzeri - son site sur L'internaute&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e;"&gt;Les yeux vers la vitre&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e;"&gt;de sa fenêtre des champs&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e;"&gt;que des champs en friche&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e;"&gt;C’est sa vie qu’il voit&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e;"&gt;il sait que la fin approche&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e;"&gt;la moisson peut-être&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: left;"&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Geneviève Alméras&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-9022016995181288595?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/9022016995181288595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/bilan.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/9022016995181288595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/9022016995181288595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/bilan.html' title='Bilan'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-5145252514454800707</id><published>2011-03-18T19:00:00.004+01:00</published><updated>2011-03-19T12:44:50.064+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Le lac</title><content type='html'>&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-LPkZiJ9SroI/TXPs824dESI/AAAAAAAACEM/7iWPy_H4U7Y/s1600/GAlm_lac.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="261" src="https://lh4.googleusercontent.com/-LPkZiJ9SroI/TXPs824dESI/AAAAAAAACEM/7iWPy_H4U7Y/s320/GAlm_lac.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-small;"&gt;Tableau Gustave Alméras&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e;"&gt;Quand le ciel menace&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e;"&gt;les nuages dans l’eau turquoise&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e;"&gt;virent à l'opaline&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e;"&gt;Violet ou marine&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e;"&gt;outremer azur ardoise&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e;"&gt;- verts et gris en face&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Geneviève Alméras&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-5145252514454800707?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/5145252514454800707/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/le-lac.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/5145252514454800707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/5145252514454800707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/le-lac.html' title='Le lac'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-LPkZiJ9SroI/TXPs824dESI/AAAAAAAACEM/7iWPy_H4U7Y/s72-c/GAlm_lac.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-6136828265236175401</id><published>2011-03-18T07:07:00.007+01:00</published><updated>2011-03-18T21:57:27.826+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>La terre au ciel</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Sur le chemin,&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;L'ombre des arbres.&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #a64d79; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Une échelle à nos pieds&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Haïku sélectionné lors du concours de poésie RATP-TELERAMA, en 2003 - &lt;a href="http://ateliersdutalisman.over-blog.com/pages/haiku-gagnant-l-emotion-partagee-4621065.html" target="new"&gt;son histoire&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cholesky&lt;br /&gt;Son blog : &lt;a href="http://ateliersdutalisman.over-blog.com/" target="new"&gt;Les ateliers du talisman&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-6136828265236175401?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/6136828265236175401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/la-terre-au-ciel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6136828265236175401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6136828265236175401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/la-terre-au-ciel.html' title='La terre au ciel'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-6497345991606163474</id><published>2011-03-17T18:59:00.002+01:00</published><updated>2011-03-18T21:56:51.677+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #8e7cc3; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #8e7cc3; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Dans le creux d'un mur &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #8e7cc3; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Un escargot solitaire &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #8e7cc3; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;A fini sa course&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aline&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-6497345991606163474?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/6497345991606163474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_4289.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6497345991606163474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6497345991606163474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_4289.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-4709532585452291623</id><published>2011-03-17T07:05:00.001+01:00</published><updated>2011-03-17T07:05:00.964+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #8e7cc3;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #8e7cc3;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;Agitant soudain&lt;br /&gt;Les branches frêles et nues&lt;br /&gt;Le vent s'est levé&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #8e7cc3;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Aline&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-4709532585452291623?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/4709532585452291623/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_17.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/4709532585452291623'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/4709532585452291623'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_17.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-6424017684921870060</id><published>2011-03-16T23:32:00.013+01:00</published><updated>2011-03-20T10:26:30.319+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Paysages revisités....</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le fier monument&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Composition de granit&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Rocher en bouton.&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Un grain de sable&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Que serait l’immensité ? &amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Sans ton silence. &amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #38761d; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Brise légère&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #38761d; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Murmure dans les allées&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #38761d; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Un bouquet de paix.&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Plus loin l’horizon &amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Emporte mes doux rêves &amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Terre des hommes &amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Un épi de blé&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Un perchoir de tendresse&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Bercé par le vent&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Cocktail de couleurs&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;La nature explose&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;De nectar, de miel&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Deux petits petons&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Attendent les premiers pas&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Pour quelle pointure ?&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6fa8dc; font-size: large;"&gt;Une cabane&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6fa8dc; font-size: large;"&gt;Écrin vert émeraude&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6fa8dc; font-size: large;"&gt;D'un bel amour fou !&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Un lac au cœur gris&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Reflet du ciel sans soleil&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #45818e; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Mon âme a froid&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Agnès Raveloson&lt;br /&gt;&lt;i&gt;(compilation des commentaires d'Agnès - voir sous chaque article)&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-6424017684921870060?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/6424017684921870060/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-quelques.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6424017684921870060'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6424017684921870060'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-quelques.html' title='Printemps des poètes 2011 - Paysages revisités....'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-6654350957907570957</id><published>2011-03-16T07:07:00.003+01:00</published><updated>2011-03-16T07:07:00.219+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-yRYaPKskrAE/TX5ouGN-X8I/AAAAAAAACFQ/uThn3xTZxZE/s1600/DemoiselleVerte.JPG" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh5.googleusercontent.com/-yRYaPKskrAE/TX5ouGN-X8I/AAAAAAAACFQ/uThn3xTZxZE/s320/DemoiselleVerte.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #3d85c6;"&gt;Soupçon&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #3d85c6;"&gt;d'onde&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #3d85c6;"&gt;florale&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #3d85c6;"&gt;sur une&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #3d85c6;"&gt;Demoiselle verte&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://domreboux.blogspot.com/" target="new"&gt;Dominique Reboux&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-6654350957907570957?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/6654350957907570957/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_16.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6654350957907570957'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6654350957907570957'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_16.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh5.googleusercontent.com/-yRYaPKskrAE/TX5ouGN-X8I/AAAAAAAACFQ/uThn3xTZxZE/s72-c/DemoiselleVerte.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-8977096857997070607</id><published>2011-03-15T07:26:00.007+01:00</published><updated>2011-03-15T07:26:00.352+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/bergeronnettes-arles-france-1760324449-1434863.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="298" src="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/bergeronnettes-arles-france-1760324449-1434863.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-small;"&gt;Photo Yves Clara sur L'internaute -&amp;nbsp;&lt;a href="http://photos.linternaute.com/auteur/11798990/1040291560/" target="new"&gt;son site&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;La bergeronnette&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;a sifflé tôt ce matin&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;le printemps est là&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sophie&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-8977096857997070607?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/8977096857997070607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_15.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8977096857997070607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8977096857997070607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_15.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-322730812782788125</id><published>2011-03-14T07:30:00.004+01:00</published><updated>2011-03-15T07:48:50.631+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-gcrh-z9wdis/TXlHVaNVPtI/AAAAAAAACE0/_xVG_A_DE6Q/s1600/SdH_EC_bb.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh4.googleusercontent.com/-gcrh-z9wdis/TXlHVaNVPtI/AAAAAAAACE0/_xVG_A_DE6Q/s320/SdH_EC_bb.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;Un cri dans le silence&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;sa rondeur épanouie&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;un enfant est né&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Sophie&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-322730812782788125?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/322730812782788125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_14.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/322730812782788125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/322730812782788125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_14.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-gcrh-z9wdis/TXlHVaNVPtI/AAAAAAAACE0/_xVG_A_DE6Q/s72-c/SdH_EC_bb.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-5255138281934612191</id><published>2011-03-13T07:29:00.008+01:00</published><updated>2011-03-13T13:46:58.794+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-eNHGjCVEsb4/TXy8rZx5tfI/AAAAAAAACFM/DCWMegyZawU/s1600/SdH_EC_bourgeons.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="https://lh3.googleusercontent.com/-eNHGjCVEsb4/TXy8rZx5tfI/AAAAAAAACFM/DCWMegyZawU/s320/SdH_EC_bourgeons.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;Sous le vent fleuri&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;la neige vite disparue&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #6aa84f;"&gt;la nature sourit&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sophie&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-5255138281934612191?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/5255138281934612191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_13.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/5255138281934612191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/5255138281934612191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_13.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-eNHGjCVEsb4/TXy8rZx5tfI/AAAAAAAACFM/DCWMegyZawU/s72-c/SdH_EC_bourgeons.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-9108011305192038953</id><published>2011-03-12T07:25:00.008+01:00</published><updated>2011-03-19T09:58:56.635+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Mais toi tu dis</title><content type='html'>&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4809/3344/400/Ailleurs.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="239" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4809/3344/400/Ailleurs.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;a href="http://domreboux.blogspot.com/2006/07/ailleurs.html" target="new"&gt;Tableau Dominique  Reboux&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;Tu dis ailleurs mais&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;ton ailleurs est mon ici&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;et ma vie mais toi&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;Tu dis ailleurs mais&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;ton ailleurs est mon ici&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;et ma vie mais toi&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #cc0000;"&gt;Tu dis ailleurs mais&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;G.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-9108011305192038953?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/9108011305192038953/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/mais-toi-tu-dis.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/9108011305192038953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/9108011305192038953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/mais-toi-tu-dis.html' title='Mais toi tu dis'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-1919337692949763499</id><published>2011-03-11T18:16:00.000+01:00</published><updated>2011-03-11T18:16:00.150+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Beaucoup trop petit &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;par le trou de la serrure &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;le monde a jailli &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Caroline&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-1919337692949763499?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/1919337692949763499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_6550.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/1919337692949763499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/1919337692949763499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_6550.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-7546117461534771181</id><published>2011-03-11T07:14:00.001+01:00</published><updated>2011-03-11T13:27:10.188+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;La petite fleur &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Cachée tout à l'intérieur &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Effondre le mur&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Caroline&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-7546117461534771181?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/7546117461534771181/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_11.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/7546117461534771181'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/7546117461534771181'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_11.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-222919707934125999</id><published>2011-03-10T07:09:00.009+01:00</published><updated>2011-03-11T11:34:49.663+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-3iUx3s7hL6A/TXfirN8zlpI/AAAAAAAACEk/gNS6C1Kpd58/s1600/Desert_NF.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="https://lh3.googleusercontent.com/-3iUx3s7hL6A/TXfirN8zlpI/AAAAAAAACEk/gNS6C1Kpd58/s400/Desert_NF.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Nadine Fontaine (Tunisie 2008)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04;"&gt;Plus loin que plus loin&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04;"&gt;Par delà toutes les terres&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04;"&gt;Va, pars, et vibre&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #783f04;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Caroline&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-222919707934125999?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/222919707934125999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_10.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/222919707934125999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/222919707934125999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_10.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-3iUx3s7hL6A/TXfirN8zlpI/AAAAAAAACEk/gNS6C1Kpd58/s72-c/Desert_NF.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-8700900006656108586</id><published>2011-03-09T07:18:00.006+01:00</published><updated>2011-03-19T15:55:54.151+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Passage</title><content type='html'>&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/autres-forets-peyrins-france-1219715319-1206582.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="298" src="http://image-photos.linternaute.com/image_photo/550/autres-forets-peyrins-france-1219715319-1206582.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-small;"&gt;&lt;a href="http://photos.linternaute.com/auteur/7425968/5767235721/" target="new"&gt;Photo Anne-Marie Justice&lt;/a&gt;&amp;nbsp;sur L'internaute-photos&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #38761d;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #38761d;"&gt;La fraicheur moussue&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #38761d;"&gt;les feuilles au sol qui craquellent&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #38761d;"&gt;au long du sentier&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #38761d;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #38761d;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #38761d;"&gt;Quand le bois moins dru&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #38761d;"&gt;donne à voir un bout de ciel&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #38761d;"&gt;et d’ombre à moitié&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-8700900006656108586?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/8700900006656108586/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/passage.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8700900006656108586'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8700900006656108586'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/passage.html' title='Passage'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-8851479254878002909</id><published>2011-03-08T07:03:00.003+01:00</published><updated>2011-03-08T22:07:46.120+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>L'horizon</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;La pierre et le ciel&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;non, loin, là-bas, la vallée&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;l’horizon, le trait&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;C’est là que je vais&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;oui, loin, plus loin, repousser&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;le roc et la pente&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;Le printemps qui vente&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;ne plus être éclaboussée&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;de ciel et de pierre&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;Quitter père et mère&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;au loin, au bout, rattraper&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #0b5394;"&gt;ce trait qui m’appelle&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 1em; text-align: right;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;img border="0" height="424" src="http://www.regard-sur-le-monde.com/gallerie_web/vercors/slides/07.jpg" style="margin-left: auto; margin-right: auto;" width="640" /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-small;"&gt;Photo&amp;nbsp;&lt;st1:personname productid="Jean-Luc Mathivat" w:st="on"&gt;Jean-Luc  Mathivat&lt;/st1:personname&gt; – &lt;a href="http://www.regard-sur-le-monde.com/" target="new"&gt;son site&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-8851479254878002909?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/8851479254878002909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/lhorizon.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8851479254878002909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8851479254878002909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/lhorizon.html' title='L&apos;horizon'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-6097599853114271612</id><published>2011-03-07T07:49:00.006+01:00</published><updated>2011-03-07T09:57:42.957+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: purple;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #134f5c; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: large;"&gt;Pluie d'hiver, perles de pluie&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #134f5c; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: large;"&gt;au bout des branches nues&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #134f5c; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: large;"&gt;brillant sur le gris du ciel.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Marie-Claude Antoinat&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-6097599853114271612?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/6097599853114271612/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_06.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6097599853114271612'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6097599853114271612'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku_06.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-6537330493973289331</id><published>2011-03-06T20:51:00.005+01:00</published><updated>2011-03-07T09:58:04.575+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Printemps des poètes 2011'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Haïkus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Printemps des poètes 2011 - Haïku</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #134f5c; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Ombre tremblée du feuillage&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #134f5c; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;sur les pierres moussues&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #134f5c; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;paix, calme et sérénité.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Marie-Claude Antoinat&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-6537330493973289331?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/6537330493973289331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6537330493973289331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6537330493973289331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/03/printemps-des-poetes-2011-haiku.html' title='Printemps des poètes 2011 - Haïku'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-4594618793124574108</id><published>2011-01-21T15:00:00.003+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.692+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hors ateliers EC'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Ma toute douce</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ma toute douce,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ne te retourne pas en lisant cette lettre. Laisse ta tête délicatement penchée au bout  de ton cou si gracieux. Ma belle, je vois ton geste, je le connais par cœur, je l’ai vu mille fois, je vois ce mouvement de main vers tes cheveux noirs, tes longs cheveux noirs que je vénère tant. Ma beauté.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ne te retourne pas, je suis derrière toi, à côté de la porte, et j’ai posé cette lettre sur la petite table de notre chambre pour te voir encore et encore à contre-jour. Même ta silhouette est parfumée de douceur et de délicatesse. Tu lis vite, et ta respiration se fait moins lente. Tu n’imaginais peut-être pas que j’oserai écrire. T’écrire. Tu m’as maintes fois répété, ma douce, que mon orthographe était mon point faible. Je te l’accorde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais ne te retourne pas, s’il te plait et continue à lire, va jusqu’au bout de ton étonnement. Accepte pour une fois de ne pas toujours guider ma vie, ni même mes pensées. Je t’aime tellement, comment aurais-je pu refuser de ne pas être tout à toi corps et âme?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vois tes doigts, tes longs doigts fins qui tiennent ce papier. Tes doigts que j’embrasse un par un pour m’en repaître. Je les vois soudain s’émouvoir de ce courrier, se raidir et s’oppresser sur la feuille.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comprends-tu?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous étiez tous les deux si plein de vous le long de la fenêtre, en ombres chinoises, exactement là où tu te tiens, que vous ne m’avez pas vu, ni même entendu arriver. Et tu étais si belle, ma beauté, mon amour, et si heureuse, que je n’ai pas osé vous déranger.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ne te retourne pas, il est trop tard. Je vais venir une dernière fois derrière toi et je m’emplirai de ton odeur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ne te retourne pas, je t‘en conjure. Ne bouge plus. Je ne voudrais pas que la lame te fasse mal en pénétrant  ton corps.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comprends-tu?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je t’aime.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Catherine Poirson-Chevalier, &amp;nbsp;janvier 2010&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-4594618793124574108?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/4594618793124574108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/01/ma-toute-douce.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/4594618793124574108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/4594618793124574108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/01/ma-toute-douce.html' title='Ma toute douce'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-8787609437345881776</id><published>2011-01-21T14:00:00.000+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.692+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Adoption'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>J'ai six ans</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai 6 ans. Je viens de prendre l’avion pour la première fois. Enfin, ce n’est pas la vraie première fois, mais c’est de cette première fois que je me souviendrai toute ma vie. Nous avons quitté Plaisance ce matin tôt, dans le froid de l’hiver, après notre dernier Noël blanc. Un premier avion tout petit nous a transportés de Grenoble à Paris. Puis, dans l’après-midi, un gros avion, un Boing 747 aux couleurs d’Air Gabon s’est envolé vers Libreville. C’est merveilleux, 8 heures d’avion, quand on n’a que 6 ans… Les hôtesses de l’air sont là pour nous apporter des jouets. Le pilote nous invite dans le cockpit. Notre maman est là, assise et disponible pour nous. Un film passe sur le grand écran, mais je ne sais plus duquel il s’agit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En arrivant, dans la nuit noire, dès que les portes s’ouvrent, on sent la chaleur envahir l’habitacle. Les passagers descendent dans le vacarme du moteur. C’est un tout petit escalier mobile qui nous permet de descendre de l’avion. Dès que l’on franchit le seuil, une moiteur toute particulière nous enveloppe. L’humidité et la chaleur me coupent le souffle. C’est comme si j’avais attendu longtemps pour découvrir cette sensation qui enveloppe tout le corps et brouille un peu l’esprit. Je me sens de plus en plus légère et pourtant mes pieds sont comme aspirés par la pesanteur. Je porte ma petite valise, pleine de mes souvenirs et de mon enfance. Ici, tous les sons sont nouveaux, les odeurs sont étranges, la température est inqualifiable… je ne sais pas s’il fait trop chaud ou s’il faisait trop froid avant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon père nous attend, on voit ses bras s’agiter de l’autre côté de la vitre et malgré la fatigue et la chaleur, je cours… Me voilà chez moi, dans ce pays que je ne connais pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;J’aurai 6 ans dans une semaine. Cet après-midi, je vais prendre l’avion pour la première fois. Enfin, ce n’est pas la première fois, mais c’est la première qui compte pour de vrai. Je découvre l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. C’est grand. Je peux courir partout car c’est maman qui porte mes valises. Je vois des gens de toutes les couleurs, j’entends des langues de partout. Je ne comprends pas tout. L’avion a du retard, il paraît qu’il y a eu une alerte à la bombe à Londres et, depuis le 11 septembre, c’est un peu l’hystérie… les gens ont peur. Enfin, au bout de 3 heures d’attente, on nous fait monter dans un très gros avion, un Airbus A320. Je suis assise contre le hublot. Maman m’attache. Je découvre tous les gadgets autour de moi. L’avion décolle et je fais un petit signe de la main vers les lumières de Paris. Quand tout a disparu, je découvre la télé, les jeux et l’hôtesse de l’air m’apporte des crayons de couleur, une trousse bleue et un album de coloriage. C’est super! En plus, Maman est disponible. Elle est assise à côté de moi et n’a rien d’autre à faire que de s’occuper de moi. C’est long aussi, 6 heures d’avion, mais bon. Je dors un peu…&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Au bout d’un moment, Maman m’embrasse et elle me dit que l’on arrive. L’avion vient d’atterrir. Les hôtesses de l’air vaporisent un truc qui sent bon. Il paraît que c’est contre les moustiques. Puis, on ouvre les portes. Aussitôt, il fait très chaud, et je n’aime pas trop. Je tiens fort la main de Maman pendant que je descends les marches du tout petit escalier. En bas, un car nous attend et nous conduit jusqu’au terminal. Je suis très impatiente. Le moteur de l’avion fait trop de bruit pour que je puisse parler. Je suis envahie par la moiteur et par la chaleur. J’ai un peu la tête qui tourne. Tout ici me surprend: les odeurs, les bruits, la langue parlée… Maman fait un signe à un homme qui nous attend, je ne le connais pas, ou peut être que si… son visage me dit quelque chose, mais quoi? Il est accompagné par une belle jeune femme qui elle aussi nous fait de grands signes. Je suis perdue. Pourtant, je me sens arrivée. Je sais que c’est ici que je suis née, je sais que c’est ici que je vais rencontrer ma petite sœur.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;FAA&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-8787609437345881776?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/8787609437345881776/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/01/jai-six-ans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8787609437345881776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/8787609437345881776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/01/jai-six-ans.html' title='J&apos;ai six ans'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-1477876593687713958</id><published>2011-01-21T12:35:00.000+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.693+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Adoption'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='110121'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>En attendant...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: purple; font-size: x-large;"&gt;&lt;b&gt;E&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;n attendant ton arrivée, je suis cette femme au ventre stérile qui n’en a pas encore complètement fait le deuil et qui regarde les mamans aux ventres ronds et aux poussettes volontaires se frayer un chemin dans les allées du marché le samedi matin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: purple; font-size: x-large;"&gt;&lt;b&gt;N&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;e pas trop espérer et pourtant soulever timidement les petits vêtements de bébé dans les bacs du magasin Aubert à la fin des soldes de janvier quand je viens de passer les entretiens avec Nelly et son mari au Mans et que je suis presque sûre qu’ils m’aideront à finir la route jusqu’à toi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: purple; font-size: x-large;"&gt;&lt;b&gt;A&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; partir de février, je ne suis plus moi même, je suis tellement soulagée et tellement impatiente à la fois que je commence à perdre mes clés, que je range des objets dans des endroits impossibles qui m’empêchent de les retrouver immédiatement et dont je suis par conséquent privée, que j’ai les nerfs à fleur de peau et que je m’évanouis pour un rien…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: purple; font-size: x-large;"&gt;&lt;b&gt;T&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;’imaginer pendant ces 5 mois est ma préoccupation favorite. Je pars en Egypte et je ne cesse de me dire que tu es tout près, que je n’aurais qu’à mettre le cap au Sud pour tomber sur toi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: purple; font-size: x-large;"&gt;&lt;b&gt;T&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;e parler en secret comme si tu étais déjà là à mes côtés, espérer que tu seras une petite fille à la peau chocolatée et au goût épicé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: purple; font-size: x-large;"&gt;&lt;b&gt;E&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;n attendant, je lis sur ton pays de naissance, l’Ethiopie, que je trouve de plus en plus beau et que mes yeux de future maman auraient trouvé beau même s’il avait été un pays sans intérêt.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: purple; font-size: x-large;"&gt;&lt;b&gt;N&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;e pas craquer, ne pas trouver le temps interminable. Et pourtant j’ai de la chance, je sais qu’en quelques mois tu seras là, que la procédure éthiopienne est rapide, que je te serrerai dans mes bras cet été. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: purple; font-size: x-large;"&gt;&lt;b&gt;D&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;u coup de fil d’acceptation au coup de fil d’apparentement, 5 mois se sont écoulés, si peu de temps et déjà je peux mettre en nom sur ton visage. Je t’apprivoise, je t’observe, tu me sembles une parfaite inconnue et pourtant je t’aime déjà.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: purple; font-size: x-large;"&gt;&lt;b&gt;A&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la mi juin, je fais un petit paquet contenant des couches et des vêtements de bébé qui part au Toukoul. Tu es si petite encore, j’ai choisi la taille 6 mois mais je suis sûre que ce sera trop grand.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: purple; font-size: x-large;"&gt;&lt;b&gt;N&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;ulle part je ne trouve le calme, ni dans ta chambre fraîchement parquetée, ni dans mes lectures, seule l’écriture m’apaise un peu. Je dors mal, je me réveille anxieuse, je trouve absurde d’être ici et toi encore tout là bas. Je prends le bateau pour Belle-Ile espérant me ressourcer jusqu’à fin juillet.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: purple; font-size: x-large;"&gt;&lt;b&gt;T&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;u arrives demain, je suis dans la chambre d’un hôtel luxueux de Roissy et je ne me sens pas à ma place. Mon cœur bat la chamade, je suis emplie de doutes, vais-je être à la hauteur ? Je me sens au bord d’un plongeoir, je vais devoir sauter dans la piscine et je ne sais plus nager.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;V.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-1477876593687713958?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/1477876593687713958/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/01/en-attendant.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/1477876593687713958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/1477876593687713958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/01/en-attendant.html' title='En attendant...'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2710334614966228631</id><published>2011-01-21T12:25:00.000+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.694+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Adoption'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='110121'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Et puis vint le temps du retour...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: purple;"&gt;Marie, 6 août 2005&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis vint le temps du retour.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après les premières émotions, les premiers regards, les premières caresses, les premiers mots, d’abord timides et murmurés puis plus assurés, après le bruit du hall d’aéroport, les dernières recommandations, l’ascenseur vers le parking, la porte de la voiture se referma et enfin nous nous retrouvâmes un peu seules. Le temps de la vie à deux était enfin venu et après presque deux ans de procédure, le temps de commencer à être pleinement ta maman… Un «amerissage» devenu bien réel avec un bébé qui n’allait pas tarder à révéler toute la puissance de sa voix… &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Car malgré tes 7 mois et tes 6 petits kilos, tu me montras très rapidement ton mécontentement. A peine m’étais-je assise dans l’habitacle que tu commenças à protester. D’abord discrètement puis, voyant que ta situation ne s’améliorait pas, tu décidas de te faire entendre davantage, jusqu’à hurler. Je n’avais pas imaginé une seconde que le voyage de retour vers ton nouveau foyer allait prendre cette tournure, j’avais même rêvé d’un babillage agréable, toi gazouillant à mes côtés et regardant le paysage défiler par les vitres de la voiture pendant que nous nous éloignerions de Roissy et que nous roulerions vers l’Ouest. Mais tu en avais décidé autrement et ce fut la première fois que tu montras à quel point tu étais bien réelle et non plus ce bébé sur une photographie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu n’appréciais pas d’être attachée, toi qui avais vécu jusqu’à présent sans contraintes de ce genre. Ton premier voyage en voiture datait de la veille et tu n’avais pas dû en garder un bon souvenir. Mais nous allions passer pas moins de trois heures enfermées ensemble dans la voiture donc il faudrait bien qu’à un moment tu te calmes. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les tunnels furent ta deuxième source d’angoisse. A chaque fois que nous en traversions un, tu hurlais de terreur et moi, démunie, je ne savais que te caresser les cheveux en te répétant tendrement que désormais j’étais ta maman et qu’avec moi il ne pouvait plus rien t’arriver. Je ne dus pas être très persuasive car presque une heure plus tard, tes cris continuaient. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que faire pour que tu t’apaises? Entrer aussi abruptement dans la réalité de la maternité fut un choc après la douceur de la rencontre où tout s’était déroulé idéalement. Je me souvins des questions posées par la psychologue au cours des investigations censées me préparer à mon futur rôle de maman. Elles étaient bien loin les interrogations virtuelles du cheminement pour arriver à l’agrément et j’étais confrontée brutalement à la souffrance de ma fille dans des circonstances d’une grande banalité: ma fille détestait la voiture, première source de conflit entre nous!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il me semble me souvenir que tu finis par t’apaiser car quand nous arrivâmes chez ton oncle et ta tante, tu dormais. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais il fallut bien repartir. Le répit d’un biberon, d’un bain et d’une sieste t’avait fait retrouver le sourire, néanmoins les bretelles du siège auto n’étaient décidément pas à ton goût, ni la voiture d’ailleurs. Ton cousin qui était avec nous essaya aussi de t’amuser mais n’eut pas plus de succès que moi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les hurlements reprirent de plus belle, aussitôt le moteur allumé. Je fis preuve d’une patience que je crois ne jamais plus avoir eu depuis. Je chantai, fis des grimaces, te racontai le long chemin qui m’avait mené à toi, te menaçai des pires représailles et à la longue, je finis par m’arrêter sur une aire d’autoroute, décidée à te regarder les yeux dans les yeux et à t’expliquer la vie. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais la vie pour toi tenait à la confiance que tu pourrais placer en moi et le biberon que tu me regardas préparer fut comme un baume sur tes angoisses. Les cris cessèrent, les larmes qui avaient fait de longues traînées sur tes joues séchèrent et tu te nichas dans le creux de mes bras, bien calée, les yeux mi-clos, proche de l’extase. Le bruit de succion de tes petites lèvres me confirmèrent le bien être revenu. J’avais finalement triomphé du premier obstacle de notre vie commune. Obstacle bien modeste, certes, mais obstacle bien réel pour une toute jeune maman.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le reste du voyage se fit dans le calme revenu: tu dormais, la bouche entrouverte, le coin des lèvres retroussé dans un vague sourire et les poings serrés dans un geste de grande résolution. Quant à moi, j’étais épuisée par cette journée commencée seule dans un hall d’aéroport et qui allait se finir dans une voiture roulant vers Angers. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: purple;"&gt;Florian, 31 juillet 2007&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Loin de nous le hall d’aéroport, les chariots pleins de bagages, les pleurs angoissés des petits qui comprenaient enfin que leur «cigogne» n’était pas leur nouvelle maman, nous nous précipitâmes vers l’ascenseur pour fuir cet endroit détestable. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsque nous nous installâmes dans la voiture, Marie, ta grande sœur se calma immédiatement. Elle avait eu tellement peur de repartir en Ethiopie avec l’avion qui t’avait mené jusqu’à moi que la très brève attente dans le hall de l’aéroport s’était transformée en cauchemar. Mais nous allions repartir chez nous, nous retrouver tous les trois et elle fit un sourire de soulagement. Elle se mit même à boire le biberon de chocolat apporté pour patienter qu’elle avait jusque là refusé de toucher. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je t’attachai et m’attendis à t’entendre protester tout de suite comme ta sœur deux ans plus tôt mais tu la regardais, assise derrière toi et tu étais trop intrigué pour te rendre compte que tu étais entravé. Tu ne te mis à hurler que quand la voiture démarra. J’étais juste derrière toi, tu me voyais, je te tenais la main, te caressait la tête mais rien n’y faisait. J’avais l’impression de revivre le retour de 2005 avec Marie. Evidemment tu détestas les tunnels mais à la différence de ta sœur, tes cris t’arrachaient des quintes de toux tellement fortes que je crus que tu allais vomir. Pourtant ta sœur te souriait. Tu t’endormis d’épuisement avant d’arriver chez ton oncle et ta tante à Paris. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais il fallut repartir après une pause pour manger et dormir un peu. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A la différence du retour à la maison de 2005, je décidai de ne pas me laisser impressionner. Certes, tu souffrais manifestement de cette position semi-allongée, d’être attaché et tu étais terrorisé par la voiture mais je n’y pouvais pas grand-chose puisque mes marques de tendresse et mes mots rassurants ne te calmaient pas. Je t’observais et je voyais bien aussi à quel point tu étais pâle, amaigri, combien ta peau était abîmée, petit oiseau fragile dans un nid que tu n’appréciais pas encore. Là encore, rien ne m’avait préparée à cette situation même si ta sœur avait eu des réactions identiques. Je ne pensais pas que mes deux enfants feraient leur premier trajet en voiture à deux ans d’intervalle en étant aussi apeurés. Je me souvins alors de mes réflexions sur l’implication de Marie dans cette nouvelle adoption mais je n’eus pas besoin de chercher longtemps, elle commença à te parler, à te sourire, à te chanter des comptines. Cela ne suffit pas, certes, mais je lui fus reconnaissante de cette tentative.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au bout de quelques temps, je finis par être agacée de tes pleurs continuels et te le dis. Tu me regardais avec tes grands yeux noirs, tes joues ruisselaient de larmes, ton nez coulait et les sanglots soulevaient ta poitrine creusée. Je ne sais pas exactement ce que je ressentis à ce moment-là mais je crois que je devins vraiment ta maman à cet instant. La maman d’un petit bébé qui me paraissait très fragile et qu’il allait falloir apprivoiser, panser, câliner beaucoup. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Finalement, ce fut encore le biberon qui apaisa ton angoisse. Tu te retrouvas dans mes bras, cela te rassura et tu bus les yeux mi-clos. Je retrouvai immédiatement des sensations oubliées: odeur écoeurante du lait en poudre, bruit de succion des tout petits bébés, pression de ta main sur mon sein, grumeaux et bulles laissés sur le verre du biberon presque vidé. Tu semblais enfin te laisser un peu aller mais nous n’étions pas encore arrivés et j’appréhendais de remonter en voiture. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je te remis dans ton cosy un peu plus tard mais cette fois-ci, vaincu par la fatigue ou découragé de constater que tes protestations n’avaient pas été prises en considération, tu ne tardas pas à t’endormir et tu ne t’éveillas que quand nous fûmes à la maison.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;V.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2710334614966228631?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2710334614966228631/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/01/et-puis-vint-le-temps-du-retour.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2710334614966228631'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2710334614966228631'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2011/01/et-puis-vint-le-temps-du-retour.html' title='Et puis vint le temps du retour...'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-7407652176954866102</id><published>2010-11-27T20:39:00.005+01:00</published><updated>2010-11-28T13:23:43.353+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Adoption'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hors ateliers EC'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésie'/><title type='text'>Le premier jour…</title><content type='html'>Aucun souvenir du transfert&lt;br /&gt;Vers l’aéroport de départ&lt;br /&gt;Arrivée nue comme un ver&lt;br /&gt;Sans escorte, sans repère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivée sans bagage&lt;br /&gt;Mon seul cortège&lt;br /&gt;C’était mon attirail&lt;br /&gt;Tout propret de la veille&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment oublier ce jour ?&lt;br /&gt;Comme si c’était hier…&lt;br /&gt;Un jour prémonitoire&lt;br /&gt;Le ciel était bleu azur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une marée humaine&lt;br /&gt;La foule se déchaîne&lt;br /&gt;La joie est souveraine&lt;br /&gt;Mon âme est chagrine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit oiseau affolé&lt;br /&gt;Comme un saule isolé&lt;br /&gt;Ma mère m’a consolée&lt;br /&gt;J’étais déjà esseulée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tombée des cieux !&lt;br /&gt;Perdue sur cette terre !&lt;br /&gt;Quel est mon sort ?&lt;br /&gt;Adieu mes aïeux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emilie Fédou&lt;br /&gt;Poème extrait de son recueil : &lt;i&gt;&lt;a href="http://www.publibook.com/boutique2006/detail-5196-PB.html" target="new"&gt;Nue comme un ver(s)&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.publibook.com/" target="new"&gt;Editions Publibook&lt;/a&gt;, 2010&lt;br /&gt;Annonce de la publication du livre sur &lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/"&gt;le site EC&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.ecriturescolombines.fr/2010/11/nue-comme-un-vers.html"&gt;ici&lt;/a&gt;, premières pages du livre consultables &lt;a href="http://www.publibook.com/librairies/publibook/images/5196d.pdf" target="new"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-7407652176954866102?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/7407652176954866102/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2010/11/le-premier-jour.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/7407652176954866102'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/7407652176954866102'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2010/11/le-premier-jour.html' title='Le premier jour…'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-1831452280358537834</id><published>2010-09-11T14:28:00.002+02:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.694+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Atelier-Enfants'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Le parapluie en or massif</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il était une fois une  jeune fille qui avait 23 ans, et qui décida de visiter la galerie des glaces, au château de Versailles. Une fois sur place, elle prit le temps de s’émerveiller devant toute la beauté de la galerie. Chance ! Pendant une semaine, un parapluie en or massif était exposé dans la galerie. La jeune fille, qui s’appelait Klara, en profita pour l’admirer. Elle y resta jusqu'à la fermeture.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le lendemain, comme d’habitude, elle alla chercher son journal. Elle lut dans le journal que le parapluie en or massif avait été volé. Elle regarda la liste des suspects… et elle y était, juste parce qu’elle s’était beaucoup approchée du parapluie en or massif, et qu’elle était restée jusqu'à la fermeture de la galerie. Le propriétaire du parapluie en or massif, Armel  Austère, la soupçonnait. Elle allait partir à la recherche du parapluie, mais se ravisa.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« - Non, non, non, il faut d’abord que j’aille rendre visite à ce soupçonneux… »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle en ressortit, victorieuse. Après cela, elle retourna sur les lieux du crime avec une autorisation spéciale de M. Austère, ou plutôt d’Armel, qui n’était autre qu’un jeune homme de son âge. Là-bas, elle remarqua un morceau de verre cassé venant de la vitrine du parapluie, auquel était accroché un fil de tissu jaune vif. Elle demanda à voir les vidéos de surveillance de la galerie, se doutant que des hommes habillés en jaune vif ne couraient pas les rues. Elle rentra chez elle, repassa la vidéo, la stoppa sur le visage de l’homme en jaune vif. Quelques clics sur Facebook et elle retrouva l’identité et l’adresse du voleur qu’Armel fit arrêter sur le champ. Maintenant qu’il avait récupéré son parapluie en or massif, il s’était juré de ne plus le faire exposer, et de le cacher dans une chambre forte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louise&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://ecriturescolombines.voila.net/LeParapluieEnOrMassif.pdf" target="new"&gt;Version imprimable&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-1831452280358537834?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/1831452280358537834/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2010/09/le-parapluie-en-or-massif.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/1831452280358537834'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/1831452280358537834'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2010/09/le-parapluie-en-or-massif.html' title='Le parapluie en or massif'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-6671008669628033113</id><published>2010-03-08T10:18:00.004+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.695+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='100308'/><title type='text'>Mère Courage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mère Courage sort de l’immense bâtiment qui l’a accueillie régulièrement pendant 6 longs mois et se dirige vers la file de taxis en attente. Le foulard sur la tête, la pâleur, la démarche hésitante font tout de suite penser au chauffeur de taxi qui la prend en charge que cette jeune femme est une habituée des lieux. Elle articule d’une voix fatiguée le nom d’une gare parisienne car elle n’a pas la force de prendre le RER qui pourrait la mener directement prendre son train vers la Province. Puis elle se cale le plus confortablement possible au fond du fauteuil et ferme les yeux au ruban de véhicules se dirigeant vers la grande ville, ferme ses oreilles à la radio allumée dans l’habitacle. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle sort du taxi avec son petit sac rempli d’un livre d’Ella Maillart, d’un petit carnet qui ne la quitte jamais et de son portefeuille et monte par l’escalator s’acheter une bouteille d’eau pour le voyage rendu en général pénible par la fatigue et la nausée qui gagne. Mais cette fois-ci, c’est la dernière, elle a gagné son combat, elle s’en est sortie et elle n’est pas peu fière d’elle. La tempête qui l’assiège depuis presque un an s’est apaisée. Elle va pouvoir reprendre une vie normale, regarder de nouveau vers l’avenir sereinement et profiter de chaque moment avec ses petits… et pourquoi pas envisager d’accueillir un autre petit dans sa drôle de famille blanc-chocolat-sans-papa. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle a trouvé sa place, côté fenêtre, moins pratique pour aller aux toilettes mais elle s’en contentera, plus rien n’a d’importance que la petite fête qu’elle va célébrer avec les siens dans quelques jours, une fois que la dernière vague sera passée, qu’elle pourra se lever de son lit sans tanguer et que le bateau sera à quai pour 6 mois, date à laquelle elle repassera dire bonjour au grand paquebot blanc en bordure de l’autoroute. Un an de pause dans une vie tournée vers le bonheur de ses poussins mais un an pendant lequel elle en a appris davantage sur elle-même et sur «l’amour qui peut déplacer des montagnes» que tout le reste de sa vie. Un an riche de larmes, de peurs, de combat mais au final la Victoire contre cet adversaire indélicat qui avait élu domicile en son sein. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mère Courage s’endort, le sourire aux lèvres…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a name="fb_share" type="button" href="http://www.facebook.com/sharer.php"&gt;Partager&lt;/a&gt;&lt;script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-6671008669628033113?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/6671008669628033113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2010/03/mere-courage.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6671008669628033113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6671008669628033113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2010/03/mere-courage.html' title='Mère Courage'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-124083961765910225</id><published>2010-03-08T10:12:00.015+01:00</published><updated>2011-03-27T18:33:47.952+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Adoption'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='100308'/><title type='text'>Dans cette ville qui ne peut pas sombrer, tout est à recommencer*</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle n'est pas leur mère et ce n'est pas la guerre. Les enfants ne dorment pas dans une roulotte mais sous une tente. Pour sauver leur vie, ce n’est pas les routes de l’Europe du XVIIème siècle qu’elle arpente mais les chemins défoncés et encombrés qui mènent à ce qui reste de la capitale de son pays dévasté. Les décombres qui l’entourent ne doivent rien à la folie des hommes qui, pour une fois, ne sont pas les coupables – pour autant elle n’a pas cessé de remercier Dieu tous les jours. Et de lui demander de lui donner la force de ne pas sombrer, le courage de continuer à vivre, pour elle et pour les autres. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le nom de Berthold Brecht ne lui dirait peut-être rien si on le lui soufflait, ni celui d’Anna Fierling et il est vrai qu’à presque quatre siècles et huit mille kilomètres d’intervalle, leurs histoires sont différentes. Il n’empêche: journée de la femme ou pas, Mère Courage, c’est un nom qui lui va bien. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle vit en Haïti et elle est directrice de crèche – le nom que dans ce pays on donne aux orphelinats, ou plutôt aux maisons de la dernière chance où des parents qui ne sont pas morts mais démunis de tout peuvent amener leurs enfants, et les laisser. Elle vit en Haïti et à Port-au-Prince, le 12 janvier, il y a deux mois moins quatre jours, la terre a tremblé, le sol s’est ouvert et les maisons se sont effondrées. Dans toute la région, les maisons sont tombées et n’ont survécu au séisme que ceux qui étaient nés sous une bonne étoile et ont su courir vite. Elle vit en Haïti, sa maison est tombée et tout est à recommencer. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les enfants, elle a réussi à en faire partir trois au Canada, deux en Europe et à en faire soigner quatre autres. Parmi ceux qui restent, cinq s’en iront sous peu, en Guadeloupe, dans un centre où ils rencontreront leurs nouveaux parents, ceux dont sur le papier ils sont déjà les enfants mais qu’ils ne connaissent que par téléphone, photos et webcam interposés. Après leur départ, il en restera vingt-deux à la crèche, ceux dont la procédure n’est pas terminée. Ils partiront, eux aussi, mais plus tard. Ils partent tous, de toute manière, ils ne font que passer – sauf quand ils tombent gravement malades et qu’on n’arrive pas à les soigner assez vite, ou quand la terre tremble trop fort et que quelques petits anges s’envolent pour toujours, laissant à demeure, sous les ruines de leur salle de jeu, leurs petits corps malingres et ballonnés… &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D’autres enfants viendront, elle le sait, on l’a déjà sollicitée. Elle n’a pas le droit de les accueillir et qu’en ferait-elle, avec sa maison démolie et les gravats à côté desquels elle a planté les tentes que lui ont fournies les Américains? Pourtant déjà des familles se présentent, elle reçoit des messages, elle a même fini par répondre à un interlocuteur trop pressant qu’il pouvait lui envoyer un dossier – il y aura des enfants à adopter, elle le sait, et il y aura des familles pour les accueillir, elle le sait aussi; et qu’importe qu’en ce moment les procédures soient interrompues: un jour ou l’autre, quoi qu’en disent l’unicef et les instances internationales, la vie reprendra ses droits et quelqu’un devra s’occuper de ces gosses dont personne ne veut. Et ce jour-là, il faudra bien qu’elle ait une source de revenus, pour les nourrir, ces enfants-là – et pour survivre. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En attendant, elle est arrivée au bout des rations de riz distribuées un mois après la catastrophe. Et c’est pour ça qu’elle les sillonne sans interruption, son téléphone rivé à l’oreille, ces routes cahoteuses, qu’on a enfin dégagées des cadavres qui les jonchaient, mais au long desquelles elle s’y retrouve mal, tant à cause des séquelles du séisme que des changements de géographie de la capitale: déjà les gens ont commencé à reconstruire et ils ne le font pas au même endroit qu’avant; le plus grand camp de réfugiés est installé sur un terrain de golf et partout de nouveaux bidonvilles s’érigent à partir des matériaux de récupération les plus simples ou les plus improbables – ceux qui feront le lit des prochaines catastrophes : incendies, inondations, tornades… Mais que faire d’autre? Il est interdit de réparer les maisons endommagées et les dirigeants polémiquent sur le fait de savoir s’il faut ou non distribuer des tentes à toute la population… &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Loin des caméras qui accompagnent l’incessant défilé de chefs d’Etat qui depuis janvier va de l’aéroport à la capitale, elle roule, elle marche, elle cherche, donnant elle aussi un coup de main à l’occasion. Car d’autres qu’elle ont besoin de nourriture, de soins, d’un toit et elle le sait. Les lointains Blancs qui se sentent déjà les parents de ces enfants pour lesquels elle se bat font tout ce qu’ils peuvent, de loin, pour qu’on l’aide et elle le sait – mais pourquoi serait-elle prioritaire dans la distribution des vivres? Les enfants dont elle a la charge ne sont pas les seuls à avoir faim et dormir sous la tente fait déjà d’eux des privilégiés… &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors pour toutes ces raisons, même si elle n'est pas leur mère et que ce n'est pas la guerre, à l’autre bout du monde, depuis le séisme, les familles des enfants l’appellent Mère Courage. Et peu importe à présent qu’elle ait une fois ou l’autre laissé durer une procédure ou présenté une femme à la place d’une autre à ces Blancs qui ne comprenaient pas que passer dix heures sur des routes défoncées en période des pluies ou d’après-cyclone, pour aller chercher puis ramener une mère qui a depuis deux ans renoncé à son enfant, ce n’était pas envisageable. Oui, peu importe, car de toute manière, ils n’en savent rien, ceux à qui c’est arrivé: on ne sait jamais que ce qu’on veut bien savoir… Quant à ceux qui savent ou se posent des questions – et pourraient lui en vouloir, peut-être? – ils n’y pensent même plus. Leurs écrans de télévision leur ont offert d’autres scoops et d’autres visions d’horreur depuis janvier: Bachelet est venue en Haïti et la terre a tremblé au Chili, Sarkozy est venu à son tour et c’est la mer qui a grondé en France. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais les parents qui attendent, d’où que viennent les images, c’est toujours à Haïti qu’elles les ramènent; à Haïti, à elle et à ses sœurs d’infortune, à celle à qui dans deux jours on remettra le prix du Courage Féminin**  et à toutes celles à qui on ne le remettra pas mais qui le mériteraient, à toutes ces femmes et à toutes ces Mères Courage qui tiennent à bout de bras le pays où la terre a tremblé, dans cette ville qui ne veut pas sombrer mais où tout est à recommencer. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;8 mars 2010 - Journée de la femme&lt;/i&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;* Christina Guérin, Le Nouvelliste, 11 février 2010&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.lenouvelliste.com/articles.print/1/78247" target="blank"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;http://www.lenouvelliste.com/articles.print/1/78247&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Le blog de Christina Guérin: &lt;/span&gt;&lt;a href="http://lateteailleursblog.blogspot.com/" target="blank"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;http://lateteailleursblog.blogspot.com/ &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;** &lt;/span&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sonia_Pierre" target="blank"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Sonia Pierre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;, défenseuse des droits des descendants d'Haïtiens en République dominicaine et fondatrice du Mouvement des Femmes Dominico-Haïtiennes (MUDHA). Le prix du Courage Féminin a été institué par le Département d'Etat américain en 2007 pour rendre hommage aux femmes qui ont fait preuve d'un courage exceptionnel dans la défense des droits et la promotion sociale des femmes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=10&amp;amp;ArticleID=302&amp;amp;PubDate=2010-03-04" target="blank"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=10&amp;amp;ArticleID=302&amp;amp;PubDate=2010-03-04&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;*** &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;«Existe-t-il une personne plus pauvre que le plus pauvre des hommes dans le plus pauvre des pays?» demanda un jour Mireille Neptune Anglade à l'une de ses deux filles. Devant le silence de sa fille de dix ans, Mireille Anglade répond: «oui, sa femme... et bien souvent ses enfants»&lt;br /&gt;En ce 8 mars, cette phrase de la militante féministe, auteure de «&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;L'autre moitié du développement&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;», morte le 12 janvier en compagnie de son mari, n'est toujours pas démentie. La réponse n'a pas changé. &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;En Haïti, après le séisme, le rôle des femmes s'est accru, leurs responsabilités aussi. &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lenouvelliste.com/graphics/earthquake_2010/nouvelliste.hors.serie.10.3.10.pdf" target="blank"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;http://www.lenouvelliste.com/graphics/earthquake_2010/nouvelliste.hors.serie.10.3.10.pdf&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.facebook.com/sharer.php" name="fb_share" type="button"&gt;Partager&lt;/a&gt;&lt;script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-124083961765910225?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/124083961765910225/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2010/03/dans-cette-ville-qui-ne-peut-pas.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/124083961765910225'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/124083961765910225'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2010/03/dans-cette-ville-qui-ne-peut-pas.html' title='Dans cette ville qui ne peut pas sombrer, tout est à recommencer*'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2789991580305931942</id><published>2010-03-08T09:53:00.003+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.696+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='100308'/><title type='text'>Cosmes et les fruits défendus…</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Philomène se lève à quatre heures trente. Luigi est déjà loin avec les chèvres qu’il conduit chez le cousin Batiste… déjà deux jours qu’il a quitté la cabane nichée au fond du plateau calcaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’air est déjà brûlant. Même la nuit n’a pas apporté de fraîcheur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Philomène pleure, sa réserve de lait de chèvre sera épuisée dans la journée, Luigi lui a promis de ramener de la farine et des pois chiches. Elle pense aux petits fromages fabriqués par Luigi et Angelo son aîné. Elle les voit dans la cave séchant sur les étagères usées. Ils attendent d’être vendu au marché de Cosmes non loin de Trévise. La grande foire aura lieu dans une quinzaine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que dirait Luigi s’il apprenait qu’elle avait donné les petits pavés de chèvre aux enfants?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle entendit  la respiration régulière de Carla et Maria: comment ferait-elle à leur réveil?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Anne LAURENT&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a name="fb_share" type="button" href="http://www.facebook.com/sharer.php"&gt;Partager&lt;/a&gt;&lt;script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2789991580305931942?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2789991580305931942/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2010/03/cosmes-et-les-fruits-defendus.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2789991580305931942'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2789991580305931942'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2010/03/cosmes-et-les-fruits-defendus.html' title='Cosmes et les fruits défendus…'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-6839677316603469512</id><published>2010-02-28T18:26:00.006+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.696+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='100228'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;immeuble-2009'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;immeuble'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Hors les murs : Ewa et Félix</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Jeudi 12 février 2009&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;La clé du rideau de fer est un peu dure à retirer de la serrure rouillée, mais Ewa Miller connaît sur le bout des doigts le petit geste qu’il faut faire – tourner la clé à fond vers la gauche, la faire revenir imperceptiblement vers la droite, et la retirer d’un geste sec &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;en la maintenant bien horizontale. Ouf, c’est fait. Le rideau de fer est fermé, et Ewa se sent soulagée, voilà un rendez-vous qui s’est très bien passé, cet agent immobilier avait l’air charmant, et en plus compétent. Il ne lui a pas caché que la situation de l’immobilier s’est &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;beaucoup dégradée depuis un an, mais il a aussi affirmé pouvoir proposer ce local en location à plusieurs de ses clients: un pédicure, une association de réinsertion qui fait faire de la poterie à ses adhérents, un &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;ébéniste restaurateur &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;de meubles. L’atout de ce local, c’est son grand bac de douche aux carreaux ébréchés, séparé de la pièce par une cloison de plâtre éternellement mouillée. C’était là que Bronislawa shampouinnait&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;les chiens avant de les tondre, de leur curer les griffes et &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;de les parfumer à l’anti-puces. Brrrrr! quel horreur ce salon de toilettage! Ce qui avait commencé comme une lubie d’excentrique était peu à peu devenu un cauchemar nauséabond de vieille dame sur le déclin. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Heureusement, c’est terminé. Une fois aéré, débarrassé de ses vieilleries, passé l’eau de Javel, et repeint d’une couche de peinture fraîche, ce local s’est &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;même révélé assez avenant, avec ses grandes vitrines ouvertes sur &lt;st1:personname productid="la rue.  De" st="on"&gt;la rue.&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;De&lt;/st1:personname&gt; tous les locataires éventuels proposés par l’agent immobilier, c’est le pédicure qui plairait le plus à Ewa – ce serait commode de l’avoir juste en dessous, pour elle qui souffre tant de ses durillons. Un ébéniste bricoleur, ce n’est pas tellement son genre :&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;elle déteste l’ambiance des brocantes, avec leurs vaniteux grands vases de Bohème et leurs&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;petites gravures représentant la Campagne de Russie qu’on retrouve à des milliers d’exemplaires.&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;Quant à l’association de réinsertion, l’idée est séduisante intellectuellement, mais elle ne voudrait&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;tout de même pas se transformer en bureau d’aide sociale, et il y a d’autre part cette association de femmes en détresse surgie on ne sait d’où qui voudrait louer le studio du cinquième. «Il faut sérier les problèmes», pense-t-elle en mettant le trousseau de clés &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;d’un geste décidé dans sa poche, «j’ai juste le temps d’aller au pressing du coin récupérer les rideaux de notre chambre – enfin les anciens rideaux de Bronislawa».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Elle sort maintenant du pressing, son gros paquet encombrant sous le bras droit, renonce à entrer à la boulangerie acheter une baguette – il est dix-huit heures trente, il y a trop de monde – le pain de mie qui est au congélateur fera bien l’affaire ce soir. C’est dommage, parce que rien ne vaut une baguette fraîche, mais tant pis. Elle fait un signe de tête, comme tous les jours, au SDF d’une quarantaine d’années qui se dandine d’un pied sur l’autre devant &lt;st1:personname productid="la boulangerie. Elle" st="on"&gt;la boulangerie. Elle&lt;/st1:personname&gt; est un peu engoncée dans son manteau de vison trop chaud; même si l’hiver est relativement rude cette année à Paris, ça ne justifie pas de porter un vison, et en plus c’est très mal vu, de nos jours, de porter de la vraie fourrure. Mais ça l’amuse, depuis quelques semaines, &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;ce manteau incongru trouvé dans l’armoire de Bronislawa. Elle est presque arrivée à la maison, et calcule déjà si ce sera plus facile de risquer de sonner à l’interphone avec sa main gauche, en espérant qu’Adam soit déjà à la maison pour lui ouvrir, ou de poser par terre son paquet de rideaux pour chercher avec sa main droite la clé dans sa poche droite.&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;Par chance, la porte de l’immeuble s’ouvre de l’intérieur juste au moment où elle arrive. C’est le grand Noir du troisième étage qui sort. Elle s’efface pour le laisser sortir, esquissant un vague «bonjour», mais c’est lui qui accroche son regard avec un grand sourire «mais vous avez l’air terriblement chargée, laissez-moi vous tenir la porte!».&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;«Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas lourd, ce ne sont que des rideaux que je viens d’aller chercher au pressing» s’entend-elle dire, et elle se demande pourquoi elle a besoin de donner cette explication ridicule à ce voisin qu’elle ne connaît pas, même s’ils échangent des bonjours convenus depuis un ou deux ans dans la cage d’escalier.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Et les voilà tous les deux dans le courant d’air de la porte ouverte, ne sortant ni n’entrant. Lui a arrêté le geste esquissé pour l’aider à reprendre ses rideaux qui glissent, elle ne sait plus très bien ce qu’elle cherche dans la poche gauche, où il n’y a d’ailleurs rien. «Ah bon, c’est drôle», dit-il, «moi je vais justement au pressing chercher nos draps, notre machine à laver est en panne depuis une semaine». «C’est drôle», a-t-il dit. Depuis combien de temps personne ne lui a-t-il dit «c’est drôle!». Des mois, des années, des siècles. Et pourtant, c’est effectivement très drôle. Il bloque&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;le battant de la porte avec sa chaussure, elle crispe son bras droit sur le film de plastique qui enveloppe les rideaux, ça dure une seconde, peut-être deux, une éternité. Elle a brusquement envie de rire très fort, mais elle se demande si elle sait encore. «Attendez un instant», dit-elle «je pose juste mon paquet à côté de l’ascenseur et je retourne avec vous jusqu’à la boulangerie, j’ai oublié de prendre une baguette pour ce soir».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Ils marchent côte à côte vers le pressing. Ou plutôt, elle – un mètre cinquante sept – trottine et fait cinq&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;pas presque en courant dans ses chaussures un peu trop étroites&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;pendant que lui – un mètre quatre vingt huit – &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;en fait deux, élastiques, à l’aise dans ses baskets – ce sont des Converse.&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;Un drôle de rythme s’installe: undeuxdeuxetdemi, UN, troisquatrecinq, DEUX... tataTA, tataTA. Ce n’est pas le pas hésitant &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;des hommes ivres du pays de sa jeunesse, elle se demande si c’est le pas chaloupé &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;des marins qui reviennent du Cap de Bonne Espérance après huit mois en mer, mais au fond ça lui évoque plutôt un air de valse-musette.&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;... tataTA, tataTA... «Je ne sais pas, vous, mais moi la souris des gamins du second commence à m’agacer terriblement. Elle rode tout le temps dans l’escalier, j’ai toujours peur de l’écraser quand j’ouvre &lt;st1:personname productid="la porte.  Ils" st="on"&gt;la  porte.&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;Ils&lt;/st1:personname&gt; ne pourraient pas avoir un hamster en cage comme tout le monde, ces gens?». Ewa en perd le rythme de sa chansonnette tant elle est surprise. C’est la première fois qu’elle entend une si longue phrase prononcée par son voisin, une phrase si banale, si quotidienne, une phrase qu’elle aurait presque pu prononcer elle-même. Elle aussi est agacée par la souris, mais elle a appris à bien aimer Martin, avec ses yeux qui cherchent le sourire de l’autre de derrière sa frange trop longue. Ce n’est pas à ses habits débraillés, mais à la&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;petite tache jaune de son oeil droit qu’elle le reconnaît, quand il se laisse capter le regard. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Peut-être imaginait-elle que les deux messieurs du troisième vivaient dans un autre monde qu’elle, qu’ils ne voyaient pas la souris, qu’ils ne s’appliquaient pas, à la dérobée, comme tout le monde, à repérer les détails qui permettraient de distinguer Martin d’Arthur? Un autre monde, oui, il lui semblait qu’ils étaient venus de très loin, enfin celui-ci surtout. Derrière cette longue silhouette sombre et féline croisée de temps en temps dans l’entrée de l’immeuble, elle a toujours vu une histoire exotique, une émigration dangereuse, une intégration lente,&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;des souffrances enfouies, la nostalgie d’une plage du Mozambique, la blessure d’une stupide injure raciste entendue dans le métro; elle a vu aussi le courage du travail solitaire, la joie des études bien menées, la fierté d’avoir envoyé un mandat – enfin, de nos jours, un virement Western Union – au pays; elle a vu la nouvelle carte d’identité, avec ses belles lettres «RF», bien repliée dans son étui serré sur le coeur, mais reste toujours la peur d’aller à la poste chercher un recommandé – si c’était l’office de l’immigration? Ewa se rend compte qu’au moins trois secondes se sont écoulées depuis la remarque agacée du monsieur du troisième, elle cherche une répartie bien venue, et répète avec conviction ce qu’Adam a dit&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;il y a quelques jours en écoutant la radio «Nous on râlait d’avoir Marcellin, à l’époque, mais avec Hortefeux, on n’y serait jamais arrivés!»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Une camionnette de livraison a bringuebalé bruyamment sur le ralentisseur au milieu de la rue, il semble n’avoir rien entendu, mais propose, toujours avec un sourire charmeur: «Prenez votre baguette, je récupère mes draps avant que ça ferme, et si vous voulez bien je vous invite à prendre un café d’en face.» Ewa n’a pas le temps de réfléchir, elle a la tête chez Marcellin, la main droite au fond de sa poche sur sa clé, sa main gauche lâche la bandouillère du sac à main et se lève&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;pour faire un petit signe d’acquiescement, elle a vingt-cinq ans, elle dit «excellente idée, je vous attends à l’intérieur», elle saute par dessus une flaque d’eau, traverse la rue étroite en trois enjambées en entre dans le Café des Amis.&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;Elle tombe le coeur battant sur la première chaise de la première table dans la &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;terrasse couverte. Oui, c’est elle, c’est bien elle, Ewa Miller, qui vient d’être invitée à boire un verre au café du coin. Par la grande baie vitrée de la terrasse, elle voit son voisin qui s’éloigne jusqu’au pressing, elle reconnait déjà sa démarche souple et presque nonchalante. Elle se sourit à elle même et à tout l’univers. Elle se débarrasse de son vison humide sur la chaise voisine, tire sur son petit pull de mohair émeraude, et pense soudain qu’elle ne met plus que des soutien-gorge trop grands, s’ils étaient plus petits ça pigeonnerait quand même un peu plus. Vite, un rien de rouge à lèvres. Ce café est devenu presque chic: la feuille plastifiée graisseuse qui servait de carte a été remplacée par une planche de bois brut où sont collées des étiquettes façon traditionnelles étiquettes de pots de confitures. &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;Elle commande tout de suite un café en se demandant déjà ce qu’elle prendra &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;plus tard, en deuxième.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Il est revenu, avec son paquet de draps, les a posés à côté du vison, s’est assis en face d’Ewa, dos à la rue, a souri familièrement au garçon, et a commandé un citron pressé. &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;Il a ouvert sa doudoune fluo qu’il porte à même un tee-shirt noir. Il a un médaillon doré autour du cou: d’où elle est, Ewa ne voit ni date ni initiales. Ewa pense qu’il est un peu plus jeune qu’elle ne croyait,&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;une trentaine d’années, le plus bel âge des hommes, l’âge de Jan. Mon fils qui vit maintenant aux Etats-Unis venait souvent dans ce café, mais moi, je n’y suis pas venue depuis des lustres», dit-elle. «Ah bon, je ne savais pas que vous aviez un fils. Evidemment, des Etats-Unis, ce n’est pas facile de venir, vous ne devez pas le voir souvent». «Evidemment», il a dit «évidemment»; bien sûr qu’il comprend, lui, comme une évidence, ce que c’est que la distance, le décalage horaire, l’absence. Il n’est pas comme ces imbéciles qui disent «avec le mail, maintenant, vous êtes en contact permanent». Il connaît la durée des voyages transcontinentaux en avion, l’excitation des départs, les déprimes des arrivées. Ils parlent donc de voyages, d’aéroports, de grève de RER un jour de grand départ, de plages en Tunisie, de voyages d’agrément. &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;Ils rient. Ils ne parlent pas des tracas de passeports, ils ne parlent pas de la révolution russe qui inauguré il y a bien longtemps le ravage de la moitié du continent, ils ne parlent pas de rideau de fer, ils ne parlent pas des visas refusés qui empêchent de décoller, même pour aller à l’enterrement de sa propre mère. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Elle prononce le mot «Afrique», ne se lance pas pourtant dans une discussion trop approfondie sur les pays en révolution, les pays en guerre, les pays dont on émigre; après tout, que sait-elle de l’Afrique? Il évoque New York, où il dit rêver d’aller. Il raconte des malentendus et des anecdotes tirées du Guide du Routard, la Bible de sa génération de voyageurs. Elle s’émerveille de cette intimité immédiate; elle sent bien qu’elle le comprend, qu’il la comprend, qu’ils sont comme frère et soeur, liés par leur commun destin d’émigration. Elle se demande pourquoi elle n’avait encore jamais parlé à ce voisin si sympathique; elle se promet de convaincre&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;dès ce soir Adam de l’inviter, enfin de «les» inviter à dîner un de ces soirs. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Elle finit son café. Il dit: «nous avons encore un peu de temps, il n’est pas tard, et nos amis qui viennent jouer au Monopoly tous les jeudi soir nous ont prévenus qu’ils seraient en retard. D’ailleurs, un de ces jours, vous pourriez venir vous aussi avec votre mari, si ça vous amuse». Elle se retrouve vingt-cinq ans en arrière, quand elle aussi croyait qu’il fallait jouer une fois par semaine au bridge pour devenir une&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;vraie Française. Heureusement, grâce aux déménagements et aux divorces des autres bridgeurs, et aussi grâce à l’inertie bougonne d’Adam, ce temps est bien passé. Elle n’en croit pas ses oreilles, d’être devenue, elle, la «vraie Française» aux yeux de ce sympathique Africain. Elle demande au garçon un citron pressé, elle aussi. Elle trouve que c’est une excellente idée, il ne fait pas si froid que ça, et puis, ça doit lui rappeler son pays à lui, le besoin de se rafraîchir.. Elle se souvient de son désir inassouvi, ses premières années en France, de kwas chlebowy, cette décoction de blé légèrement fermenté qu’on boit dans les Carpathes pendant &lt;st1:personname productid="la moisson. Il" st="on"&gt;la moisson. Il&lt;/st1:personname&gt; y a des goûts, comme ça, qu’on n’oublie pas. Elle se demande encore une fois de quel pays il vient, mais n’ose pas lui demander. Elle sourit. C’est lui qui prend l’initiative: «Puisque nous en sommes au deuxième verre, nous pouvons peut-être nous appeler par nos prénoms, non? Moi c’est Félix, et je sais que toi &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;c’est Ewa, je trouve ça très joli».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Elle sourit et se décide «Félix, chez toi, quand tu étais petit, tu le buvais&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;tout simple comme ça, le citron pressé, ou avec des épices exotiques?» &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;«Oh, tu sais, il ne faut rien exagérer avec la différence entre le Nord et le Sud de &lt;st1:personname productid="la France. Bayonne" st="on"&gt;la France. Bayonne&lt;/st1:personname&gt;, c’est  à moins de cinq heures de TGV de Montparnasse, et pas très exotique. Je crois que nous avons un peu abusé du bon Bordeaux de la cave de Georges hier, alors j’avais envie de quelque chose d’acide»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Quelle gourde! &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;Le reste de son citron pressé a l’amertume &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;d’une infusion d’amanite phalloïde. Un bourgeois BCBG qui boit du Bordeaux, qu’il achète surement chez les parents d’anciens camarades d’HEC. Voila ce qu’il est, son bel Africain, son émigré nostalgique, son immigré méritant. Un fils à papa de province maqué avec un snobinard arriviste. Elle s’arrache un sourire crispé, prend son vison et se lève. «Il faut que je me dépêche! J’ai encore oublié d’acheter ma baguette».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;La porte du café se rabat derrière elle, et elle ne voit pas le sourire satisfait de Félix qui sort son portable et envoie un SMS «Mission accomplie, mon amour, le poisson est ferré».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;NB – Mars 2009 &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://site.voila.fr/ecriturescolombines/HorsLesMurs_NB.pdf" target="new"&gt;Version imprimable&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;&lt;a name="fb_share" type="button" href="http://www.facebook.com/sharer.php"&gt;Partager&lt;/a&gt;&lt;script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-6839677316603469512?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/6839677316603469512/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2010/02/hors-les-murs-ewa-et-felix.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6839677316603469512'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6839677316603469512'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2010/02/hors-les-murs-ewa-et-felix.html' title='Hors les murs : Ewa et Félix'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-7323205394143481078</id><published>2010-02-28T18:20:00.002+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.697+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='100228'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;immeuble-2009'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;immeuble'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Serti clos</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Cet après-midi, programme dépotage et boutures. Mylène a recouvert le bar de papier journal et aligné ses plantes vertes. Pour chacune d’elles, elle s’efforce de saisir la motte sans la casser, de la passer d’un pot dans l’autre en ajoutant du terreau, puis de tasser soigneusement l’ensemble avec juste ce qu’il faut d’eau ensuite. Si au passage elle casse une tige, elle met le bout rompu de côté : ça fera une bouture de plus. Quand elle s’arrête un instant, elle contemple ses cache-pots et réfléchit à la manière dont elle devra ensuite les distribuer, compte tenu de la taille nouvelle de chacune des plantes et de l’endroit où elle va les placer. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Elle aime bien effectuer ce genre de tâche, en particulier quand il y a des boutures à planter, c’est une activité qui l’apaise et lui fait éprouver un sentiment de plénitude – un peu comme celui qu’elle ressent quand elle trouve un cadre qui lui plait et qu’elle lui cherche un contenu puis une place, à ceci près que cette tâche-là peut s’étaler sur des mois (comme en ce moment avec ce tableau venant d’un lointain ancêtre, une scène bucolique avec en arrière-plan des vaches dans un champ, et pour lequel elle ne trouve pas le cadre adapté) – alors que le rempotage ou le bouturage n’occupe qu’une partie de la journée, voire un instant, de temps à autre. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;A ses cadres comme à ses plantes, elle apporte un soin tout particulier. Elle n’en est pas à parler aux fleurs mais elle caresse doucement les feuilles et elle a mis à jouer du Mozart – sur l’ordinateur : les sonates et autres pièces pour piano, elle les a toutes. Téléchargement – légal, bien sûr; au fait trouve-t-on Mozart en téléchargement gratuit? Pas sûr, ce n’est pas le genre. Quoi qu’il en soit, il n’en aurait pas été question, Mylène ne supporte pas qu’on puisse frauder de quelque manière que ce soit. Et qu’on ne vienne pas lui dire que c’est parce qu’elle a les moyens de payer sa musique, elle agissait selon les mêmes principes quand elle manquait de tout ; le vol, aussi minime soit-il, est pour elle quelque chose d’insupportable. Même s’il ne s’agit que d’une place dans une file d’attente, elle ne supporte pas de voir quelqu’un se faire spolier. Alors tout ce débat sur le téléchargement légal, elle ne comprend même pas pourquoi il a lieu : à notre époque, on dispose des techniques nécessaires pour identifier les coupables, aucune raison que ce soit plus compliqué que pour un vol de solex, la question devrait être facile à régler. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Celle de savoir si elle a bien fait de télécharger les sonates, en revanche, est moins simple. D’un certain point de vue, le choix s’imposait : en musique, c’est le piano qu’elle préfère. Mais pour les plantes, que vaut-il mieux? Les concertos ou les symphonies auraient-ils été un meilleur choix? Nulle part elle n’a trouvé la réponse sur internet. Pourtant elle a cherché. Et lu avec beaucoup d’intérêt toutes sortes de résumés de travaux portant sur &lt;st1:personname productid="la question. Elle" st="on"&gt;la question. Elle&lt;/st1:personname&gt; a même découvert l’existence d’un brevet concernant un procédé fondé sur «une théorie révolutionnaire de l'influence de la musique sur des organismes vivants». Le chercheur qui a déposé le brevet aurait prouvé que la musique peut influencer les êtres vivants au niveau moléculaire. Telle ou telle mélodie spécifique pourrait stimuler ou inhiber la synthèse d'une protéine au sein d'un organisme, les particules émettraient des ondes à des fréquences inaudibles et pourraient être à l’origine d’interactions entre molécules. Mylène a lu un article là-dessus à la fin des années quatre-vingt-dix, le récit d’une expérience, et depuis cette idée ne l’a plus quittée : un jardin divisé en deux parcelles, un arrosage moindre sur l’une mais en compensation de la musique, avec pour résultats des plants vigoureux et des tomates gorgées d’eau du côté le moins arrosé. Qui l’eût cru ? Elle se souvient que les chercheurs qui ne tournaient pas l’expérience en dérision voyaient là la possibilité de contribuer à résoudre les problèmes de pollution en diffusant une musique stimulant les protéines de &lt;st1:personname productid="la photosynth￨se. Elle" st="on"&gt;la photosynthèse. Elle&lt;/st1:personname&gt;, Mylène, y a vu beaucoup plus que ça: pourquoi ce qui peut se faire avec les plantes ne pourrait-il pas se faire avec les humains? Depuis quelque temps, la question l’intéresse autrement que par pure curiosité intellectuelle et compte tenu des facilités que procure l’accès à internet, elle cherche. Mais pour l’instant, elle n’a rien trouvé de probant. Alors elle a téléchargé Mozart, dont elle pense qu’il ne peut pas faire de mal et, qu’elle écoute de temps à autre, comme à cet instant. Elle passe du Mozart pour elle, au même titre qu’elle cuisine parfois du tofu et elle le passe pour ses plantes: la production d’oxygène de ses quelques plantes vertes constitue, en plus de la manière dont elle fait ses courses, sa contribution thérapeutique personnelle à la planète; l’idée de la couche d’ozone dans laquelle des trous se font jour lui paraît détestable et la pensée qu’elle apporte sa pierre à la rénovation de la couche protectrice l’aide à éprouver ce sentiment d’harmonie qu’elle apprécie tant depuis qu’elle vit ici. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Un rayon de soleil précurseur du printemps entre dans la pièce par la fenêtre entrouverte et elle se sent si bien qu’elle en a presque oublié sa contrariété de la matinée, pourtant ressassée jusqu’à l’heure du déjeuner: un coup de téléphone à numéro non identifié et sans personne au bout du fil. La chose ne s’est pas produite depuis un certain temps et rien ne dit qu’il ne s’agisse pas d’une maladresse ou d’une erreur de numéro au sujet de quoi l’interlocuteur n’aurait pas pris la peine de s’excuser, Mylène sait bien tout cela. Mais elle déteste. Elle déteste vraiment. Sans trop savoir pourquoi d’ailleurs – si, elle sait, elle vit cela comme une incursion sur son territoire. Il lui semble qu’elle n’a que trop souvent répondu à ce genre d’appel, depuis bien trop longtemps. Et même si à présent l’appel ne peut plus émaner de Nicole, morte et enterrée (elle ne l’a pas vue mise en bière, il n’empêche, la chose est certaine) – elle a si souvent rêvé que ces coups de fil soient son fait et qu’un jour enfin elle parle. Mais non. Et personne ne saura jamais si c’était elle, si une fois elle l’a fait, si un jour elle a cherché à appeler et à entendre sa voix, la voix de sa fille. Personne. A moins que, justement, quelqu’un sache? Et que ce quelqu’un appelle à son tour à présent…? Ridicule. Mais Mylène est toujours ridicule quand elle pense à Nicole et elle le sait. Ce qu’elle ne sait pas, c’est comment ne plus l’être. Et comment arrêter de faire du yoyo avec sa vie… ou, si vraiment cet objectif est inaccessible, comment s’assurer que comme ses plantes vertes, elle produit plus d’oxygène à la lumière qu’elle ne rejette de dioxyde de carbone pendant ses phases noires. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Perdue dans ses pensées, elle sursaute en entendant la sonnerie de la porte – celle de la porte de l’étage, pas celle de l’interphone. Qui cela peut-il être? L’un des voisins aurait-il laissé entrer un démarcheur? Ou serait-ce un des jeunes qui vient prévenir qu’il va y avoir du bruit l’un des soirs du week-end? Ou Elodie, peut-être? Non, pas à ce genre d’horaire, Elodie passe plutôt en fin d’après-midi, il est trop tôt. Après un instant de perplexité, Mylène va regarder dans l’œilleton de la porte – l’œilleton qu’elle a trouvé amusant d’entourer d’un cadre vide, très fière de sa trouvaille, jusqu’au jour où elle l’a revue dans une série américaine en vogue et s’est sentie humiliée de penser qu’on allait la prendre pour une fan du feuilleton en question... &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;La vision déformée de l’œilleton ne l’est pas suffisamment pour qu’on puisse avoir un doute sur la silhouette qui s’y dessine: la blonde du duplex, qui mâchonne la branche d’une paire de lunettes de soleil.&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;Qu’est-ce qui lui prend? Mylène et elle n’ont jamais fait autre chose que se saluer dans l’escalier ou l’ascenseur, après s’être vues pour la première fois dans l’étude du notaire où s’est faite la signature de la vente des deux appartements qui constituent à présent le duplex. Ah si, elle a déjà sonné, une fois, tout au début, pour la prévenir que l’ouverture entre les étages allait faire beaucoup de bruit et d’autres travaux encore (n’a-t-elle pas parlé de béton ciré pour&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;l’un des étages?) – on ne voyait pas comment ne pas en faire, avait répondu Mylène, qui comme tout le monde n’aime pas le bruit mais part du principe qu’il faut bien que les choses se fassent du moment qu’il s’agit de travail. Après quoi, elle avait cru comprendre que le gros œuvre était terminé, d’ailleurs ils sont installés, donc qu’a-t-elle à lui dire à présent? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Voyant Hélène esquisser un vague sourire en direction de la porte, Mylène comprend qu’à nouveau perdue dans ses pensées, elle met plus de temps que de raison à répondre et que sa présence derrière l’œilleton a été détectée. Il lui faut donc ouvrir. Ce qu’elle fait. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;– Madame Dubourg, excusez-moi, je vous dérange? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Mylène fait signe que non, mais reste plantée à côté de sa porte, qu’elle tient d’une main tandis que dans l’autre, elle a l’un des cache-pots qu’elle s’apprêtait à utiliser. Elle bredouille que non, pas du tout, tout en continuant à se demander pourquoi sa voisine a sonné à sa porte – et si, après tout, ce n’est pas elle qui a appelé dans la matinée – mais pourquoi n’aurait-elle rien dit? C’est seulement quand Hélène répète &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;– excusez-moi Mylène, je suis désolée, je tombe mal sans doute, je vous dérange&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;et cette fois ce n’est plus une question mais une affirmation – c’est seulement à ce moment-là que Mylène réalise à quel point elle est devenue asociale depuis quelque temps. C’est d’entendre son prénom qui lui donne un électrochoc : oui, bien sûr, elle se souvient, le jour de la signature, Hélène lui avait suggéré d’utiliser son prénom puisqu’elles allaient être voisines et elle avait, du coup, été amenée à en faire autant. Elle se reprend alors en disant que non, non, bien sûr que non, c’est seulement que l’appartement est en désordre, elle s’occupait de ses plantes, mais si Hélène veut entrer, pas de problème, il faut seulement qu’elle ne regarde pas trop autour d’elle… Hélène sourit en disant qu’elle comprend et qu’elle, en ce moment, avec les travaux, côté désordre, elle n’a rien à envier à personne. A la surprise de Mylène, elle retraverse le palier pour fermer la porte d’en face, celle qui donne sur l’étage du duplex – Mylène n’avait pas vu qu’elle l’avait laissée entrouverte et se demande s’ils ont gardé une véritable entrée ou si cette porte donne sur une chambre. Dès qu’elle a pénétré dans l’appartement de Mylène et traversé l’entrée, Hélène commence à se récrier en disant que tout est impeccable ici et le salon si dégagé, et que les plantes, elle aussi elle adore s’occuper des plantes vertes… mais qu’elle n’est pas sure qu’elle en mettra dans l’appartement, on verra ; cette année même le sapin, non, elle n’a pas voulu, elle en a acheté un très design, avec une structure métallique, qui rendait très bien; puis elle enchaine en disant qu’il faudrait que Mylène vienne voir l’organisation du duplex, qu’elle sera heureuse de lui montrer mais dès que ce sera fini car ça ne l’est pas encore tout à fait… comme si elle éprouvait le besoin de rééquilibrer la balance et de fournir une contrepartie au fugace instant de logorrhée de Mylène – ou, au contraire, de meubler le silence qu’elle sent prêt à se réinstaller. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Mylène lui fait signe de s’asseoir sur le canapé, vers lequel elle se dirige, après s’être d’abord approchée du bar pour regarder les plantes vertes de plus près, d’un œil connaisseur. Mylène pose le cache-pot et l’observe. Son élégance l’intrigue. Jean et tee-shirt, un petit foulard autour du cou, ses lunettes en serre-tête, sobriété et simplicité. Pas de tape-à-l’œil, pas de breloques, mais tout est impeccable, y compris sa silhouette. Comment fait-elle pour ses tenues, alors que l’appartement est encore en travaux? Et où a-t-elle bien pu trouver un jean de cette couleur? Il est violine, non, prune et Mylène apprécie la chromatique de l’ensemble. Elle ne peut s’empêcher de penser qu’elle aussi aurait aimé pouvoir s’offrir une collection de jeans de toutes les couleurs à trente ans et même, plus généralement, le luxe de cette allure désinvolte – pour aussitôt se dire qu’en revanche, si elle avait dû élever une petite fille de six ans, elle ne l’aurait pas habillée en lolita comme l’est parfois &lt;st1:personname productid="la petite Emma" st="on"&gt;la petite Emma&lt;/st1:personname&gt;! Mais peut-être bien qu’Hélène fait partie de ces mères copines qui laissent leur fille choisir leurs vêtements dès que celles-ci peuvent parler – une catastrophe cette manière d’élever les enfants… pour l’instant la petite est mignonne, mais plus tard ça ne donnera certainement rien de bon.&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Hélène s’assied et Mylène en même temps, sur l’autre branche du canapé en se demandant si elle doit proposer de servir quelque chose et ce que peut bien vouloir lui dire sa visiteuse. &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Cette dernière reprend sur les travaux effectués dans le duplex, plus posément, disant que bientôt ils vont pouvoir pendre la crémaillère et qu’elle espère bien que Mylène sera des leurs; qu’elles sont voisines, même si elle utilise peu le palier du quatrième et passe plus souvent par l’entrée du troisième. Puis elle semble en venir à l’objet de sa visite&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;– Vous qui connaissez bien le quartier… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Mylène lève un sourcil. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;– Je veux dire, … vous avez toujours connu ce quartier, n’est-ce pas? Puisque c’était vos grands parents qui habitaient ici avant vous, c’est bien ça? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;– Ca dépend, dit Mylène, songeant à toutes ces années durant lesquelles elle ne savait même pas qu’elle avait des grands parents maternels – mais peut-on expliquer cela à une inconnue? A vrai dire, connus ou inconnus, elle ne l’avait expliqué à personne et les gens qui avaient brutalement découvert son existence en tant que petite-fille des Montertre avaient sans doute plutôt pensé à un conflit familial. Ce en quoi ils n’avaient pas tort. Mais tout ça s’était déroulé très au dessus de sa tête à elle… D’autres avaient considéré comme très suspect le fait qu’elle surgisse peu de temps avant le décès de ses grands parents et ça, elle l’avait toujours en travers de la gorge car Dieu sait qu’elle aurait aimé les connaître plus longtemps. Et puis ça avait changé quoi qu’elle surgisse dans leur vie, de toute manière elle était l’héritière, non? Mais on n’empêche pas les jaloux de déblatérer et elle n’a de comptes à rendre à personne. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Brusquement, elle se sent sur la défensive. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;– Ca dépend, reprend-elle. Vous me posez la question pourquoi? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Hélène paraît hésitante et Mylène s’interroge sur le ton qu’a dû prendre sa voix, peut-être mal aimable, se reprochant de toujours se laisser aller à ses divagations personnelles au lieu de s’inscrire dans le présent. Mais le présent a toujours tendance à s’effilocher, il est là et puis il n’est plus là, elle a l’impression qu’elle fait partie des gens à qui le temps échappe en permanence, que sa vie est une peau de chagrin, comme la myéline de ses nerfs : à chaque fois qu’on fait le point, l’une et l’autre ont diminué de moitié. La voix d’Hélène la ramène cependant à ce présent avec lequel elle joue à chat en permanence, l’un cherchant toujours à échapper à l’autre… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;– C’est pour les commerçants, explique Hélène. Vous devez savoir, vous qui connaissez le quartier? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Elle s’explique : son problème est qu’elle a cassé un bracelet auquel elle tient beaucoup. Un joli bracelet, un cadeau, il a un peu de valeur, dit-elle, quelques pierres fixées en serti clos – minuscules, les pierres, précise-t-elle, mais quand même… et la question n’est pas là, c’est surtout qu’elle y tient. Elle ne veut pas aller chez un bijoutier à l’aveuglette, celui du quartier est-il de confiance? Peut-elle lui confier le bijou sans crainte? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Par chance, Mylène peut répondre à cette question. Elle-même n’a jamais eu affaire au commerçant mais elle se souvient que sa grand-mère lui avait indiqué un jour, en faisant l’inventaire de sa boite à bijoux, dont certains dataient des années vingt, que si elle avait un problème, c’était chez lui qu’il fallait aller: un vrai professionnel et un homme de toute confiance, avait-elle précisé – exactement les termes qu’a employés Hélène, à qui Mylène est ravie de les répéter, s’installant de fait dans le personnage à qui s’adressait la question: la voisine qui connaît le quartier de toute éternité et peut fournir les bons tuyaux. En revanche, elle ne sait pas ce que veut dire l’expression «serti clos», mais peu importe, elle regardera dans le dictionnaire dès qu’Hélène sera partie – ou sur internet. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Une fois Hélène sortie, après la promesse mutuelle d’inviter – d’un côté – et de venir – de l’autre – à la soirée de crémaillère – dont la date n’est cependant pas encore arrêtée et que les retards de décoration obligent à reporter &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;sine die&lt;/i&gt; – ce n’est cependant pas la question de vocabulaire de joaillerie qui intrigue Mylène. Non, la question qu’elle se pose n’a rien de technique, elle est d’un ordre différent: comment se fait-il qu’Hélène, qui porte à la main gauche une très belle bague et une encombrante alliance n’ait pas déjà une adresse de bijoutier – tout au moins que son mari n’en ait pas une…? Et que ce soit à elle, Mylène, qu’elle pose cette question alors que de toute évidence, elle a parmi ses amies et relations plein de femmes élégantes qui auraient pu la renseigner? Mylène sent confusément qu’elle devrait se sentir flattée d’avoir eu à fournir ce type d’informations mais que, paradoxalement celle-ci lui a peut-être été demandée parce qu’elle n’appartient pas au réseau habituel des Debranche – et non pas parce qu’elle va l’intégrer. Puis elle chasse cette idée: après tout la vie des autres, voisins ou non, ne la regarde pas. En revanche, elle veut vérifier l’expression, comment a-t-elle dit, au fait? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;Ah oui, serti clos. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="mso-bidi-;font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Mars 2009&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://site.voila.fr/ecriturescolombines/HorsLesMurs_SertiClos.pdf" target="new"&gt;Version imprimable&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a name="fb_share" type="button" href="http://www.facebook.com/sharer.php"&gt;Partager&lt;/a&gt;&lt;script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-7323205394143481078?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/7323205394143481078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2010/02/serti-clos.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/7323205394143481078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/7323205394143481078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2010/02/serti-clos.html' title='Serti clos'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-3833607092963425385</id><published>2009-11-16T19:15:00.003+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.697+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='091116'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Berlin'/><title type='text'>Effondrements</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le jour où le mur est tombé, Veronika annonça à Luc qu’elle allait mourir: Je vais partir, lui dit-elle. Tu vas quitter Berlin? voulut savoir Luc, mais pour aller où? Mourir, si tu préfères, précisa Veronika, une pointe d’agacement dans la voix.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle ne le regardait pas mais fixait un point invisible au-delà des murs du salon; pétrifié, Luc dévisagea sa femme qui s’était tue. A la place des mots, il entendit le silence comme jamais il ne l’avait entendu, un silence d’un blanc opaque, traversé par un très léger sifflement aigu, comme le gaz qui s’échappe et dont on prend conscience juste avant de s’évanouir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lentement, Veronika retrouva la parole et cela retint Luc au bord du vide. Elle lui parla des derniers mois, de ses absences: en août, elle n’avait pas quitté leur lieu de vacances pour rendre visite à ses parents à Hanovre. Elle était rentrée à Berlin pour s’y faire hospitaliser. Les analyses avaient confirmé le diagnostic posé par son médecin: elle avait un cancer du système lymphatique. Incurable. Elle avait décidé de ne se plier à aucun traitement, acceptant seulement de se soumettre régulièrement à des analyses pour connaître la progression de la maladie. En août, les médecins lui avaient donné deux ans, hier ils ne lui en avaient donné plus qu’un, mais qui peut savoir? Veronika pensait qu’ils voulaient ainsi l’obliger à accepter la chimiothérapie, mais elle savait, elle, que la mort pouvait survenir plus tôt comme plus tard. Elle la laisserait faire. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà, je te l’ai dit. Pars. Rentre en France. Je ne peux rien faire de plus pour toi que de te laisser partir. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ces quatre mois, Luc avait mis les absences de Veronika sur le compte des événements qui secouaient Berlin; le mur n’était pas encore tombé, et personne ne se serait risqué à prédire sa chute imminente, mais les Berlinois ressentaient les mouvements souterrains de la ville. Berlin était un volcan; en léthargie depuis quatre décennies, il exploserait une fois que les vibrations auraient élargi les fissures qui étaient apparues ici et là. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La ville qui avait commencé à craquer absorbait l’afflux des Aussiedler et des Übersiedler. L’espoir des uns se télescopait avec l’inquiétude des autres, de ceux qui avaient trouvé refuge à Berlin Ouest et s’étaient mis sous la protection de son mur, de ses miradors et de ses barbelés. Ils y vivaient comme dans une matrice, nourris par perfusions, protégés des assauts extérieurs par une muraille expugnable. A l’intérieur, ils ne manquaient de rien, ils avaient des forêts et des lacs, de grandes avenues vides, des trains qui s’arrêtaient aux stations balnéaires, aux portes de villages. Et s’ils voulaient un peu plus d’espace, ils allaient vers l’Ouest. En vivant au centre de l’île, au cœur même de la ville, ils réussissaient à ne jamais voir les frontières de pierre qui se dressaient devant l’horizon. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour Veronika, Berlin avait été longtemps une cachette et même si, ces dernières années, elle ne s’était plus sentie traquée, cette géographie fermée était la sienne. Elle la détestait. Veronika tournait le dos au mur et aux quartiers derrière lui, inconnus et ignorés. Si elle devait un jour quitter Berlin, elle franchirait la frontière une fois pour toutes. C’est ce qu’elle venait d’annoncer à Luc, un départ brutal et sans retour. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce même jour, Luc quitta Berlin mentalement, y laissant seulement son corps. Il devint lourd et massif, un atlas de pierre arquant le dos, bandant ses muscles, tenant à bout de bras le volcan en éruption pour que les flammèches et les cendres ne les ensevelissent pas, lui et Veronika. En esprit il se réfugia en France et s’enfouit dans la littérature du XIXe siècle. Il ne vit pas les innombrables mains arracher les pierres, il ne vit pas le vieil homme aller à la Staatsbibliothek rendre le livre qu’il avait emprunté quarante ans plus tôt, il ne vit pas les cousins perdus de vue tomber dans les bras l’un de l’autre, il ne vit pas la jeune mère pleurant de bonheur un kilo de bananes dans son cabas, il ne vit rien de tout ce que rapportait la rumeur du monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le jour où le mur est tombé, Veronika et Luc, encore ignorants de l’évènement qui explosait de joie à quelques centaines de mètres de chez eux, s’effondraient loin l’un de l’autre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nadine&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://site.voila.fr/ecriturescolombines/Effondrements.pdf" target="new"&gt;(version imprimable)&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a name="fb_share" type="button" href="http://www.facebook.com/sharer.php"&gt;Partager&lt;/a&gt;&lt;script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-3833607092963425385?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/3833607092963425385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/12/effondrements.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/3833607092963425385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/3833607092963425385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/12/effondrements.html' title='Effondrements'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-2929621278104695540</id><published>2009-11-16T19:10:00.002+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.698+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='091116'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Berlin'/><title type='text'>Une pierre de moins</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Un mur est tombé. Une ouverture, une brèche. Il laisse passer ce qui ne devait pas s’épancher. Et la force de ce qu’il contenait agrandit la blessure et rend le retour à la fermeture impossible.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle pose doucement sa tête sur l’oreiller, se recroqueville en boule, il fait froid, c’est tout. Ne ressentir que le froid et pas ce qui sourd et détruit à l’intérieur. Surtout ne pas se réchauffer, surtout ne pas se laisser aller à un confort qui pourrait colmater la douleur.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;L’angoisse prend presque forme. Elle essaie d’imaginer à quoi cela ressemble, de l’angoisse. Si elle ferme les yeux, elle voit juste une toile que l’on déchire à coup de couteau : un coup, on enlève l’arme, un coup, on enlève l’arme. En cadence, dans un rythme déterminé qui ne laisse pas part à l’hésitation. C’est comme ça qu’elle la voit, son angoisse, ces coups sur la toile blanche qui petit à petit devient lambeaux et pourtant est encore suffisamment grande pour que les coups continuent. Encore, encore.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle grelotte, et se résigne à ramener la couverture sur elle. Ce n’est rien, un tout petit manquement à la discipline qu’elle a décidé. Juste une douceur mais pas assez pour calmer les coups, donc pas assez pour arrêter le processus.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Alors que l’angoisse se reprend, profitant de l’ouverture de ce fragile mur qui retenait encore ses peurs, elle ne bouge plus. Parce qu’un geste veut dire décider, et qu’elle n’a plus la force de décider, d’essayer et finalement de croire que même un geste pourrait faire changer les choses.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle reste là, les yeux dans le vide, aspirant au silence mais idiote qu’elle est, elle a laissé la radio allumée. Même pour cela elle n’arrive pas à faire les choses bien. Même pour se détruire elle n’arrive pas à le faire proprement. Et bouger… non, surtout pas bouger.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Les hoquets des sanglots se calment, ils laissent place à &lt;/span&gt;&lt;st1:personname productid="la terreur. Elle" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;la terreur. Elle&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; pense trop, alors la pensée se fait nocive et devient douleur, terreur, angoisse. Croire qu’il puisse y avoir un après ne lui traverse pas l’esprit pourtant. Le mur a cédé, à cause d’un mot, d’un au revoir. C’est de sa faute, elle ne vaut pas la peine d’être aimée.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;La radio ajoute sa note sinistre. Car quoi de plus sinistre que d’entendre la normalité quand on n’en a plus? La normalité n’est plus pour elle, se lever chaque matin, les courses, acheter, agir, interagir, se faire une place, exister. Elle n’a jamais su, et pourtant a cru quelque temps que ce serait possible. Mais les fondations n’étaient pas solides, et le mur a craqué.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;La radio exulte, la normalité a gagné, a pris une revanche sur le sinistre. Ailleurs dans le monde, c’est ce qui se passe, pour elle dans sa tête, la revanche sur le sinistre attendra.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle avait tout ce que ces gens qui poussent les briques voulaient. Elle avait tout et pourtant rien. A la radio la liberté a tranché, dans sa tête la torture se met à l’aise.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle entend les hurlements, la joie, et sa bouche reste silencieuse de cris de détresse. Elle est plus loin que cela, il n’y a ni mot ni son qui peuvent exprimer.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;A la radio le monde tourne une page. Dans son lit elle ferme le livre.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Dans 20 ans, on se souviendra de ce jour parce qu’un mur est tombé, mais personne ne pensera au sien de mur, qui n’a pas résisté.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le jour où le mur de Berlin est tombé, elle, à 20 ans, s’en est allée.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span lang="EN-US"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Laurence&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span lang="EN-US"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;a href="http://site.voila.fr/ecriturescolombines/UnePierreDeMoins.pdf" target="new"&gt;(version imprimable) &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span lang="EN-US"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;a name="fb_share" type="button" href="http://www.facebook.com/sharer.php"&gt;Partager&lt;/a&gt;&lt;script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-2929621278104695540?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/2929621278104695540/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/11/une-pierre-de-moins.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2929621278104695540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/2929621278104695540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/11/une-pierre-de-moins.html' title='Une pierre de moins'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-6361979964281005929</id><published>2009-11-16T19:07:00.004+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.698+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='091116'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Berlin'/><title type='text'>1983-2009, une Française à Berlin</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le jour où le mur est tombé, j'étais en train d'allaiter mon deuxième fils, né fin août, dans l'arrondissement de Wedding à Berlin-ouest, quand, peu avant minuit, le téléphone a sonné. Pourtant pour comprendre ce que nous faisions là, il faut revenir quelques années en arrière.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Flashback: j'étais arrivée à Berlin-ouest en 1980 dans le cadre d'un échange qui devait durer trois ans. Je ne connaissais alors que la partie orientale de la ville, car j'avais une correspondante depuis l'âge de douze ans environ qui vivait dans le Brandenbourg et avait étudié dans la capitale de la RDA. Je lui ai donc rendu plus facilement visite ces trois premières années puisque j'habitais à deux pas si je puis dire. Contrairement à ce qu'on a pu penser, il était relativement facile de se rendre en RDA. Cependant à partir de septembre 1983, j'ai travaillé, en tant qu'enseignante, dans l'une des écoles des forces d'occupation, c'est à dire auprès du Gouvernement Militaire Français de Berlin. Il m'a donc été interdit de me rendre en RDA, par contre nous pouvions nous déplacer très facilement à Berlin-est sous certaines conditions, mais jamais seul. Durant cette période aussi, j'ai pu régulièrement et secrètement rencontrer mes amis à l'est.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A présent le décor est planté: nous sommes donc le 9 novembre et un ami du papa est au bout du fil et dit à mon compagnon que le mur est tombé à la porte de Brandebourg. Mon compagnon se montra d'autant plus incrédule à l'annonce de cette nouvelle que son ami se trouvait dans un café! Néanmoins, il sauta dans sa voiture et ils se rendirent ensemble près du mur. Restée seule auprès de nos deux enfants, il me fallut attendre le jour suivant pour tâter le pouls de la nouvelle ville: une agitation extrême régnait avec tous ces gens qui poussaient des caddies remplis de bouteilles de coca etc. Berlin semblait s'éveiller de son long sommeil provincial.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puis le soir, ayant poussé le berceau de mon nourrisson chez le jeune voisin, qui avait non seulement la garde de son petit frère, mais aussi d'un autre bébé du deuxième étage, je partis en direction du mur, accompagnée de mon autre fils âgé de cinq ans. Ce dernier avait vu des images à la télé et voulait à tout prix grimper sur une échelle ou donner des coups de marteaux dans le mur! Arrivés à Check Point Charlie, le spectacle du flot ininterrompu de Trabi venant de l'est et la foule se pressant autour d'elles ne l'intéressa pas vraiment et, déçu, il souhaita rentrer à la maison assez rapidement. Il a dû se dire, ce jour-là, qu'on ne devait pas croire tout ce qu'on voyait à la télévision! Les semaines et les mois qui suivirent, nous nous sommes souvent promenés le long du mur et avons ainsi pu suivre sa démolition au fur et à mesure, c'était devenu un nouveau lieu d'excursion avec le landau.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La chute du mur a changé notre vie. J'ai pu ainsi rencontrer les amis que j'avais à l'est sans plus me cacher des forces militaires françaises, et, au mois d'août 1990, j'ai pu enfin rendre la pareille à ma correspondante en l'accueillant à mon tour à Paris, elle et sa famille!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puis les Alliés ont quitté la ville et les écoles, à la suite des Forces, ont fermé. Evidemment j'aurais pu bien sagement postuler pour un poste dans l'école française qui allait prendre le relais des établissements en place, mais non! J'ai passé l'examen de professeur à Berlin et je me suis retrouvée enseignante dans le système allemand. J'ai ainsi aussi bien travaillé à l'est qu'à l'ouest de la ville, avec des collègues et des élèves venant aussi bien de l'est que de l'ouest. C'est encore un enrichissement que je ne regrette pas. Mais ça, c'est une autre histoire!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Véronique, de Berlin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://site.voila.fr/ecriturescolombines/Temoignage.pdf" target="new"&gt;(version imprimable)&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Tahoma;"&gt;&lt;a href="http://www.facebook.com/sharer.php" name="fb_share" type="button"&gt;Partager&lt;/a&gt;&lt;script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-6361979964281005929?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/6361979964281005929/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/11/1983-2009-une-francaise-berlin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6361979964281005929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6361979964281005929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/11/1983-2009-une-francaise-berlin.html' title='1983-2009, une Française à Berlin'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-1469700373148928044</id><published>2009-11-16T19:05:00.005+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.699+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='091116'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Berlin'/><title type='text'>Levée d'écrou</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le jour où le mur est tombé, il venait de passer sa mille quatre-vingt-quinzième nuit en prison, au centre de détention d’Ecrouves, Meurthe-et-Moselle. Lorsqu’on l’avait transféré dans ce qui, au vu de la peine qu’il avait à purger, serait à sa sortie la demeure où il aurait passé plus de la moitié de sa vie, il n’avait pu, malgré la dureté de son sort, s’empêcher de sourire: Ecrouves évoquait fatalement écrou et écrouer, à une lettre près, ce «v» qui faisait penser à violence et à vie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il avait accueilli la nouvelle de la chute du mur avec une sincère indifférence. Les clameurs unanimes qui saluaient l’événement ne le concernaient plus. Il n’était plus de ce monde. La liberté dont on chantait le triomphe ne le regardait pas. Et il avait les plus grandes peines du monde à s’imaginer, comme on le répétait à l’envi, qu’en effet, de l’autre côté de la muraille, des gens ressentaient par millions ce qui lui était interdit. Cependant, la nuit qui suivit, il eut beaucoup de mal à trouver le sommeil. Il se retournait sur sa couche, en s’efforçant de ne pas éveiller son compagnon de cellule, Samy, un grand noir avec qui il avait sinon sympathisé, du moins trouvé un équilibre territorial, et donc relationnel; mais un équilibre fragile qui, il le savait, pouvait se rompre à tout moment, pour peu que Samy soit dérangé dans son sommeil ou dans son repas, moments sacrés, moments d’oubli, moments où le prisonnier peut espérer recouvrer l’infini de sa liberté.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il ne s’était jamais intéressé à la – comme on dit – politique. Et il était, depuis l’enfance, fort mal placé pour goûter la plénitude du sens de l’expression « le monde libre », qu’on employait de ce côté du mur pour désigner l’occident, par opposition au bloc des pays de l’Est. Enfant, il avait passé des heures entières enfermé dans le placard au fond du couloir, où sa mère rangeait seau, balais et produits d’entretien. Dans sa mémoire, son record était de deux jours, mais peut-être était-ce un de ces tours que nous joue la mémoire, qui fixe ainsi non la réalité comptable de la peine, mais son effet sur l’esprit. L’obscurité, en tout cas, en gardait à jamais une odeur d’eau de javel et de lessives. Par chance, une veilleuse restait allumée toute la nuit et jetait dans la cellule une lueur qui tenait éloignés les remugles de détergents.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les premières fois, évidemment, il avait beaucoup crié, appelé et pleuré. Puis il avait pris son mal en patience. Avec l’âge, il avait même appris à considérer comme une chance d’être oublié dans son placard, les soirs où son père battait sa mère et son grand frère. A quelques jours de ses treize ans, son frère, qui en avait passé quinze, avait soudain jeté bas le joug paternel: du haut de l’escalier de l’immeuble, il avait fait tomber le père, plus soûl que jamais, qui s’était brisé la nuque dans sa chute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On l’avait placé dans une famille d’accueil. En moins d’un an, entre racket à l’école, vols à la tire, actes de vandalisme et voies de fait sur agents de la force publique, il avait obtenu tous les titres requis pour gagner sa place dans une maison de redressement, l’antichambre de la prison. Il y avait parachevé en beauté sa formation.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les mots chute, mur, liberté tournaient maintenant dans sa tête. Il avait cessé de chercher le sommeil et composaient des phrases étranges, qui s’évanouissaient dans l’instant. Il aurait voulu se relever pour tenter de les fixer dans son cahier, mais il aurait fallu allumer le plafonnier, et Samy… Mur, chute, liberté… Mur de la banque, chute, liberté dans les sacs gorgés de billets verts… Chute de la bourse, mur de la liberté, liberté d’entreprendre… Chute libre du haut du mur du monde libre… Croyant penser encore, il dormait déjà.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le bruit de la chasse d’eau le réveilla. Il faisait jour. Samy le salua d’un grognement et d’un mouvement de tête insolite. Il était évident qu’il avait envie de parler, sans savoir comment faire. Leurs échanges se limitaient d’ordinaire à quelques mots brefs, essentiels, fonctionnels. Il se lança:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;– T’as bien dormi, Samy?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;– Ouais. Pas mal. T’as ronflé, comme toujours, mais ça m’dérange pas. J’ai rêvé que je prenais l’avion… Tu sais que le mur de Berlin est tombé?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;– Ouais. Et alors?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;– Alors… t’en dis quoi?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;– Ce que j’en dis… Je sais pas. Et toi?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;– Ben… Ça change quelque chose pour nous? Je veux dire… On va sortir d’ici? On va nous donner des trucs corrects à bouffer? On va nous laisser voir nos femmes?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;– J’ai pensé la même chose. Mais dehors, dehors, c’est la fête, qu’y disent. C’est la victoire de la liberté.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;– C’est des conneries. Moi j’en connais d’autres, des murs, et qui sont pas près de tomber. Mon cousin, l’an dernier, ils l’ont foutu dans un centre de rétention pendant un mois, pis ils l’ont chargé dans un avion comme un sac de linge sale et ils l’ont renvoyé au Togo. Au Togo. Il était en France depuis quinze ans. Il en a vingt-trois. Je connais plein d’histoires du genre. Et c’est pas demain la veille que ça s’arrêtera. Leur monde libre, c’est pas pour les gens comme moi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;– Je me suis dit à peu près pareil. Mais je crois que si on était dehors, on penserait autrement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;– Ouais, probable. Mais on se planterait. D’ici, y a des trucs qu’on voit mieux, mec. On voit les choses de plus loin, on se laisse moins avoir. Tu crois pas ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;– Je suis d’accord. Je pense à mon p’tit frère. Il bosse comme un con pour un salaire de merde, il se lève tous les jours à cinq heures du mat’, il picole, il vote Front National. Si ça se trouve, il est en train de trinquer à la victoire du monde libre, lui aussi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;– Ouais. On se fait baiser une fois de plus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis qu’ils partageaient leur cellule, jamais ils n’avaient parlé si longtemps. Ils prirent peur tous deux de cette intimité soudaine. Ils se turent. Mais un mur était tombé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Christophe Mileschi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://site.voila.fr/ecriturescolombines/LeveeDEcrou.pdf" target="new"&gt;(version imprimable)&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.facebook.com/sharer.php" name="fb_share" type="button"&gt;Partager&lt;/a&gt;&lt;script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-1469700373148928044?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/1469700373148928044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/11/levee-decrou.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/1469700373148928044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/1469700373148928044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/11/levee-decrou.html' title='Levée d&apos;écrou'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-6478044377967012025</id><published>2009-11-16T19:04:00.002+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.699+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='091116'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Berlin'/><title type='text'>Les chaussures de Pavel</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" align="center" style="text-align: center;margin-top: 6pt; "&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Ou&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h1 align="center" style="text-align: center;margin-bottom: 6pt; "&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;color:black;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Nous qui ne sommes pas Sarkozy, nous n’y étions pas&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le jour où le Mur est tombé, la seule chose vraiment notable dans ma vie, c’est que Pavel a laissé chez moi ses chaussures.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Pavel était tchécoslovaque, avait une vingtaine d’années, venait de passer quelques mois en France pour travailler sur son doctorat de philologie romane, n’avait pas obtenu le renouvellement de sa bourse ni de son visa. Je l’hébergeais quelques jours, mais il ne voulait pas abuser de la situation et avait décidé d’aller&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;tenter&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;sa chance en Espagne.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Pavel était très intelligent et, en marge de ses études littéraires, s’intéressait aux relations internationales et à &lt;/span&gt;&lt;st1:personname productid="la politique. Pavel" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;la politique. Pavel&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; ne se laissait pas envahir par l’émotion. Moi qui avais connu et aimé Berlin-Est depuis plus de dix ans, avais voyagé en RDA, en Tchécoslovaquie, en Pologne, j’ai regardé, les larmes aux yeux, toute la soirée, les images des premiers Allemands de l’Est héberlués passés à l’Ouest.&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Pavel, lui, faisait son sac, méthodiquement, en commençant par les livres d’histoire de l’art, les plus lourds, tout au fond. Ses chaussures d’hiver, de gros godillots socialistes,&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;n’y entraient pas.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Pavel était sombre, triste, pessimiste. Et très analytique. Il résumait nos conversations des derniers jours sur les évènements en cours en Europe Centrale: «Les Polonais – ah! tu sais toi-même comment sont les Polonais; les Hongrois, eux,&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;ont la fierté; même les Russes, ils ont Gorbachew. Et maintenant, on le voit bien, les Allemands de l’Est, ils ont l’ «autre Allemagne». Mais nous, les&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Tchécoslovaques, rien, nous n’avons rien, si ce n’est le souvenir d’Août 1968. Tout peut se passer partout, mais rien, rien ne se passera jamais en Tchécoslovaquie. Les chaussures, je repasserai les prendre dans une ou deux semaines.»&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Une semaine plus tard, peut-être deux, Pavel m’a téléphoné d’Espagne, pas pour revenir chercher ses chaussures. C’était un tout autre Pavel, une toute autre voix, dans laquelle il y avait de l’émotion, du souffle, de l’avenir: «Pour les chaussures, tant pis, je ne viens pas les chercher,&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;je ne repasse pas par Paris, je rentre directement à Prague. Tu as vu ce qui se passe?»&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Epilogue: c’est moi qui, neuf mois plus tard (ou à peu près), mi-aout 1990, suis allée rendre à Pavel ses chaussures à Prague.&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;J’habitais désormais Varsovie, je travaillais pour le ministre du Travail et ancien dissident Jacek Kuroń. Pavel finissait vite son doctorat car il commençait à travailler pour l’archevêque de Prague. Et surtout, les Stones étaient venus en tournée à Prague. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le jour où le Mur est tombé, nous ne savions pas, ni Pavel ni moi, que nous en reparlerions en souriant vingt ans plus tard.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;st1:personname productid="Nathalie Bolgert" st="on"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Nathalie Bolgert&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Avec l’aimable autorisation de Pavel Fischer, ambassadeur de &lt;/span&gt;&lt;st1:personname productid="la R￩publique Tch￨que" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;la République Tchèque&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; en France&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://site.voila.fr/ecriturescolombines/LesChaussuresDePavel.pdf" target="new"&gt;(version imprimable)&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;a name="fb_share" type="button" href="http://www.facebook.com/sharer.php"&gt;Partager&lt;/a&gt;&lt;script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-6478044377967012025?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/6478044377967012025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/11/les-chaussures-de-pavel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6478044377967012025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6478044377967012025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/11/les-chaussures-de-pavel.html' title='Les chaussures de Pavel'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-3061505181438324524</id><published>2009-11-16T19:03:00.003+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.700+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='091116'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Berlin'/><title type='text'>Le jour où le mur est tombé</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:12.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le jour où le mur est tombé, j’étais journaliste à Libé. Ma vie avait basculé quelques mois auparavant et j'allais partir pour l'Allemagne en janvier.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:12.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le jour où le mur est tombé, en effet, j'allais rendre visite à ma mère à l’hôpital HG. Le journal était en grève, l'occasion de donner la priorité à la vie de famille. Ma mère, le centre de notre vie familiale, le pilier de notre famille multiculturelle qui avait su jeter un pont d'amour et de respect entre l’Europe et l’Afrique. Ma mère s'était écroulée par un matin de mai comme les autres. Terrassée par un AVC, elle ne s'était pas rendue à son travail. Poussée par un quelconque pressentiment, j'avais essayé d'appeler. Lasse d'entendre sonner dans le vide, j'avais composé le numéro de son collège... le collège avait envoyé les pompiers… on a retrouvé ma mère couchée, hémiplégique. L'Accident Vasculaire Cérébral avait eu raison de sa jeunesse et de son énergie. Voilà donc pourquoi j'étais simplement en province, loin des préoccupations du journal...&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:12.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le jour où le mur est tombé, certes, on sentait que l’Est allait bouger… mais quand. Helmut Kohl n’était même pas en Allemagne. Pourtant… certains diplomates avaient senti que le monde allait changer. Mes collègues, correspondants du journal à Berlin suivaient les événements désespérément. Ils étaient le témoin de l'événement majeur depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, et ils savaient que leur journal était en grève! Libé serait donc le seul journal français à ne pas couvrir l’événement !!! Pas de une sur le Mur de Berlin !!!&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:12.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le jour où le mur est tombé, dans la chambre de l’hôpital, la télé de la voisine est allumée et diffuse les images incroyables de la foule berlinoise. L’émotion nous serre la gorge et nous gardons les yeux rivés sur le poste de télévision. Nous parlons peu, mais l'émotion de maman est vive. Je suis touchée de la voir vibrer à l'unisson de ce monde qui se sent berlinois alors qu'elle n'a pas encore retrouvé l'usage de son côté gauche et que pour tous les gestes de sa vie, elle dépend de quelqu'un. A ce moment là, je ne pense plus à la grève et aux conséquences qu’elle aura sur la parution du journal. Je regrette de ne pas être à Berlin, déjà, pour partager ce moment unique.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:12.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le jour où le mur est tombé j’ai pensé que décidément, 1989 était une grande année. Déjà, le bicentenaire de la révolution française avait donné place à des commémorations exceptionnelles. Puis, on avait parlé de laïcité à l’école avec la première affaire du voile coranique, l'occasion de reparler de liberté. Maintenant, le mur... une liberté d’une toute autre importance !&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:12.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le jour où le mur est tombé, Rostropovitch a rendu grâce par un concert inoubliable. Violoncelle. L'instrument le plus proche de la voix humaine pour vibrer au son de l'émotion de la capitale du monde pour un soir et les journalistes de libération s’arrachaient les cheveux, partagés entre la joie d'être là et nulle part ailleurs, et la déception de ne pas pouvoir exercer leurs métiers.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:12.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le jour où le mur est tombé, j’ai découvert que rien n’était immuable et que tout était possible. J’ai redécouvert l’espoir. J’ai appris qu’il faudrait désormais penser le monde autrement. L'Allemagne reconstruite, l'Europe aurait aussi un autre visage. Je n'ai pas pensé que l'Allemagne retrouvée allait entraîner l'éclatement de nombreux pays autour…&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:12.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span lang="EN-US"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;FAA&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:12.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;a href="http://site.voila.fr/ecriturescolombines/Erlebnisbericht.pdf" target="new"&gt;(version imprimable)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:12.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:12.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;a name="fb_share" type="button" href="http://www.facebook.com/sharer.php"&gt;Partager&lt;/a&gt;&lt;script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-3061505181438324524?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/3061505181438324524/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/12/le-jour-ou-le-mur-est-tombe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/3061505181438324524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/3061505181438324524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/12/le-jour-ou-le-mur-est-tombe.html' title='Le jour où le mur est tombé'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-3198731168463778174</id><published>2009-11-16T19:01:00.002+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.701+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='091116'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Berlin'/><title type='text'>Le bouleversement du monde vu du canapé</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Siham venait de rentrer du lycée après une heure de trajet. Pour préparer un rude après-midi de travail, elle s'apprêtait à prendre son repas devant la télévision, comme l'adolescente consciencieuse qu'elle était. La fatigue de la rentrée commençait à l'assaillir, nouvelle classe, "profs" exigeants, amitiés dévorantes, cœur sec. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle avait entendu les nouvelles de la chute du mur de Berlin, qu'elle suivait de loin - pas encore au programme, la guerre froide! Elle se piquait en outre d'être germanophobe primaire, ce qui était d'autant plus ridicule qu'une partie de sa famille installée en Allemagne y vivait une époque heureuse. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;En allumant la télévision, elle ne s'attendait donc pas à la vague d'émotion qui déferlait. Dans la pénombre du salon, la nuit de Berlin s'affichait sur l'écran. Coups de pioche, Rostropovitch, accolades, soldats ahuris ou renfrognés. Répétition, avant même l'ère CNN, de propos identiques, rappel des morts du Mur, des grandes dates, de la chronologie des événements, commentaires politiques convenus et stupéfaits, incrédulité. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;L'image des corps soudés devant le mur renversé renversa ses remparts intérieurs.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle se demandait si elle rêvait.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle voyait l'enthousiasme, les risques, le bonheur à &lt;/span&gt;&lt;st1:personname productid="la fois. Elle" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;la fois. Elle&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; voyait les est et ouest-berlinois "fraterniser". Elle pensait à la fin des contrôles, à la simplicité des rencontres au sein des familles, entre amis, confusément à la fin de la peur qui régnait probablement là-bas.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle pensait à la boucherie que serait une "reprise en main" si jamais elle avait lieu.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle ressentait les effets de l'adrénaline à travers l'écran, en imaginant qu'il pénétrait tous les foyers du monde. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle pensait au décalage entre les vies de l'Est et celles de l'Ouest, à la manière de le combler qui prendrait sans doute des dizaines d'années.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle connaissait des Allemands de l'Est et n'imaginait pas qu'ils étaient allemands avant tout.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle mesurait, en un éclair, l'importance qu'avait cet antagonisme Est-Ouest dans sa vie, sa survie. Le soulagement adolescent de ne plus être impliqué dans une guerre, aussi froide soit-elle, la fit autant vibrer que la peur de la guerre de Corée avait poussé les héros d'un film d'André Cayatte à l'irréversible. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Elle éclata en sanglots bouillonnants, comme si la somme de souffrances des années précédentes avait fondu sur elle. L'envol de ces souffrances chez des millions d'Allemands, qui lui paraissaient si étrangers, avait trouvé leur écho en elle. Ces larmes n'étaient pas du bonheur... Elles avaient réveillé sa conscience qu'il y avait encore tant de barrières à faire tomber et que sa vie n'y suffirait pas. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Vingt ans plus tard, en manipulant le petit morceau de mur taggé violet qu'un correspondant américain lui avait offert à l'époque, elle repensait aux rêves de paix de cette adolescente et à tous les bouleversements dont elle avait été témoin sans en réchapper, au monde écroulé de son enfance. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Quand elle avait découvert Berlin quelques années auparavant, elle avait marché le long du mur à côté de l'île des musées et près de la porte de Brandebourg, sans être capable d'en distinguer les contours. Même incapable de dire qui était Ossie et Wessie... Le rejet par la ville de sa géographie antérieure et de toute référence à cette séparation de 40 ans la choquait, comme la négation des morts, mais aussi des vivants si heureux de cette réunification. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Ces événements étaient aussi loin d'elle que l'armistice de 1918 était loin des belligérants de 1939. Mais la peur restait présente dans son cœur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Maya&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://site.voila.fr/ecriturescolombines/LeBouleversementDuMonde.pdf" target="new"&gt;(version imprimable)&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:6.0pt;text-align:justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;a name="fb_share" type="button" href="http://www.facebook.com/sharer.php"&gt;Partager&lt;/a&gt;&lt;script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-3198731168463778174?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/3198731168463778174/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/11/le-bouleversement-du-monde-vu-du-canape.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/3198731168463778174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/3198731168463778174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/11/le-bouleversement-du-monde-vu-du-canape.html' title='Le bouleversement du monde vu du canapé'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-6830634569909963631</id><published>2009-11-16T19:00:00.003+01:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.701+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='091116'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Berlin'/><title type='text'>Le jour où le mur tomba</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ou précisons plutôt: la nuit où le mur tomba, je dormais. Je dormais car ma grossesse avancée me faisant roupiller comme une marmotte, j'étais allée me coucher relativement de bonne heure. J'avais laissé Norbert, mon compagnon, et notre copain Klaus, un ami allemand vivant à Paris, qui était de passage chez nous à Berlin, à leur conversation nocturne dans notre petite cuisine. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je dormais lorsque la sonnerie prolongée du téléphone me tira de mon sommeil. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«Hallo Odile! Hier ist Harald! Ich bin im «Kuckucksei»! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Was? Wieso im Kuckucksei? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Wie, weißt du das gar nicht???? Die Mauer ist gefallen!!!» &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'avais du mal à réaliser ce que je venais d'entendre. Harald, un ami photographe de longue date, résidant à Berlin-Est, dans un café à Berlin-Ouest? Qu'est-ce que c'était que cette histoire...? Je lui répondis que j'allais voir, que je ne savais pas où était Norbert... et je raccrochai. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et sur le coup, j'ai compris pourquoi, lorsque, inspectant toutes les pièces de l'appartement, Norbert et Klaus avaient disparu. On aurait pu croire qu'ils avaient dû prendre la fuite: toutes les lumières étaient restées allumées, une chaise gisait à terre, les verres sur la table étaient encore à moitié remplis, toutes les portes étaient grand ouvertes... &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'ère des téléphones portables n'ayant pas encore vraiment sonné, je n'avais aucune possibilité de les joindre. Berlin est grand. Comment auraient-ils pu savoir que j'étais allée retrouver Harald au «Kuckucksei»? «Das Kuckuckusei»: c'était un café situé à l'ombre du mur en quelque sorte, où un vieil ami de Harald, surnommé «Der Koch» et qui avait quitté l'Est quelques années auparavant, travaillait comme cuisinier.  J'étais plutôt désemparée –  je me voyais mal vadrouiller toute seule en pleine nuit avec mon gros ventre... Je regagnai donc mon lit pour continuer mon sommeil de marmotte sans même penser à allumer la télé, sans m'imaginer que Norbert et Klaus étaient en train de faire la fête à cheval sur le mur parmi la foule... Voilà comment, bien que vivant au cœur de Berlin et à 10 minutes en vélo du mur, j'ai raté ce moment historique: Ich hab's verpennt!!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les jours suivants, notre quotidien fut bouleversé: les gares de métro étaient bondées; ce fut un va-et-vient incroyable. A la sortie du boulot, je filais avec Norbert vers Checkpoint Charlie ou la Potsdamer Platz pour observer ce qui s'y passait – toutes ces Trabis qui passaient la frontière qui en fait n'en était plus une, tous ces gens qui pleuraient d'émotion, et puis très vite, tout le monde se mit à «tomber le mur», au vrai sens du terme, armé de marteaux et de massues. Nous aussi d'ailleurs – travail difficile d'ailleurs car le béton armé ne se laissait pas abattre si facilement. La Potsdamer Platz qui était à l'époque un immense  terrain vague plutôt désertique, devint très vite un point de cristallisation pour tout le monde. Mais l'image la plus forte qui me reste, ce sont ces nuages d'étourneaux qui tourbillonnaient dans le ciel clair de novembre sans se soucier d'aucune frontière, passant et repassant au-dessus de ce mur se désagrégeant de jour en jour. Pur symbole de liberté à part entière.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelques semaines plus tard, notre petite fille Manon vit le jour dans un Berlin réunifié. Elle vit depuis peu à Prenzlauer Berg, un quartier dans l'ex Berlin-Est donc. Ironie de l'histoire: c'est elle qui me fait découvrir cette partie de la ville maintenant que je ne reconnais plus tant elle a changé en vingt ans, alors que tout ce qui était «mon domaine» à l'Ouest, entre le Ku'damm et le Winterfeldplatz lui est très peu familier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Odile Vassas&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dresde, le 15 novembre 2009&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://site.voila.fr/ecriturescolombines/Erlebnisbericht.pdf" target="new"&gt;&lt;i&gt;(version imprimable)&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-6830634569909963631?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/6830634569909963631/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/11/le-jour-ou-le-mur-tomba.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6830634569909963631'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/6830634569909963631'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/11/le-jour-ou-le-mur-tomba.html' title='Le jour où le mur tomba'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-5869412386462701575</id><published>2009-06-30T00:30:00.004+02:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.702+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Désert'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='090629'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Désert - par Anne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On lisait  sur la plaque: «villa Les Flamboyants». La maison où elle avait vécu tant d’années avec Maurice, son défunt mari, en haut de la colline après le grand virage, à la croisée des quatre chemins. Ce bruit des alizés dans les cannes appartenant à l’habitation Murat… &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Agatha savait déjà qu’elle ne la quitterait jamais, cette demeure où ils s’étaient installés à leur arrivée sur l’île lorsque Maurice avait été nommé responsable des escales à la compagnie transatlantique à Zanzibar. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chaque recoin, chaque objet, chaque meuble lui rappelait le déroulement de leur vie… Elle connaissait par cœur les bruits qui allaient égrener tous les moments de la journée… Mais ce qu’elle préférait, c’était le silence.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Agatha d’origine anglaise ne faillait jamais à la traditionnelle «cup of tea» vers dix sept heures… La chaleur baissait tout juste. Mais elle appréciait le goût brûlant du thé… Inlassablement, vers cette heure, elle était assise dans son fauteuil en rotin sur la galerie, un livre ouvert à la main.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Soudain, au loin, elle entendit le vrombissement d’une voiture roulant à vive allure. Elle se dit qu’elle n’avait jamais entendu de tels ronflements de moteur, si habituée aux camionnettes de ses voisins montant la côte avec peine. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle remuait dans sa tasse en porcelaine lorsqu’un bruit sourd la fit tressauter. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«Ouille, se dit-elle, encore un accident!» &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La première gorgée de thé à peine avalée qu’on sonna au bas de l’allée bordée de flamboyants. Elle aperçut la silhouette d’un  jeune homme boitant, son pantalon déchiré au genou. Il l’interpella quand il la vit dressée à la balustrade. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«Madame, pourrais-je téléphoner?» Son regard caché par d’immenses verres de soleil, il avait un accent italien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Agatha héla Marguerite, sa fidèle cuisinière qui mijotait un consommé d’écrevisses pour le dîner.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marguerite, on a sonné à la barrière. Celle-ci sortit en trottinant de sa cuisine: «Oui, Madame, je descends.» Le jeune homme remercia et dans un français chantant réitéra sa demande pour téléphoner. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marguerite hésita, elle savait que Madame n’aimait pas être dérangée à cette heure-ci, mais décida de le conduire sur la galerie. Agatha le toisa du regard: «pourquoi allez-vous si vite? Les routes sont dangereuses par ici». Le jeune homme s’arrêta à quelques mètres de la vieille dame qui le détailla en buvant son thé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Soudain, elle se revit il y a 40 ans à Assouan, son mari à l’époque était chargé de mettre en place des croisières en Egypte. Le jeune guide égyptien qui lui avait souri, Elle le revit, drapé dans sa gandoura blanche à fines rayures bleues, il portait un fez. Son visage était buriné, ses mains fines, ses pieds entourés de sandales de peau. Agatha se souvint…Ce jour-là, elle était malade… c’était un de ses premiers voyages… son corps brûlait, le bruit du ventilateur résonnait dans sa tête. A la vue du jeune guide, elle fut saisie, il l’émut au fin fond de son âme. Ses yeux de braise rivés sur elle… Les pyramides devinrent floues, elle ne voyait plus que ce visage… Son mari Maurice la bouscula presque pour la guider vers l’autocar qui devait les conduire plus en avant dans la vallée… &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle tourna la tête pour emmener ce regard… Elle l’avait rêvé  à maintes reprises et là… ce jeune intrus qui avait perturbé sa quiétude portait sur elle le même regard… &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marguerite s’était retirée en cuisine. Elle lui indiqua le fauteuil d’osier en face du sien d’une main  tremblante. Lui la regardait toujours, attendant sa réponse. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gêné par un rayon de soleil qui baissait, il remit ses lunettes. Instantanément la vieille dame revint à elle, à ici et maintenant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«Qui vous a autorisé à entrer?» gronda-t-elle. «Déguerpissez !... et  vite !... On va bientôt me servir à dîner.» &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-decorations-in-effect: none; "&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://site.voila.fr/ecriturescolombines/Desert_Anne.pdf" target="new"&gt;(version imprimable)&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a name="fb_share" type="button" href="http://www.facebook.com/sharer.php"&gt;Partager&lt;/a&gt;&lt;script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2767144206120593352-5869412386462701575?l=textecriturescolombines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/feeds/5869412386462701575/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/06/desert-par-anne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/5869412386462701575'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2767144206120593352/posts/default/5869412386462701575'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://textecriturescolombines.blogspot.com/2009/06/desert-par-anne.html' title='Désert - par Anne'/><author><name>admin</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2767144206120593352.post-7892377246979492288</id><published>2009-06-30T00:20:00.005+02:00</published><updated>2011-03-27T18:31:00.702+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Désert'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='090629'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prose'/><title type='text'>Désert - Les scribouillardises de Valérie</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;line-height: 150%; page-break-after: avoid; "&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;I&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText" style="line-height:150%"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;BOLIVIE – JUIN 2005&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;4h30. La nuit fut glaciale. Dehors, je devine le Salar qui s’étend à perte de vue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je reste assise, là, contemplative.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le soleil se lève, l’horizon se dessine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Tiens, une vizcacha pointe le bout de son nez!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je reviendrai ce soir&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;09h30&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;- Devine ce que c’est ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;- De la neige.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;- Pose ta main sur le sol, est-ce froid?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;L’enfant ramasse une poignée, la malaxe et s’interroge.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Des cailloux comme ceux du petit Poucet?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Il porte la main à sa bouche&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Beurk, c’est salé!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;line-height: 150%; page-break-before: always; page-break-after: avoid; "&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;II&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je l’avais lu dans&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;«Désert» de Le Clézio : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;«&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Il n’y a pas de plus grande émotion que de marcher dans le désert.»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Ce roman m’avait fait vibrer et&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;cette phrase d’une simplicité absolue, décidée à entreprendre cette longue marche à la recherche de je ne sais quoi! D’émotions sans aucun doute.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Nous marchions depuis trois jours déjà et n’étions qu’à l’orée du désert.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Plantée au milieu de nulle part, une pancarte décolorée indiquait «TOMBOUCTOU, 52 jours»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Youssouf, notre chamelier guide veillait, sourcil froncé, sur sa caravane: trois dromadaires et deux Majnoun* occidentaux&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;(Ainsi Youssouf nous avait il surnommés).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Les dromadaires supportaient un chargement peu banal, bidons d’eau et de miel, sacs de grain,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;oripeaux, tapis multicolores, vaisselle cabossée et noircie…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Celui dont j’avais la responsabilité était borgne de l’œil gauche et les dents de devant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;lui manquaient. Il passait son temps à baraquer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Mon acolyte voyageur et moi même avions entrepris de rejoindre Tombouctou à pied depuis un petit village du Burkina Faso. Nous aimions nous prendre pour des aventuriers d’un autre temps…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je ne me lassais pas d’observer Youssouf.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Son chèche, d’un vert tendre, illuminait sa peau noire épaisse. Il déambulait avec grâce dans un environnement que je jugeais esthétique mais totalement hostile: ciel bleu azur, sable ocre brûlant, soleil aveuglant, roches aux formes humaines, touffes de chardons piquants çà et là…eau rare voire inexistante.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;A suivre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;line-height: 150%; page-break-before: always; page-break-after: avoid; "&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;III&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Un 5 juin 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Impossible de me recentrer, d’intégrer les consignes d’écriture tant je suis bouleversée, anéantie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Planter le décor, c’est comme si l’on me demandait d’écrire le désert en m’inspirant d’une carte postale et en piochant un prénom au hasard comme pour donner vie à mon récit. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Ceci donnerait à peu près cela : «ciel très bleu,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;sable ocre brûlant, soleil aveuglant, roches aux formes humaines, touffes de chardons piquants çà et là».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Tiens je ne les avais pas remarqués ces deux personnages-là, figés, au premier plan à droite sur la photo.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je me prends à imaginer qu’il s’agit de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Wolker&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; accompagné d’un guide touareg.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Mais que ferait mon &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Wolker&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; dans le désert Lybien?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Et pourquoi pas d’ailleurs?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;La cinquantaine naissante, Wolker  était un homme sensible, solitaire, doté d’un sens de l’humour baroque. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Ses cheveux argentés, ses joues mal rasées et son visage buriné par les abus en tout genre lui donnaient l’allure d’un marin breton. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Il aimait d’ailleurs se ressourcer dans son village breton au bord de sa mer, comme il disait.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Wolker&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; voyageait peu mais intensément. Certains soirs autour d’un verre de whisky, nous évoquions nos voyages&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;passés et rêvions à nos projets de vie, jamais communs…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Wolker&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; vivait l’instant présent et ne se souciait guère du lendemain.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;J’avais rencontré &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Wolker &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;deux ans auparavant lors d’un séminaire de travail. Au premier regard, nous nous étions adoptés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Devenus d’inséparables amis&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;puis au fil du temps d’incorrigibles amants, nous entretenions une correspondance virtuelle assidue. J’étais son courant d’air, il était ma bouffée d’oxygène…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je m’extirpe&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;un instant de ma douce&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;torpeur et saisi la carte postale. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Wolker&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; et son guide reprennent leur route. Le calme est enfin revenu. Ils n’ont plus à lutter contre le vent d’Est qui balaie le sable au ras du sol et cingle leur visage recouvert d’un chèche grisâtre. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je l’entends déjà&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;me décrivant cette tempête d’un air serein et détaché, ce désert d’une platitude déconcertante avec justesse et poésie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Quel imaginaire!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Les derniers mots de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Wolker&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; troublent alors mon esprit : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;«Je quitte Rio de Janeiro ce soir par le vol AF 447*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je t’embrasse sans lendemain.»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Wolker &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;n’était plus, disparu, comme un mirage en plein désert.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span style="line-height:150%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;* le Vol AF 447 s’est écrasé en mer au dessus de l’Atlantique le 01 juin 2009 &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;line-height: 150%; page-break-before: always; page-break-after: avoid; "&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;&lt;span 
